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Story Transcript

SUPPLÉMENT AU TOUT LYON N° 5564 DU 1ER AVRIL 2023

S’implanter © GIE Osiris

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L’aménagement des territoires pour et par les entreprises

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SOMMAIRE

133-136 ➜ SAVOIE

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23/03/2023 08:54

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CONCILIER L’INCONCILIABLE ? Le 6 rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), publié en ce mois de mars 2023, confirme la vulnérabilité de nos territoires. « Le changement climatique a déjà impacté l’accès à l’eau, à l’alimentation, la santé et l’activité économique. Les changements actuels sont insuffisants  », estiment les experts. e

Dans ce contexte d’urgence, la sobriété foncière n’est plus un concept politique qui se traduit uniquement par une série de lois, mais bel et bien un état d’esprit du quotidien. Une réalité désormais pleinement intégrée chez les élus ou promoteurs même si les pénuries de fonciers économiques, confrontées aux conflits d’usages de plus en plus inextricables, ont accéléré le mouvement. Pour autant, « sobriété », « attractivité » et « industrialisation » fontils encore bon ménage ? Aux questions qui fâchent, les acteurs de l’immobilier d’entreprises et les spécialistes de l’implantation ont répondu avec lucidité. Oui… mais à condition d’aller encore plus loin, plus vite, plus fort. Et d’évoquer des tas de solutions, à lire tout aux longs des pages de ce nouveau numéro. Stéphanie Borg

Tout Lyon Supplément

au Tout Lyon n° 5564 du 1er avril 2023 Société éditrice : Tout Lyon, 18 rue Childebert, 69002 Lyon, SAS au capital de 1 000 000 €

Président et directeur de la publication Laurent Odouard Commission paritaire : 0924 I 85791 ISSN : 2724-8402

Impression : Imprimerie Chirat Saint-Just-la-Pendue

Rédactrice en chef : Stéphanie Borg

Rédaction : Simon Alves, Noémie Coquet, Jacques Donnay, Bruno Fournier, Christian Grégoire, Laurie Joanou, Denis Meynard, Séverine Renard, Mathilda Ruiz-Yeste, Sévim Sonmez, Aletheia Press, Thomas Richardson Composition graphique : Mélaine Brunel Publicité commerciale : Philippe Besson Tél. 06 63 80 63 72 [email protected] Service technique [email protected]

DÉBAT

En couverture : La plateforme chimique de Roussillon est un exemple de site industriel labellisé clé en main symbole du besoin de concilier fonciers industriels et nécessaire préservation des espaces futurs.

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L’ATTRACTIVITÉ AU RÉVÉLATEUR DE LA SOBRIÉTÉ FONCIÈRE Devenue une réalité sur tous les territoires, la rareté des fonciers à vocation économique rebat les cartes des projets d’implantation, qu’il s’agisse d’industrie, de tertiaire ou de logistique, et remet en perspective la relation entre collectivités et entreprises. Face au défi de la sobriété foncière, les unes comme les autres doivent apprendre et créer les conditions d’un nouveau débat. Car les clés ont changé de main. Pour aborder ce sujet, oh combien sensible, Tout Lyon a sollicité Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole, Nora Berroukeche, vice-présidente de Saint-Etienne Métropole en charge du développement économique, Christine Mandon, vice-présidente de Clermont Auvergne Métropole en charge de la planification urbaine et de la stratégie foncière, Florence Hilaire, directrice générale d’Epora, Bertrand Foucher, directeur exécutif de l’Aderly, Élodie Labalme, directrice foncier et aménagement de Valoripolis, Groupe em2c, et Ludovic da Silva, directeur du département logistique sud France pour Cushman&Wakefield.

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Posons les débats et commençons peutêtre par définir ce qu’est la sobriété foncière aux yeux de chacun d’entre vous. Peut-on résumer cette notion d’une phrase ? Christine Mandon : Par définition, la sobriété, c’est la raison ! Il s’agit d’une double ambition : ne pas utiliser ce dont nous n’avons pas besoin et mieux utiliser ce dont nous avons besoin. Christophe Ferrari : En effet, il s’agit d’assurer une utilisation cohérente du foncier. Une utilisation globale, lisible et qui anticipe sur le devenir du territoire. C’est une utilisation que je qualifierais de juste, dans le sens où le foncier est une ressource qui devient rare. Il convient donc de l’utiliser avec parcimonie. Nora Berroukeche : La diversité de notre territoire, à la fois urbain et rural, en fait sa richesse. La sobriété foncière permet de préserver ces atouts, en limitant l’étalement urbain et en réduisant la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers. C’est véritablement une priorité pour notre métropole. Bruno Bernard : A mes yeux, il s’agit d’un changement total de paradigme en ce qui concerne les politiques de développement du territoire. Il s’agit de ralentir très fortement l’étalement urbain, de construire autrement pour concilier les usages des sols en leur redonnant de l’importance, en prenant en compte la qualification de leurs états écologiques et leurs valeurs agronomiques, en intégrant leurs potentiels de captation carbone pour lutter contre le dérègle-

ment climatique, mais aussi de fertilité pour la production alimentaire, de perméabilité pour le bon fonctionnement du cycle de l’eau. Florence Hilaire : La sobriété foncière renvoie effectivement au principe de limitation de l’artificialisation, pour concilier les usages des sols entre agriculture, habitat, activité, biodiversité. Concrètement, elle nous invite à reconstruire la ville sur elle-même, en recyclant les friches, en remettant sur le marché des biens vacants, en densifiant des secteurs diffus, en investissant les «  dents creuses », plutôt que de construire en extension sur des terrains nus. Elle est au cœur même de la vocation d’Epora.

Pour le dirigeant d’une agence de développement économique, dont la tâche semble être d’attirer de nouveaux acteurs sur un territoire, n’est-ce pas un concept un peu délicat à mettre en œuvre ? Bertrand Foucher : Non, puisqu’il s’agit de développer un usage responsable des ressources de manière générale. Cela s’applique donc au foncier, avec une recherche d’efficience dans la consommation de chaque mètre carré. Être sobre sur le foncier, c’est finalement prendre un grand soin de l’optimisation de la consommation de mètres carrés au moment du design et de la conception de son projet. Cela n’a rien d’incompatible avec le développement économique d’un territoire. Tout dépend des indicateurs que l’on retient. Élodie Labalme : Une consommation cohé-

Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon

© Marine-Agathe Gonard

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« La sobriété foncière est un changement total de paradigme en ce qui concerne les politiques de développement du territoire. Il s’agit de ralentir très fortement l’étalement urbain, de construire autrement pour concilier les usages «

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Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole

© Grenoble Alpes Métropole

« Nous ne pouvons pas abandonner nos ambitions d’attractivité. Mais la sobriété peut également vouloir dire qualité du cadre de vie et de travail, proximité des services et des infrastructures. Dans ces conditions, j’estime que le développement économique reste une ambition tout à fait réaliste »

La logistique a été longtemps pointée du doigt pour sa propension à consommer énormément de foncier. Est-il encore possible, avec ces stratégies de sobriété foncière, de trouver des terrains suffisamment importants pour développer une telle activité ? Ludovic da Silva : Aujourd’hui, si une entreprise vient me solliciter pour trouver 50 hectares en région Auvergne-Rhône-Alpes, mon premier réflexe sera de lui dire : « Non, ce n’est pas possible. » Néanmoins, il existe des terrains potentiellement disponibles. Car en réalité, tout dépend du territoire et de l’utilisateur final qui sera proposé. Aujourd’hui, c’est la vraie question. Nous pouvons trouver des fonciers sur le Pipa, sur l’extension de Chêne Nord à Saint-Quentin-Fallavier, du côté de Saint-Clair-du-Rhône et de Belleville… Mais que va-t-on faire de ces terrains ? Plus que la logistique en tant que telle, je crois que ces démarches interrogent sur les attentes des collectivités. Nous sommes contraints de faire de la pédagogie, pour qu’elles aient envie d’accueillir ce que je vais appeler des projets « logistriels », car la logistique actuelle s’imbrique totalement dans l’industrie. Les deux ont besoin l’une de l’autre et les deux sont combinées. La logistique d’aujourd’hui n’a plus rien à voir, à ce niveau,

avec celle d’hier. Les bâtiments de 30  000  m2 avec 30 emplois cela n’existe plus. Les chargeurs gèrent aujourd’hui leur propre logistique et installent 400 emplois sur le même site, parce qu’ils ont de la manutention, de la confection, de l’assemblage… c’est cela la « logistrielle ».

Mais les territoires sont-ils réellement en mesure, aujourd’hui, de trouver plusieurs hectares d’un seul tenant pour un projet ? B. B. : Notre territoire permet tout à fait à des entreprises de se développer sur plusieurs hectares. C’est déjà le cas sur la Porte des Alpes, sur le Plateau Nord avec l’opération Ostérode. Prochainement, nous aurons de nouvelles disponibilités du côté de Neuville-sur-Saône et sur la Vallée de la Chimie. Mais je rejoins Florence Hilaire dans l’analyse qu’elle faisait précédemment : l’objectif de sobriété foncière nous invite à travailler sur la régénération des zones d’activité obsolète et à recycler le foncier économique, pour éviter d’implanter des bâtiments sur des terres arables. C. F. : Sur notre territoire, la réponse est également oui, bien que le foncier économique soit rare sur Grenoble Alpes Métropole. Et comme chez nos voisins lyonnais, cela se fera sans doute désormais en renouvellement urbain, ou via du recyclage foncier, et avec des projets plus denses.

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rente du foncier, avec une bonne intégration dans l’environnement local pour ne pas remettre en cause les équilibres, et une consommation raisonnée s’appuyant sur l’existant participent, en effet, au renforcement du tissu local.

N. B. : Nous travaillons également à la reconversion et à la requalification de nos zones d’activités existantes. Saint-Etienne Métropole

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souhaite d’ailleurs accélérer sa politique de reconversion et de requalification, notamment pour les sites Aperam et République situé dans l’Ondaine, ainsi que sur le Plateau des Halles et le site Laurent à Saint-Étienne. Nous réalisons également une étude, en lien avec l'Epora, pour la requalification du site Bony à Saint-Étienne. Cela passerait par la démolition d’une friche et la réhabilitation des autres bâtiments existants pour conforter l’activité de l’entreprise sur place. Mais d’ores et déjà, nous disposons d’une offre foncière économique constituée de grandes parcelles : la Zain localisée au nord du territoire de Saint-Etienne Métropole, à Andrézieux-Bouthéon. Ces parcelles, allant de 2 à 16 hectares, sont prêtes à l’emploi et nous permettent de répondre de manière précise et efficace aux besoins des entreprises. E. L. : Cela fait déjà plusieurs années que les grands tènements se raréfient et aujourd’hui, très clairement, nous n’avons pas de grands fonciers immédiatement disponibles, comme cela pouvait être le cas il y a encore cinq ans. La mise à disposition de fonciers de grande taille nécessite un travail très long avec les collectivités et avec les services de l’État pour réaliser les études d’impact. Ce qui, effectivement, ne correspond pas bien souvent à la demande des entreprises, qui ont des besoins immédiats. C. M. : La question n’est pas de savoir si cela est possible, mais si cela est nécessaire pour l’intérêt du territoire. Quelle sera la valeur ajoutée de cette entreprise ? Nous avons, sur le territoire de Clermont Auvergne Métropole, des secteurs stra-

tégiques que nous devons soutenir. Mais nous avons aussi des attentes fortes en matière environnementale. Face aux nombreuses demandes d’implantation, nous avons mis en place un Comité d’orientation stratégique économique, qui examine les candidatures via une analyse multicritères. Et, à ce titre, la responsabilité sociale des entreprises joue un rôle prégnant dans la décision finale. B. F. : Pour des demandes allant de 5 à 10 hectares, nous trouvons encore des solutions. À partir de 20 hectares cela devient extrêmement compliqué. Et lorsqu’il s’agit de trouver 50 hectares et plus sur des gigafactories, le territoire de la Métropole de Lyon n’est pas en capacité de répondre. Le Pipa peut encore proposer ce type de fonciers, mais eux-mêmes regardent la valeur ajoutée des projets avant de valider leur implantation. De toute façon, le pouvoir de décision revient aux territoires. C’est à eux de savoir quel usage ils veulent faire des derniers grands fonciers disponibles et quels projets ils souhaitent accueillir. F. H. : L’Epora dispose, en partenariat avec les collectivités, d’un stock de foncier de toute nature et de toute taille, dont plus de la moitié est issue de friches industrielles ou économiques. Ce stock représente 187 hectares, dont 43 hectares à vocation économique, qui sont déjà artificialisés pour la quasi-totalité. Mais les tènements de plusieurs hectares dans l’enveloppe urbaine sont rares et, surtout, ne sont pas nécessairement disponibles immédiatement, ni entièrement. Répondre à cette question d’une manière générale

Nora Berroukeche, vice-présidente de Saint-Etienne Métropole en charge du développement économique

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« L’attractivité et le développement économique doivent rester des marqueurs forts de l’action qui est menée sur le territoire »

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n’est donc pas possible. Une analyse cas par cas est indispensable, pour faire correspondre les besoins et le stock disponible.

en développant et en priorisant les indicateurs de « performance écologique », afin d’encourager un autre modèle d’attractivité.

Faut-il alors, dans ce contexte de sobriété foncière, oublier les ambitions d’attractivité et de croissance économique ?

C. M. : En fait, nous n’avons plus le choix ! Il est aujourd’hui indispensable de concilier le développement économique et la préservation de notre planète. Cela dépasse le simple enjeu de nos territoires. Il s’agit plus globalement du défi climatique et environnemental de notre monde. Croissance et respect de l'environnement ne sont pas antinomiques. Nous devons simplement accentuer nos efforts pour atteindre une croissance verte. Celle-ci est possible par la transformation de notre production et par le changement de nos habitudes de consommation. Nous devons imaginer de nouvelles formes de croissance et de développement économique. Je sais combien nos territoires sont créatifs et innovants et je ne doute pas de notre capacité collective à relever ce défi.

B. B. : Je crois qu’il faut avant tout préciser de quelle attractivité on parle. S’il s’agit de celle qui concentre les personnes, les entreprises, les activités, les richesses en un centre, alors ce n’est pas l’attractivité sur laquelle nous travaillons. Cette démarche a atteint ses limites. Elle a engendré des externalités négatives sur la ressource en eau, sur la congestion des flux, sur le prix de l’immobilier, que nous nous évertuons à corriger depuis notre arrivée. Sur le territoire de la Métropole de Lyon, nous voulons une attractivité liée à la solidarité, la résilience, la performance écologique.

N’était-ce pas déjà un peu le cas auparavant ?

Est-ce que l’on est également à la recherche d’un autre modèle d’attractivité à SaintÉtienne ?

B.B. : Si, en effet, puisque pour la sixième année consécutive, le baromètre Arthur Loyds place notre territoire comme le plus attractif et résilient de France. Il arrive en tête sur l’accueil des entreprises et l’immobilier tertiaire et en troisième position sur le critère de la qualité de vie. En revanche, plusieurs points sont à améliorer dans le critère « cadre environnemental et risques climatiques. » Cela confirme notre engagement pour faire du territoire de la Métropole de Lyon, un modèle de référence et pour aller plus loin, tout

N. B. : Pour nous, l’attractivité et le développement économique doivent rester des marqueurs forts de l’action qui est menée sur le territoire. Nous élaborons en effet une stratégie foncière économique visant à répondre aux besoins des entreprises à court, moyen et long terme, dans un cadre imposé par la loi climat et résilience, à savoir zéro artificialisation nette à horizon 2050. La stratégie que nous mettons en œuvre permet donc de proposer des solutions aux entreprises

Christine Mandon, vice-présidente de Clermont Auvergne Métropole en charge de la planification urbaine et de la stratégie foncière

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« Face aux nombreuses demandes d’implantation, nous avons mis en place un Comité d’orientation stratégique économique, qui examine les candidatures via une analyse multicritères. A ce titre, la responsabilité sociale des entreprises joue un rôle prégnant dans la décision finale »

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endogènes en développement, mais également aux entreprises exogènes attirées par notre territoire. Ce qui nous ramène à la requalification des friches industrielles, mais aussi à la production, en parallèle, d’une offre foncière en extension urbaine, pour accueillir des projets industriels d’envergures, comme Stelytec 2. C.F. : Nous ne pouvons pas, en effet, abandonner nos ambitions d’attractivité. Mais la sobriété peut également vouloir dire qualité du cadre de vie et de travail, proximité des services et des infrastructures. Dans ces conditions, j’estime que le développement économique reste une ambition tout à fait réaliste. Et Grenoble Alpes Métropole travaille d’ailleurs à ce titre sur l’implantation de ZAE dans des secteurs en renouvellement urbain, sur la faisabilité de baux à construction en ZAE, et sur la densification des ZAE existantes. E. L. : De toute façon, on ne peut pas opposer les notions de sobriété foncière et d’attractivité. Un territoire ne séduit pas uniquement les entreprises par sa disponibilité immédiate. Comme l’indiquait Christophe Ferrari il y a un instant, il faut aussi prendre en considération la qualité de vie, le dynamisme, l’écosystème, les services proposés, les transports, l’accès au logement… Je crois qu’il faut surtout que nous changions notre pratique. Aussi bien au niveau des opérateurs que des investisseurs, pour intégrer les enjeux d’aujourd’hui dans nos pratiques, pour construire les projets autrement avec l’appui des collectivités. Il y aura certes moins de fonciers, mais un territoire peut rester attractif. Les projets seront simplement différents. D’ailleurs, ce n’est

pas la sobriété qui nous amène à réfléchir ainsi : c’est la pénurie qui nous oblige, depuis plusieurs années, à repenser l’immobilier, à revoir les implantations en densifiant et en optimisant. B. F. : Nous sommes en effet dans un contexte de rareté des ressources. Foncières, bien entendu, mais également des ressources en termes de compétences, ou bien d’accès à des ressources comme l’eau. Cela nous amène tous à nous interroger sur la meilleure manière pour être attractifs. Pour une agence de développement économique comme l’Aderly, cela ne signifie pas que nous n’allons plus chercher des projets, car un territoire s’oxygène en accueillant des projets de l’extérieur. Mais l’attractivité doit être plus sélective, sur des secteurs d’activité clé et sur des projets qui s’intègrent parfaitement dans le territoire. Quant à la question du développement économique, encore faut-il s’entendre sur les indicateurs que l’on prend pour le mesurer.

C’est-à-dire ? B. F. : Juste raisonner en nombre de projets implantés et en nombre d’emplois, comme les agences de développement économique le font traditionnellement, n’est plus suffisant pour rendre compte de la qualité du développement économique. C’est une donnée importante, mais nous avons décidé de nous intéresser également à d’autres indicateurs, que l’on appelle les indicateurs d’impact. La manière, par exemple, dont on inclut les populations les plus fragiles dans l’offre d’emploi. La manière dont les projets ont un impact sur l’environnement, sur la diversité,

Florence Hilaire, directrice générale d’Epora

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« Conscientes des enjeux en matière de changement climatique, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à rechercher désormais des tènements proches des centralités et des services sur des terrains recyclés. Elles vont être très certainement amenées à adapter leur modèle »

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Bertrand Foucher, directeur exécutif de l’Aderly

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« Juste raisonner en nombre de projets implantés et en nombre d’emplois, comme les agences de développement économique le font traditionnellement, n’est plus suffisant pour rendre compte de la qualité du développement économique »

F. H. : Dans la mesure où tous les territoires sont confrontés au sujet de la sobriété foncière et à la nécessité de conduire de plus en plus leur développement dans l’enveloppe urbaine, je pense également que l’attractivité des territoires va très certainement porter sur des critères différents de ceux que nous avons connus ces dernières décennies. On note par ailleurs que les collectivités, conscientes de la raréfaction du foncier, sont plus exigeantes sur le type d’activités qu’elles souhaitent accueillir, notamment au vu du type et du nombre d’emplois, ou des nuisances qu’elles génèrent. On peut s’attendre à un certain rééquilibrage des rapports de force dans les années à venir. L. d.-S. : C’est clair ! Dans un premier temps on ne parle plus d’attractivité quand on rencontre une collectivité. Elles sont désormais très attentives à la nature des projets, alors qu’avant elles donnaient une promesse au promoteur en le laissant libre d’aller chercher le client. Aujourd’hui, elles signent une promesse mais en ayant un

agrément : la collectivité peut refuser un client présenté par le promoteur. C’est devenu une règle générale, même sur les territoires reculés, qui hier demandaient juste de l’emploi et de la taxe professionnelle. Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les territoires qui doivent être attractifs : les sociétés qui veulent s’implanter doivent elles-mêmes démontrer qu’elles peuvent apporter quelque chose au territoire qui va les héberger. Cela étant dit, notre travail nous amène également à vendre aux entreprises l’attractivité des territoires que nous leur présentons. D’ailleurs, une fois que le projet a été validé et qu’il intéresse la collectivité, celle-ci dévoile plus volontiers son jeu et s’applique à montrer en quoi elle peut être attractive pour l’entreprise. En fait, je ne pense pas que sobriété foncière et attractivité soient incompatibles et je crois qu’il faut désormais arriver à concilier les deux. Développement durable, sobriété foncière et développement économique sont de toute façon liés aujourd’hui. Il est indéniable que le monde a changé et que nous ne pouvons plus raisonner comme avant. F. H. : Les ambitions et les besoins des entreprises sont d’ailleurs également en train d’évoluer. Conscientes des enjeux en matière de changement climatique, elles sont de plus en plus nombreuses à rechercher désormais des tènements proches des centralités et des services sur des terrains recyclés. Elles vont être très certainement amenées à adapter leur modèle en réduisant leur emprise foncière, en optimisant leurs installations ou en mutualisant des installations avec d’autres entreprises.

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leur contribution à la décarbonation, le niveau de ressources qu’ils consomment, la manière dont les nouveaux projets coopèrent avec d’autres et prennent leur place dans les écosystèmes économiques, car la sobriété foncière se confronte aussi à la demande locale des entreprises qui veulent se développer… Aujourd’hui, le territoire de la Métropole de Lyon entend être le plus propice, le plus accueillant, pour les entrepreneurs qui souhaitent réaliser la transition de leur activité vers la décarbonation, vers la limitation de l’emploi des ressources.

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Cette nouvelle règle du jeu, que vous semblez tous admettre, marque-t-elle la fin de la compétition entre les territoires, qui se disputaient hier la palme de l’attractivité ? E. L. : La disponibilité foncière immédiate répond à une logique aujourd’hui révolue, même si les entreprises veulent des réponses très rapides. Et je ne suis pas certaine que les territoires sont encore en concurrence aujourd’hui, dans un contexte de rareté et de sobriété foncière. Nous sommes désormais plus dans une démarche de complémentarité. Chaque territoire a des fonciers plus adaptés à l’accueil de tel ou tel type d’entreprise, avec des logiques de filières. Le raisonnement ne se fait plus à l’échelle locale ou métropolitain mais régional. Cela signifie qu’il faut travailler ensemble : opérateurs et territoires, mais aussi les territoires entre eux. C’est ma conviction, mais je dois reconnaître que je le constate rarement sur le terrain. N. B. : Je crois pour ma part que cette compétition est toujours bien réelle et qu’il est essentiel de disposer d’une offre immédiatement disponible, avec des parcelles viabilisées et prêtes à l’emploi. C. F. : Il me semble, en effet, important d’avoir une offre immédiatement disponible. Mais il faut prendre en compte le foncier public et le foncier privé. Néanmoins, je pense que la disponibilité du foncier n’est pas le seul critère qui impacte la venue des entreprises. Sur le territoire que je préside, je veux évidemment parler ici de la place de l’Université Grenoble Alpes, qui est reconnue

au niveau national et international. Je pense également à notre tissu industriel très dense et lui aussi extrêmement reconnu, avec des grands groupes qui sont nés ici ou qui ont souhaité venir. Il y a ici, au sein de la Métropole grenobloise, une véritable volonté des entreprises à venir intégrer ce triptyque qui fonctionne et pousse vers le haut : entreprises – université – recherche. C. M. : Je ne souhaite pas que l’on se laisse enfermer dans cette logique de compétition qui est, à mon avis, désuète. Une métropole comme la nôtre, de par sa position géographique, doit assumer un rôle de locomotive pour l’Auvergne. Nous sommes attachés à produire des politiques multiscalaires. Sur la question foncière, la planification via les grands documents d’urbanisme s’inscrit dans cette logique. Nous devons donc coopérer entre territoires en bonne intelligence. B. F. : Je pense, en effet, que l’heure est plus aux questions de coopération que de confrontation, autour des points forts de chacun. Pour un territoire comme celui de la Métropole de Lyon, il est clair que son marqueur industriel le rend extrêmement attractif. Tout comme la diversité des secteurs d’activités qui sont présents et, donc, le potentiel de co-innovation qui permet de gommer les frontières entre les différentes activités. L’historique de coopération entre les milieux académique, économique et public est également un atout fort et différenciant de ce territoire. Coopération est vraiment le maître-mot du modèle lyonnais. B. B. : Je partage le sentiment de Bertrand Fou-

Élodie Labalme, directrice foncier et aménagement de Valoripolis, Groupe em2c

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« Ce n’est pas la sobriété qui nous amène à réfléchir ainsi : c’est la pénurie qui nous oblige, depuis plusieurs années, à repenser l’immobilier, à revoir les implantations en densifiant et en optimisant »

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cher. La Métropole de Lyon n’est pas en compétition avec les territoires voisins de son aire urbaine, y compris jusqu’à Grenoble, mais souhaite engager une ère de coopération. Nous voulons ainsi travailler en bonne intelligence sur la répartition de valeur sur ce grand territoire. Nous sommes convaincus que notre Métropole ne doit pas concentrer toutes les richesses. L’hyper attractivité du territoire lyonnais depuis une dizaine d’années a généré des externalités négatives. Et une tension autour du foncier entre grands enjeux existe : l’habitat, la préservation de l’espace agricole, la protection de l’eau, les équipements publics… De fait, j’estime que la Métropole de Lyon n’est plus en capacité d’attirer de très grands projets de développement, mais je suis convaincu que ce n’est pas grave ! Ces projets se développeront sur le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain, ou bien à Villefranche, ou dans la Loire…

C. M. : Je crois que nous sommes tous d’accords sur ce point : on ne peut évidemment pas réduire l’attractivité d’un territoire à ses disponibilités foncières. Au contraire, le peu de disponibilité foncière est très souvent le gage d’un territoire qui est très attractif et qui fait face à une forte demande d’implantation. Les élus de la métropole clermontoise sont très attachés à la qualité de vie des habitants. Cela passe par des villes rendues les plus agréables possible à vivre, notamment face aux changements climatiques, mais également par une offre de services de proximité forte. C. F. : L’attractivité d’un territoire repose en effet sur plusieurs leviers. La qualité du cadre de vie, tout d’abord, avec la proximité d’espaces de détente et de loisirs, la présence d’équipements culturels, sportifs, d’enseignement. Mais aussi sa dynamique économique. Autant d’éléments qui vont bien au-delà de la seule question foncière.

N. B. : Au même titre que les métropoles de Lyon et de Grenoble, notre territoire peut adosser son attractivité sur d’autres atouts que le foncier dont il dispose. À commencer par son écosystème économique riche et très dynamique, qui compte plusieurs pôles d’excellence. Le design, SaintEtienne étant le premier pôle français du Design et la seule ville française reconnue comme ville créative du design par l’Unesco, le New manufacturing, puisque Saint-Etienne reste le premier pôle mécanicien de France et enfin les Medtechs, avec des entreprises leaders, des start-up et des PME innovantes, qui assurent à notre territoire le leadership sur le textile médical.

Ludovic da Silva, directeur du département logistique sud France pour Cushman&Wakefield

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DÉBAT

« Nous sommes contraints de faire de la pédagogie, pour que les collectivités aient envie d’accueillir ce que je vais appeler des projets « logistriels », car la logistique actuelle s’imbrique totalement dans l’industrie. Les deux ont besoin l’une de l’autre et les deux sont combinées »

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BCGE France, une banque au service des entrepreneurs Une institution solide pour un accompagnement personnalisé et durable La Banque Cantonale de Genève France (BCGE France) est une filiale de la Banque Cantonale de Genève (BCGE), l’une des plus anciennes banques de Suisse, fondée en 1816. La BCGE est cotée à la bourse suisse (SIX Swiss Exchange) et dispose d’une excellente notation de l’agence Standard & Poor’s (AA-/A-1+/Stable). Présente en France depuis 30 ans, avec son siège historique à Lyon et des implantations à Paris et à Annecy, BCGE France apporte à sa clientèle une expertise alliant le savoir-faire suisse à la connaissance des enjeux rencontrés par les entrepreneurs français. Une banque de financement spécialisée Très active dans le domaine de l’immobilier, BCGE France intervient auprès des professionnels du secteur, ainsi que des familles fortunées, en leur proposant des financements sur mesure. La banque s’engage également aux côtés des dirigeants pour participer aux financements de leurs investissements et les assister dans leurs opérations de haut de bilan.

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FONCIER ET IMMOBILIER : L’AMBITION DE RÉINDUSTRIALISATION EST-ELLE CRÉDIBLE ? La crise sanitaire, le conflit en Ukraine, la hausse du coût des transports… nous ont cruellement rappelé notre dépendance industrielle vis-à-vis de pays étrangers. Cette prise de conscience en forme d’électrochoc a permis de lancer depuis un peu plus de deux ans un vaste mouvement de réindustrialisation. Si la réindustrialisation, synonyme de souveraineté économique et de création d’emplois, fait l’unanimité ; des divergences apparaissent à l’heure de passer à l’action et les grandes ambitions viennent se heurter aux dures réalités. Ces réalités se nomment raréfaction du foncier, zéro artificialisation nette des sols, conflits d’usage, acceptabilité sociétale, financement du recyclage des friches, lourdeurs administratives… Mais la volonté forte de la majorité des acteurs, publics comme privés, pourrait bien faire tomber les obstacles qui se dressent sur le chemin de la réindustrialisation. 22

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Stéphanie Pernod, vice-présidente de la région en visite de l’entreprise Creno à Annecy

Cannibalisation des fonciers économiques L'évaluation du stock de foncier industriel, bien qu'essentielle, reste difficile faute d'un outil unique offrant une vision exhaustive. Le recensement de l'offre disponible est donc un enjeu majeur. S'agissant des friches, l'ADI mise sur l'application Cartofriches lancée par le Cerema dont le fonctionnement pourrait être amélioré en incitant fortement les collectivités locales à effectuer ce recensement et en permettant aux entreprises d'abonder ce site appelé à devenir une référence. En décembre 2021, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a adopté un Plan de relocalisation stratégique, doté de 1,2 Md€ sur six ans, fixant trois objectifs : reconquérir la souveraineté industrielle, favoriser l'implantation et la relocalisation, et maintenir le développement d'entreprises sur des produits et des secteurs stratégiques. L'un des axes de ce Plan de relocalisation stratégique prévoit d'intervenir sur le foncier industriel en établissant une cartographie du foncier industriel régional en lien avec les autres collectivités. « Tous les Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) ont joué le jeu et ont fait un état des lieux précis. Dans les prochaines semaines, la cartographie sera prête et nous aurons une vision du foncier industriel

© Guillaume Atger

ENQUÊTE

Après des décennies de désindustrialisation de la France, un mouvement inverse s'est enclenché après la pandémie de Covid-19. Si stopper le déclin industriel du pays fait consensus, les bonnes intentions ne suffiront pas à lever les difficultés. Sur cette route pavée d'embûches, la question foncière et immobilière apparaît comme centrale pour réussir la réindustrialisation. Consciente que le sujet reste éminemment immobilier, l'Association des directeurs immobiliers (ADI) souhaite lever les points de blocages et les freins administratifs, politiques, urbanistiques, environnementaux, financiers, territoriaux afin de faciliter et d'accélérer les projets. En septembre 2022, cet organisme professionnel, qui réunit 400 adhérents de 280 entreprises représentant 350 millions de mètres carrés, a publié son manifeste pour la réindustrialisation comprenant 12 propositions. «  Nous avons identifié quatre principaux points de blocage à la réindustrialisation : la raréfaction du foncier amenée à s'amplifier avec l'objectif de zéro artificialisation nette des sols, la difficulté financière à reconvertir des sites industriels, les contraintes réglementaires et administratives, et l'absence de disponibilité immédiate de sites industriels », résume Arnaud Fotinar, membre du groupe de travail Réindustrialisation de l'ADI et responsable immobilier du groupe Fives.

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autour de trois variantes : le parc industriel existant, le foncier industriel disponible, et le foncier à orienter vers l'industrie. Globalement, nous avons encore du foncier à travers des friches ainsi que des possibilités d'implantation dans les parcs d'activités  », indique Stéphanie Pernod, première vice-présidente régionale déléguée à l'économie, à la relocalisation et à la préférence régionale et numérique. Disposer de données sur le foncier économique semble donc être en bonne voie, mais pour l'heure les points de vue divergent quelque peu sur la capacité de ce stock à répondre aux besoins des industriels. «  Le stock de foncier économique disponible est en grande diminution et cette situation relève de plusieurs faits. Tout d'abord, notre territoire connaît une forte attractivité qui se traduit par un bon niveau de commercialisation. Ensuite, les espaces dédiés à l'économie se sont progressivement réduits car l'industrie du XXe siècle a périclité et les fonciers industriels, avec le phénomène d'urbanisation, ont muté vers d'autres usages comme le logement et les bureaux. Il y a eu une sorte de cannibalisation ou autrement dit un processus de remplacement. Enfin, nous faisons face à un problème de reconstitution du stock de foncier économique pour des questions de sobriété foncière, d'obs-

tacles juridiques et de contestation sociale des projets », analyse Aimeric Fabris, directeur général adjoint de l'Etablissement Public foncier de l'Ouest Rhône-Alpes (Epora).

Une rivalité exacerbée entre les usages possibles sous l'effet du Zan L'impératif de sobriété foncière, déjà présent à l'esprit de nombreux acteurs depuis plusieurs années, est amené à se renforcer. En effet, pour limiter l'artificialisation des sols et préserver la biodiversité, la Loi Climat et Résilience a instauré le principe du Zéro Artificialisation Nette des sols (Zan). Cette nouvelle réglementation fixe deux objectifs : la réduction de 50 % du rythme de consommation de l'espace à l'horizon 2030 et le zéro artificialisation nette des sols en 2050. Le Zan pourrait-il alors mettre à mal les ambitions de réindustrialisation ? Dans son livre blanc «  Objectif Zan, réarmer l'intervention publique face au défi du Zéro Artificialisation Nette », le groupe Scet, filiale de la Caisse des Dépôts, note que «  l'objectif Zan s'attaque principalement à l'étalement résidentiel et ne semble pas constituer le principal frein au développement économique sur le plan foncier, et notamment à la réindustrialisation  ». Toutefois, «  les dynamiques de

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Création d'une foncière régionale en Auvergne-Rhône-Alpes

L'ADI craint que cette raréfaction du foncier génère une compétition défavorable à l'industrie : « Ce qui est rare est cher. Les terrains constructibles en milieu urbain n'échappant pas à cette règle, ces derniers ne sont relutifs que pour des constructions de logements, de bureaux ou de commerces, dont le prix de vente final permettra d'amortir le coût d'acquisition du foncier  ». L'association préconise donc un pilotage au niveau des Régions pour le recensement du foncier industriel et la mise en place d'un délégué interministériel à la réindustrialisation. Cette prise en main régionale, en association avec les intercommunalités, permettrait de construire une vision territoriale et de réserver des zones aux implantations industrielles en s'affranchissant des inclinations personnelles et/ou électoralistes. «  La Région est le bon niveau d'études afin de prendre aussi en compte les questions annexes de la mobilité ou des services publics », complète Arnaud Fotinar. L'Adi imagine aussi l'instauration de contrats de développement territorial nouvelle version conclus entre l'Etat et les Régions, qui ont la charge du développement économique, afin de vérifier que les objectifs fixés dans le Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d'Egalité des Territoires (SRADDET) sont bien traduits dans les documents de plani-

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pression foncière sur le logement induites dans certains territoires pourraient avoir un impact sur le foncier économique. Celui-ci pourrait devenir à l'occasion d'arbitrages de priorisation, une variable d'ajustement, générant ainsi des potentiels impacts sur l'attractivité et le développement économique de certains territoires  ». Le constat est partagé par La Fabrique de l'industrie qui, dans son étude «Zéro artificialisation nette des sols : le foncier industriel en tension ? », remet les choses en perspective en expliquant que « l'industrie ne représenterait que 4 % des surfaces artificialisées contre 42 % pour la construction de logements et des infrastructures associées. En outre, le premier chiffre est assez stable quand le second continue de croître dans le temps. C'est donc l'étalement résidentiel qu'il va falloir maîtriser d'abord  ». Ainsi, la Fabrique de l'industrie estime que « l'objectif Zan devrait surtout accentuer la pression résidentielle sur certains territoires. A la clé, une rivalité exacerbée entre les usages possibles, là où le logement grignote le foncier économique, et la raréfaction des terrains supérieurs à 10 hectares, compromettant l'implantation des gigafactories ».

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fication urbaine de rangs inférieurs tels que les Scot, PLU, PLUi… Pour sécuriser des terrains à vocation économique, la Région Auvergne-RhôneAlpes s'apprête justement à créer une foncière régionale. « Nous attendons les autorisations administratives et réglementaires et pensons lancer cette foncière en septembre en constituant une société d'économie mixte. Nous voulons mettre rapidement à disposition des investisseurs des sites, sans nous suppléer aux foncières existantes et sans effet de surenchère des prix, dans un souci d'efficacité. L'idée est de ne rater aucun foncier disponible exploitable et d'éviter d'avoir à trouver de nouveaux terrains compte tenu de la réglementation et des préoccupations environnementales  », fait savoir Stéphanie Pernod qui se félicite de l'efficacité de l'intervention Etat/ Région sur un autre volet de l'action foncière : «  Nous dénombrons environ 900 friches industrielles régionales que nous souhaitons requalifier pour éviter de recourir à l'artificialisation. Nous travaillons avec l'Etat qui, via l'Ademe, opère le Fonds Friches afin d'apporter des fonds conséquents pour ces requalifications. Nous nous coordonnons avec l'Etat pour co-financer les projets. Par exemple, si l'Etat finance la démolition, nous accompagnons l'investissement productif ».

Une préenquête publique pour faciliter le dialogue

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Face à une possible concurrence pour l'accès au foncier, l'industrie part avec quelques handicaps. « Nous sommes dans un rapport de force défavorable à l'industrie pour un problème d'image.

C'est pourquoi nous proposons d'associer plus étroitement les entreprises aux orientations territoriales  », expose Arnaud Fotinar. L'Adi pense ainsi que «  l'implication des acteurs industriels proactivement dans la conception ou la révision des PLU/PLU intercommunaux (PLUi) et, en amont, des Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) permettrait certainement de faciliter les projets d'expansion ou d'implantation. Ce dialogue avec les acteurs publics et les citoyens participerait également à combler le déficit d'image de l'industrie  », ajoute le responsable immobilier du groupe Fives. Pour améliorer les relations avec les habitants concernés par un projet d'implantation industrielle, l'association recommande de créer un moment d'échange avec les administrés, en amont de l'instruction, pour présenter le projet et l'activité hébergée. Cette préenquête publique permettrait aux administrés d'exprimer leur avis et leurs éventuelles appréhensions et aux acteurs industriels de prendre en compte et de lever ces craintes. «  Communiquer avec les habitants contribue à une meilleure acceptation du projet, d'autant plus que l'industrie souffre encore souvent d'une image erronée. Dans l'imaginaire, l'industrie est assimilée à des cheminées qui fument et donc à des activités polluantes. Il faut mieux faire connaître l'industrie 4.0  », fait valoir Arnaud Fotinar. Les entreprises semblent d'ailleurs ouvertes à cette concertation comme le relatent le groupe SCET et Compagnum dans le guide du dirigeant « Réussir son implantation industrielle » en partageant le témoignage d'un chef d'entreprise qui déclare : « Pour ouvrir notre

Arnaud Fotinar et Frédéric Goupil de Bouillé de l’Association des directeurs immobiliers (Adi) présentant leur manifeste. 28

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GRDF, qui sommes-nous ?

GRDF (Gaz Réseau Distribution France) a pour mission de concevoir, construire, exploiter et entretenir le réseau français de distribution de gaz, tout en garantissant la sécurité. Acteur ancré dans la transition énergétique, GRDF accompagne ses clients vers la sobriété énergétique et la maitrise de leur consommation, ainsi que la décarbonation de leurs usages. En contribuant au développement des gaz verts, GRDF inscrit l’infrastructure publique comme un vecteur d’une énergie renouvelable accessible au plus grand nombre.

Vos enjeux et ceux de vos clients

De plus en plus, les enjeux de durabilité, de respect de l’environnement et de lutte contre le changement climatique se renforcent. Les attentes des consommateurs, des investisseurs, des parties prenantes évoluent en ce sens et inscrivent ces enjeux au cœur de la stratégie des entreprises. Aussi, afin de vous permettre de concilier respect de l’environnement, performance économique, qualité de votre production ou optimisation de la fonctionnalité de votre bâtiment, et fort de notre expertise en matière d’énergie, nous nous mettons à votre service, ceci quel que soit le phasage de votre projet, de construction ou de réhabilitation.

Notre accompagnement

Tout d’abord, la proximité est pour nous un facteur essentiel de notre accompagnement. Selon votre secteur d’activité et votre zone géographique, vous bénéficiez d’un interlocuteur privilégié. Après avoir compris et appréhendé à vos côtés vos besoins, nous avons 3 axes d’accompagnement à vous proposer :

Une aide dans la maîtrise et l’optimisation de vos consommations d’énergie

● Nos actions vont de la mise à disposi-

tion d’outils de pilotage et de bilan de consommations jusqu’à l’audit énergétique. Notre expertise sur les technologies gaz est un atout supplémentaire pour réduire vos consommations et nous pouvons être en appui lorsque vous réalisez des études d’approvisionnement énergétique. Pour aller plus loin, nous mettons à votre disposition notre expertise, un appui sur une étude de flux, une mise en relation avec les acteurs de ce domaine spécifique, voire le montage d’une station privée et la conversion de votre flotte. Enfin, nous sommes en mesure de vous mettre en relation avec un réseau d’experts et de professionnels qualifiés.

Un accès au gaz renouvelable et à ses avantages

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énergie renouvelable produite localement et issue de la fermentation de déchets. Injecté dans les réseaux de gaz, il peut se substituer au gaz naturel sans que vous n’ayez besoin de modifier vos équipements ou vos process, et son contenu carbone en est réduit de 80% à 90%. Nos équipes vous apportent leur expertise sur ce gaz renouvelable, ainsi que sur sa valorisation dans votre stratégie environnementale. Nous pouvons vous accompagner sur les mécanismes d’achat de ce gaz vert et leur mise en œuvre opérationnelle. Enfin, vous pouvez être mis en relation avec des producteurs de votre territoire.

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tés alternatives vertueuses qui s’offrent à vous ? Parmi celles-ci, le choix du bioGNV est pertinent. Pourquoi ? D’abord, parce que la technologie est mature, l’offre de véhicule (notamment véhicules lourds) diversifiée, le réseau de stations maillé sur la région AURA, le vol de carburant impossible. Pour aller plus loin, nous mettons à votre disposition notre expertise dans le domaine, un appui sur une étude de flux, une mise en relation avec les acteurs de ce domaine spécifique, voire le montage d’une station privée et la conversion de votre flotte.

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premier site, nous sommes allés très tôt au-devant de la société civile pour rassurer les riverains. C'est ce que nous appelons l'écologie des relations : rien ne nous y oblige, mais nous ne pouvons pas nous y soustraire ».

Adapter le Code de l'Urbanisme

Coût exorbitant du recyclage du foncier industriel En dépit de l'application du Zan, les experts ne se montrent pas particulièrement inquiets de voir l'industrie confrontée à une pénurie foncière préoccupante. Si les chiffres sont à prendre avec précaution, la Fabrique de l'industrie fait état d'évaluations préliminaires établissant que 10 % à 20 % de la surface des friches dans l'Hexagone suffiraient à satisfaire une augmentation du PIB industriel de 50 Md€, l'implantation de 5 000 hectares de bâtiments productifs et la création de 250 000 emplois. Pour autant, les friches ne sont pas non plus la panacée et soulèvent d'autres problématiques. «  Les friches industrielles sont devenues l'eldorado. Mais, d'une part, elles ne sont pas si nombreuses sur

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Les éventuelles levées de boucliers des habitants vis-à-vis des projets industriels varient fortement en fonction des territoires. «  Auvergne-RhôneAlpes est une région industrielle ce qui explique sans doute une meilleure acceptabilité des projets. Et puis il ne faut pas oublier que l'industrie d'aujourd'hui n'est pas celle décrite par Zola », rappelle Stéphanie Pernod. Le secteur Vénissieux Nord, Saint-Priest et Lyon 8e, connu sous le nom de Lyon Parilly Factories, s'inscrit dans cette longue histoire industrielle. Un atout pour l'acceptabilité sociale même si l'environnement urbain est aussi mieux pris en compte. Ainsi, sur le site de l'Usin Lyon Parilly, le dialogue avec les habitants du quartier est régulier pour faciliter la remontée d'informations et mettre en place des actions correctives si nécessaire. «  En plus du travail d'aménagement paysager et de désimperméabilisation mené sur le site, nous sommes attentifs aux possibles nuisances des activités industrielles. Nous sommes, par exemple, intervenus sur le niveau des émissions sonores des tours aérothermes », relate David Bellanger, directeur de l'Usin (photo page 26-27). Les oppositions les plus vives des riverains se concentrent surtout sur les projets réduisant les zones agricoles. Pour les terrains agro-naturels qui seront fléchés vers des activités économiques, le mécanisme de compen-

sation prévu dans le cadre du Zan imposera de dépasser les limites d'un territoire pour raisonner et apporter une réponse au niveau régional. Pas certain que cette disposition satisfasse tous les citoyens. Au regard des évolutions de l'industrie, l'Adi pointe également du doigt un Code de l'Urbanisme inadapté avec une cinquième destination accueillant pêle-mêle l'industrie, les entrepôts, les bureaux, et les centre des congrès et d'exposition. « Le Code de l'Urbanisme ignore les spécificités de l'industrie. Nous proposons de créer une destination Industrie divisée en deux afin de traiter, d'un côté, l'activité manufacturière non polluante et peu consommatrice de foncier, et de l'autre, l'activité industrielle potentiellement à risque et susceptible de générer des nuisances, à exclure des milieux urbains », avance Arnaud Fotinar.

Timothée Hubscher, directeur des opérations du groupe Citadia

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notre territoire, et d'autre part, elles n'offrent pas de grandes superficies à même d'accueillir des gigafactories sur 40 ou 50 hectares voire davantage. De plus, la réactivation de ces friches a un coût important de l'ordre de 150 à 200 €/m2, en partie en raison du travail de dépollution. Ce coût est exorbitant au regard du prix de vente du foncier industriel qui se situe autour de 40-50 €/ m2. Qui pour financer la différence ? L'équation économique est compliquée. L'Epora prend en charge une partie du déficit, mais le reste est à la charge des collectivités », met en garde Aimeric Fabris. Pour le directeur général adjoint de l'Epora, si le financement des déficits fonciers dans le cadre d'une opération de recyclage demeure la principale difficulté, des solutions sont à explorer. « A moyen terme, les prix du foncier industriel devraient augmenter et il y aura une forme de rattrapage vis-à-vis du foncier résidentiel. Dans ce contexte, une piste intéressante pour les collectivités peut être de rester propriétaires du foncier économique dans lequel elles investissent et de proposer une location longue durée. Ce mécanisme de dissociation des sols et des murs permettrait d'éponger les déficits fonciers », avance-t-il. Faute de quoi « l'autre scenario possible est l'absence de recyclage et donc l'impossibilité d'accueillir de nouvelles entreprises ».

Dissocier le terrain et le bâti pour absorber le déficit foncier

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Un écueil similaire concerne les zones d'activités. «  Les zones d'activités des années 19701980 constituent un autre gisement pour implanter des activités industrielles, mais ont aussi leurs propres complexités liées à des fonciers fortement parcellisés et multi-propriétaires. Opérer le remembrement coûte de l'argent et du temps,

sans compter que les collectivités n'ont pas toute pris conscience que la reconquête foncière se joue aussi sur ce terrain-là  », observe Aimeric Fabris. «  Les zones d'activités économiques nécessitent un renouvellement tous les 30 à 40 ans. Un certain nombre d'entre elles arrivent dans cette phase et les collectivités ont donc l'opportunité de repenser le développement de ces zones, notamment en menant un travail de densification. Mais la question du financement est centrale. Les collectivités ont déjà mis au pot au moment de la création des zones d'activités en vendant des fonciers pas cher. Aujourd'hui, elles doivent racheter et dépolluer ces fonciers avant de les remettre sur le marché avec le risque de répéter à nouveau le même scénario dans 30 ans. Pour les collectivités, c'est la double voire la triple peine. Ce scénario du puits sans fond ne tient pas. Une solution consiste à dissocier le foncier et le bâti en mettant en place un dispositif de type bail réel solidaire », confirme Timothée Hubscher, directeur des opérations du groupe Citadia, une des entités du groupe SCET. Sur le secteur de l'immobilier industriel, l'Adi appelle à la financiarisation des actifs car l'arrivée de grands investisseurs contribuerait à l'émergence de biens répondant à des performances énergétiques ambitieuses. « C'est aussi une façon de ne pas laisser la main seule aux collectivités et aux aménageurs. De plus, les industriels préfèrent investir dans leur cœur de métier plutôt que dans l'immobilier », expose Arnaud Fotinar. Le marché de l'immobilier logistique a déjà connu ce mouvement de structuration qui a permis une standardisation du produit immobilier logistique et a boosté la construction de plateformes logistiques pour répondre aux besoins des chargeurs. Libéré de l'investissement immobilier pur, les utilisateurs ont pu investir massivement dans l'automatisation

« Les bâtiments industriels de plain-pied laisseront place à des bâtiments d’activités sur plusieurs niveaux. L’industrie découvre peu à peu ces nouveaux bâtiments à étages, équipés de rampes d’accès pour les camions, qui devraient se multiplier dans le paysage »

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Aimeric Fabris, directeur, général adjoint de l’Epora. de leur process.

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Anticiper et sanctuariser des espaces économiques Pour la Fabrique de l'industrie, la question de la disponibilité foncière pour l'industrie est davantage qualitative que quantitative. Les caractéristiques de surface ou la possibilité d'extension du site se doublent d'exigences connexes. En effet, le site choisi doit s'inscrire dans un écosystème productif, permettre l'accès à une puissance énergétique suffisante, être bien desservi par des infrastructures de transport, disposer aux alentours d'une main d'œuvre disponible… En ce sens, construire un projet de territoire et développer un écosystème complet intégrant les thématiques de la formation, des compétences, des infrastructures… est primordial. « On a toujours tendance à raisonner en silo alors qu'il faudrait organiser les instances pour réfléchir ensemble et partager les idées », note Caroline Granier, docteure en Sciences Economiques et cheffe de projet à La Fabrique de l'industrie. Pour Aimeric Fabris, directeur général adjoint de l'Epora, et pour Timothée Hubscher, directeur des opérations du groupe Citadia, le mot d'ordre est surtout l'anticipation pour prévenir l'impasse. « Proposer du foncier, et notamment du foncier industriel, va devenir plus long, plus dur et plus cher. En lien avec les établissements publics fonciers, les collectivités doivent se préparer à sanctuariser des espaces économiques », prévient Aimeric Fabris. «  Nous sommes à un tournant. Demain se prépare aujourd'hui. L'enjeu est de développer de vraies stratégies foncières et de recyclage de long terme en acceptant d'investir maintenant pour un retour dans 15, 20 voire 30 ans. C'est aujourd'hui qu'il faut réfléchir et travailler sur les aménagements futurs tant qu'il y a encore un peu de disponibilité foncière. Il faut bien utiliser cette

petite soupape. Les collectivités doivent veiller à ne pas dilapider leurs grands fonciers. C'est important de conserver des gros tènements destinés aux besoins futurs des grands industriels. Il faut éviter les redécoupages des fonciers stratégiques », souligne Timothée Hubscher. Les industriels seront aussi amenés à faire des efforts et à développer des projets différents sur des fonciers qu'ils n'auront pas forcément choisis. « Les entreprises industrielles vont devoir se réinterroger sur leurs pratiques et cheminer vers la sobriété foncière. Les usines se verticaliseront pour moins consommer de foncier. Il faudra également que les industriels acceptent de se positionner sur des fonciers de seconde main même si ça coûte plus cher de construire sur des terrains d'occasion, notamment en raison de la pollution résiduelle ou des contraintes d'implantation », fait valoir Aimeric Fabris qui ajoute : « Le temps de l'abondance où les industriels prévoyaient large est terminé. Il faut apprendre à tenir dans des surfaces plus restreintes et s'orienter vers la mutualisation de fonctions et d'usages sur les zones économiques  ». Les bâtiments de plain-pied laisseront place à des bâtiments d'activités sur plusieurs niveaux. L'industrie découvre peu à peu ces nouveaux bâtiments à étages, équipés de rampes d'accès pour les camions, qui devraient se multiplier dans le paysage.

Le casse-tête des démarches administratives et réglementaires Une implantation industrielle s'accompagne de son lot de procédures et d'obligations qui peut compromettre la réussite d'un projet à cause du décalage avec le plan industriel des entreprises. « Aujourd'hui, faire sortir un projet d'immobilier industriel demande trois à quatre ans pour des terrains à construire et six à sept ans pour des friches. Ces temps sont beaucoup trop longs et

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Le fabricant de masques Savoy International, le groupe cimentier Vicat, le fabricant de chaussures de sport Chamatex, le fabricant d’écrans Aledia, le spécialiste des engins de déneigement Europe Services… sont quelques exemples d’entreprises ayant fait le choix de relocaliser des activités.

concernent les délais administratifs pour les deux tiers. Il faudrait permettre aux industriels de sortir un site en plus ou moins deux ans  », évalue Arnaud Fotinar. Demandes supplémentaires de pièces administratives, recours imprévus, délais intercalaires entre les phases de procédures sont monnaie courante. L'Adi caresse le doux rêve d'un guichet unique avec un référent attitré pour réaliser toutes les démarches en assurant la coordination entre les différents services de l'Etat. Une manière peut-être d'alléger les lourdeurs administratives. Pour Stéphanie Pernod, la complexité administrative reste effectivement un point noir. «  Il n'est pas rare qu'une entreprise doive fournir des documents qui ne seront jamais exploités. Et pour éviter d'avoir à donner les mêmes documents à plusieurs reprises, il faudrait créer un coffre-fort numérique permettant à l'entreprise de déposer ses documents une fois pour toutes et aux services concernés de les récupérer  », propose-t-elle. Pour alléger les procédures lors du traitement environnemental des friches, une proposition de l'Adi porte sur la création d’une ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement) dormante avec maintien des droits acquis pendant une durée déterminée en espérant trouver un repreneur dans le délai imparti. Le directeur général adjoint de l'Epora modère lui cette critique des délais et estime que les temps d'études et de portage sont indispensables pour bien concevoir les projets. « Ce ne sont pas les procédures administratives qui ralentissent les projets, mais bien la question du financement des déficits fonciers », soutient-il.

ENQUÊTE

Des sites industriels clés en main pour compresser les délais « La raréfaction des fonciers « prêts-à-l'emploi » impacte la capacité à développer un projet industriel dans un délai et à un coût maîtrisés. S'il existe encore un nombre important de friches, ces friches ne répondent pas aux besoins des industriels qui veulent de la visibilité sur leur projet et qui veulent dérisquer leur opération sur le plan des études », explique David Bellanger, directeur de l'Usin Lyon Parilly. Ce site industriel labellisé clé en main, comme 127 sites sur le territoire national, à l’instar de Lyon Vallée de la chimie ou de la plateforme chimique de Roussillon (photo d’ouverture), peut apporter une réponse aux industriels pour qui la maîtrise du

délai est capitale. «  A l'Usin Lyon Parilly, nous avons des solutions d'implantation immédiate et à six mois. Un site clé en main signifie que les procédures environnementales et urbanistiques ont été anticipées », détaille le directeur. Si moins de 2 000 m2 sont disponibles dans les bâtiments existants, une extension de 10  000  m2, lancés en blanc, est en cours pour une livraison à l'automne prochain. « Nous disposons aussi d'un lot de 3 000 m2 pour un preneur unique. Entre l'instruction du permis de construire et les travaux, le projet peut aboutir en 18 mois au lieu de trois ans », complète David Bellanger qui précise que 20  000  m2 seront encore à développer. Dans un article publié en décembre 2021 dans la Gazette des communes, Antoine Angeard, directeur général du CNER, Fédération des agences d'attractivité, de développement et d'innovation, s'interrogeait sur la réalité de ce clé en main en déclarant : «  Il n'y a probablement aucun site industriel clés en main véritablement «  clés en main » dans la mesure où beaucoup d'autorisations et d'études restent à faire une fois la nature de l'activité connue et qu'il y a surtout une lenteur administrative toujours persistante lorsque des entreprises ont choisi de s'implanter ».

279 projets soutenus par le Plan de relocalisation stratégique En Auvergne-Rhône-Alpes, la Région tire un premier bilan positif de son Plan de relocalisation stratégique. «  Nous avons accepté 279 projets représentant 7 042 emplois sur l'ensemble des départements », souligne Stéphanie Pernod. Les effets de ce plan ont sans doute été renforcés par la mise en place, en mai 2022, du « G6 de la relocalisation ». Ce groupe de travail, composé du Président de la CCIR, du Président du Medef régional, du Président de la CPME régionale, du Président du directoire de l'Agence AuvergneRhône-Alpes Entreprises, et du Directeur régional de la BPI, a pour mission d'accompagner ce mouvement de relocalisations. « Aucune autre région ne fonctionne comme nous. Nous avons fait le choix de chasser en meute. Avec le G6 de la relocalisation, nous partageons les expériences, les sujets d'actualités, les problématiques… pour trouver des solutions et construire des projets. Le G6 de la relocalisation permet de créer une équipe et de travailler dans l'intérêt commun en faisant converger les énergies et les com-

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ENQUÊTE

pétences  », affirme la vice-présidente. Le fabriquant de masques Savoy International, le groupe cimentier Vicat, le fabricant de chaussures de sport Chamatex, le fabricant d'écrans Aledia, le spécialiste des engins de déneigement Europe Services… sont quelques exemples d'entreprises ayant fait le choix de relocaliser des activités. Certains projets ont, malgré tout, échappé à Auvergne-Rhône-Alpes, essentiellement en raison des spécificités du foncier recherché et de l'écosystème environnant. Ainsi, la biotech lyonnaise Amoéba, spécialisée dans le traitement du risque microbiologique, a retenu un terrain de 15 000 m2, situé à Cavaillon dans le Vaucluse, pour son futur site de production (photo du futur site ci-dessus). «  L'usine devrait intégrer des technologies 4.0 dans une ZAC dédiée à la naturalité. Le Vaucluse qui fédère de nombreuses entreprises du monde de l'agriculture et de l'agro-alimentaire est un secteur géographique où l'offre de formation et le vivier de compétences sont intéressants pour les futurs emplois à créer  », justifie Hervé Testeil, directeur industriel d'Amoéba. La deeptech Iten a jeté son dévolu sur Chalon-sur-Saône pour implanter sa première usine de production de micro-batteries CMS lithium-ion. Un choix dicté par la proximité avec son siège social de Dardilly, par un site adapté aux contraintes de surface et d'accès, ainsi que par le bassin d'emplois et la tradition industrielle du territoire du Grand Chalon. Enfin, dernièrement, Carbon a choisi le Grand Port Maritime de Marseille à Fos-surMer pour construire sa première giga-usine de production de cellules photovoltaïques. « Quand nous avons fait part de notre projet il y a un an, toutes les Régions sont entrées en contact avec

nous pour nous attirer  », se souvient Pierre-Emmanuel Martin, président et co-fondateur de Carbon, qui précise que «  trois sites composaient la short-list  ». Au final, Fos-sur-Mer était le lieu qui cochait toutes les cases pour ce gigantesque projet d'une surface de 60 hectares représentant 1,5 Md€ d'investissement. «  La dimension du site, les caractéristiques liées aux fluides et à la logistique, et l'obtention rapide des autorisations sont les principaux critères qui sont entrés en ligne de compte dans notre choix », indique Pierre-Emmanuel Martin qui souligne aussi la force du collectif mis en place par la Région Sud et l'important bassin d'emplois de la deuxième zone industrielle de France. Pas de quoi refroidir les ambitions de Stéphanie Pernod qui reconnaît qu'il est impossible de gagner à tous les coups. « Nous entendons continuer de tenir notre place de première région industrielle et proposer des dispositifs simples et accessibles aussi bien au grand groupe qu'à la PME. Il nous semble aussi essentiel de ne pas opposer l'environnement et la qualité de nos paysages à l'industrie. L'industrie a permis à nos territoires d'exister et à des personnes d'y vivre. Il faut conserver ces équilibres et rejeter les oppositions stériles », conclut-elle.

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LE MIPIM RETROUVE PROGRESSIVEMENT SES STANDARDS

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Plus de 23 000 décideurs de 90 pays se sont rassemblés pendant quatre jours à Cannes, du 14 au 17 mars dernier, pour participer au Mipim, le plus grand rendez-vous Mondial de l’immobilier et de la ville. Sans surprise, la prochaine édition se tiendra au Palais des Festivals au mois de mars 2024. L’édition 2023 du Mipim, si elle n’a pas battu tous les records, a cependant renoué avec les fréquentations « majuscules » qui caractérisaient ce rendez-vous mondial de l’immobilier et de la ville, avant le début de la crise sanitaire. Comparée à l’édition 2022, elle a ainsi été marquée par une croissance de 15 % de la fréquentation, portée notamment par les importantes délégations de la France, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Italie, auxquelles se sont jointes notamment celles du Japon, du Canada, des États-Unis, du Brésil, du Qatar, de l’Arabie Saoudite ou encore de l’Égypte. Les investisseurs et institutions financières ont compté pour un quart du total des participants, avec la présence de 76 des 100 plus grandes structures d’investissement planétaires, représentant plus de 4 000 milliards de dollars d’actifs.

Dans le même temps, les villes et diverses collectivités, mais aussi les gouvernements ont représenté une part croissante des participants. Des délégations officielles, parmi lesquelles les organisateurs ont réussi à attirer les ministres français Christophe Béchu et Olivier Klein, mais aussi Cristina Gamboa, la directrice du World Green Building Council, Lord Dominic Johnson, le ministre de l’investissement du Royaume-Uni, Rudi Vervoort, ministre-président de la région de Bruxelles, et les représentants des métropoles de Paris, New York, Montréal, Tokyo, Osaka, Londres, Manchester, Berlin, Munich, Milan, Madrid, Barcelone, Lisbonne, Copenhague, Stockholm, Helsinki, Prague, Varsovie... et Lyon.

Un sommet unique au monde Véritable plateforme capable de rassembler

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veut “mettre de l’excellence dans chaque opération immobilière” Christophe Astier, Lyonnais, a fondé, en 2011, MCD21. Cette société de promotion immobilière, dont le siège social se situe à Sarrageois, dans le Haut-Doubs en frontière Suisse, se développe en RhôneAlpes et en Suisse et vient de prendre le nom d’ASTIER. Précisions.

Immeubles de logements en VEFA destinés à des investisseurs professionnels (frontière Franco-Suisse).

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Quelle est la valeur ajoutée d’ASTIER ?

Pourquoi prendre le nom d’ASTIER ?

Ce nouveau choix de marque permet de bien être identifié. Et apposer mon nom à celui de l’entreprise est un gage de qualité. Nous privilégions toujours la qualité des opérations à la quantité.

Nous souhaitons mettre de l’excellence dans chaque action menée. Nous favorisons la confiance ainsi que le gagnant-gagnant avec nos partenaires et nos clients.

Quels types d’opérations menez-vous ?

Nous avons la spécificité de mener des opérations en frontière FrancoSuisse, sur le Lyonnais et en Suisse sur le canton de Vaud. Nous nous développons notamment dans la vallée de Joux, là où se situe une grande partie de la haute horlogerie suisse, un secteur rural avec beaucoup de haute valeur ajoutée et un tissu économique exemplaire. J’ai grand plaisir à gérer notre activité sur les deux territoires, la Suisse et la France, c’est très complémentaire et enrichissant.

Nous menons des opérations tertiaires, résidentielles (logements neufs et réhabilitation), de bureaux et de locaux d’activités. Nous sommes un couteau suisse, mais loin d’être généralistes. Aujourd’hui, nous nous développons et nous restons concentrés sur les opérations de 1 à 10 millions d’euros de chiffres d'affaires.

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la communauté internationale des décideurs publics et privés de l’immobilier et de la ville, pour se connecter et créer des projets et des lieux meilleurs et plus durables, le Mipim a réaffirmé sa position centrale sur l’échiquier des grands rendez-vous des filières construction, urbanisme et aménagement. « Dans un environnement incertain, notre salon s’est affirmé, cette année plus que jamais, comme un sommet unique au monde, estime Nicolas Kozubek, directeur du MIPIM. Ce faisant, il joue le rôle de catalyseur dans la transformation de notre industrie. » Particulièrement fiers d’avoir signé avec la charte « Road to Zéro Alliance » aux côtés de grands acteurs, pour affirmer leur engagement dans le développement durable, les organisateurs sont d’ores et déjà enthousiastes à l’idée de poursuivre les échanges ainsi initiés à New York, au mois de novembre prochain. Pour répondre à cette présence croissante des décideurs publics et à l’incontestable engouement qu’elle traduit, les organisateurs avaient fait le choix d’organiser le premier « Forum des Élus  », véritable sommet de la ville dédié aux maires et présidents de collectivités français. Lancée en présence de David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des Maires de France, pour qui le Forum pourrait devenir le « cœur battant » du Mipim, cette nouvelle manifestation a réuni, pour sa première édition, les maires de Lyon, Grenoble, Toulouse, Montpellier, Bourg-en-Bresse, Lourdes, Sète… Ils ont ainsi pu échanger autour du défi des ressources : eau, énergie, alimentation, matières premières. Ils ont également pu tirer des enseignements de deux projets urbains lauréats des Mipim Awards en 2022, mais aussi des méthodes d’innovation urbaine de Paris ou d’Argenteuil. « Enfin, nous les avons invités à visiter le chantier de transformation de la Croisette de Cannes, emblématique des stratégies de résilience des villes du littoral », se félicite Nicolas Kozubek.

La transition écologique au centre de tous les échanges

Le logement parmi les thèmes centraux du Mipim 2023 En phase avec les préoccupations du temps et une actualité de plus en plus prégnante, le Mipim 2023 a lancé la première édition du Co-Liv Summit, un nouveau sommet international dédié au

« Road to zéro », une nouveauté du Mipim 2023. Un nouvel espace combinant expositions, événements et conférences.

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Chargé de l’ouverture du Mipim, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, est venu échanger avec

les décideurs de l’immobilier et travailler avec les élus sur les solutions concrètes qui permettront d’adapter la ville au défi mondial du réchauffement climatique. « Tout en préservant la qualité de vie », s’est-il empressé d’ajouter, bien décidé à rassurer les professionnels de la filière. Mettant pleinement à profit sa présence à Cannes, il a également inauguré le nouvel espace « Road to Zéro », dédié aux innovations et à la décarbonation. « Je salue notamment celles d’acteurs spécialisés dans les matériaux biosourcés, les outils d’économies d’énergie, les systèmes de perméabilisation des sols et de récupération d’eau, ou l’autonomie alimentaire… », a-t-il noté avant de se retirer. Un peu plus tôt, Jeremy Rifkin, spécialiste des mutations économiques, avait donné une keynote d’ouverture sur la nécessaire entrée dans une nouvelle ère. « La crise écologique va frapper les villes et l’immobilier. Le monde va devoir rénover l’ensemble de son bâti, concevoir des lieux dans le temps, donc durables et réversibles, et non plus seulement dans l’espace. Il est urgent et indispensable d’adapter les modes de vie pour la nouvelle génération », a scandé l’économiste américain. Véritable événement dans l’événement, les Mipim Awards ont d’ailleurs fait la part belle, cette année, à des projets durables. Et notamment à des initiatives impulsées dans l’Hexagone. Sur les 13 projets retenus, le jury international présidé par François Trausch, CEO & CIO de Pimco Prime Real Estate, a en effet récompensé trois opérations développées en France. Les projets Deloitte Campus (Nexity), Morland Mixité Capitale (Emerige) et Metal 57 (BNP Paribas Real Estate) ont été consacrés en raison de leurs qualités environnementales, de leur intégration dans leur environnement et de leur faculté à marier harmonieusement l'expérience utilisateur et l’impact économique.

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L’économiste et sociologue Jeremy Rifkin prône une économie tournée vers la réduction de l’empreinte carbone.

coliving. En partenariat avec Co-Liv, la principale association internationale dédiée au coliving, plus de 300 acteurs se sont réunis pour échanger sur cette nouvelle classe d’actifs résidentiels gérés, qui se veut l’une des réponses à la pénurie de logements accessibles dans de nombreuses villes du monde entier. Venu à Cannes pour l’occasion, le ministre délégué au logement, Olivier Klein, a échangé longuement avec les investisseurs, promoteurs et architectes présents. Ils ont ainsi pu évoquer la crise de l’offre, le coût du foncier, l’investissement dans la rénovation thermique, le statut de bailleur privé ou encore les nouveaux fonds friches. De nombreuses conférences ont également été organisées sur le sujet du logement abordable en France, avec les interventions d’Emmanuelle Cosse, président de l’USH et Véronique Bédague, directrice générale de Nexity. Des exemples portant sur les cas de Paris, de Londres et de plusieurs villes espagnoles ont émaillé les échanges. « Ces thèmes et ces échanges se poursuivront d’ailleurs lors du Mipim Asia, les 5 et 6 décembre prochains à Hong-Kong, mais aussi lors du nouveau Mipim New York, programmé les 29 et 30 novembre 2023 », indiquent les organisateurs. Ce nouveau rendez-vous, organisé en partenariat avec Metaprop, sera complémentaire du salon cannois, avec des échanges annoncés sur le développement durable, l’éthique des données, l’aménagement urbain, l’ESG, l’innovation…

Réinventer le modèle lyonnais Présent dans l’imposante délégation de la Métropole de Lyon, Renaud Payre est venu défendre à Cannes un « modèle de ville durablement abordable » et plus largement un nouveau modèle lyonnais. Tout en reconnaissant que la majorité métropolitaine, rassemblée derrière Bruno Bernard, a hérité d’une situation favorable, le viceprésident en charge du logement social et de la politique de la ville a souligné que ce n’était pas suffisant. « Sur un territoire qui a résisté grâce à son modèle basé sur la co-construction entre acteurs publics et privés, nous devons aller encore plus loin. Il faut réinventer ce modèle lyonnais. C’est ça le véritable défi auquel nous allons être

confrontés », a-t-il affirmé. Plus question pour autant d’abandonner définitivement le concept d’attractivité qui a fait la fierté du territoire depuis une vingtaine d’années. Mais désormais, pour attirer de nouvelles activités économiques, c’est en premier lieu par la qualité de la vie qui sera proposée que la Métropole entend séduire. « Derrière les mots, je ne vois rien de nouveau, sourit un élu de la précédente majorité métropolitaine. Sauf erreur, cela fait déjà de nombreuses années que notre ville est vantée pour sa qualité de vie. Non seulement par les entreprises, mais aussi par leurs salariés et par les étudiants. »

Le laboratoire d’une ville durable Imperturbable, Renaud Payre assure que la ville n’est plus la même. « Ce n’est plus celle que nous connaissions il y a dix ans », insiste-t-il. Une analyse qu’il défend en pointant du doigt la raréfaction du foncier et des ressources, qui imposent de produire la ville différemment. Pour contribuer à l’élaboration de cette nouvelle ville, la Métropole de Lyon veut se présenter en véritable laboratoire. Symbole de cette démarche et de cette nouvelle manière d’aménager la ville, Renaud Payre met en avant la régénération des bâtiments tertiaires de la Part-Dieu et la volonté de plus en plus affirmée de mixité. Réunis à Cannes à l’occasion du Mipim, Bruno Bernard et Grégory Doucet ont en effet profité de l’occasion pour annoncer l’accélération d’un énorme programme de régénération du parc tertiaire de la Part-Dieu. « Le mythe de la croissance infinie est mort. Attirer toujours plus ne peut pas être un horizon », a confirmé le président de la Métropole de Lyon. Avant de céder la parole à Florent Sainte Fare Garnot, le directeur général de la SPL Part-Dieu, qui a dévoilé un programme exceptionnel, visant à régénérer 300 000 m2 de locaux tertiaires au cours des cinq à six prochaines années. « Ce mouvement a déjà commencé, a-t-il admis, mais nous allons lui donner une nouvelle impulsion. D’ici 2029, ce sont plus de 50 % des bureaux de la Part-Dieu qui seront réhabilités sur le périmètre de la concession d’aménagement », assure Florent Sainte Fare Garnot.

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La Métropole de Lyon valorise son modèle de BRS Le Mipim a aussi fourni l’occasion à la Métropole de Lyon de placer sous les projecteurs son modèle de bail réel et solidaire (BRS). Là encore, c’est à Renaud Payre qu’est revenue la tâche de défendre cette spécificité lyonnaise. « Ne mettons pas la tête dans le sable en disant tout va bien. La crise du logement est bien réelle. Et pour l’endiguer, il faut avancer vers de nouvelles solutions », a expliqué le vice-président de la Métropole de Lyon. Avant de détailler l’approche lyonnaise de ce dispositif, qui consiste à dissocier la propriété du foncier de celle du bâti. « Ainsi le prix de vente est abaissé à - 50 % du prix du marché », affirme-t-il. Pour atteindre ses objectifs, la Métropole s’appuie notamment sur un outil essentiel : la Foncière Solidaire, créée à la fin du mandat précédent, qui travaille avec les promoteurs comme avec les bailleurs sociaux et qui a été créée avec le concours de la Banque des Territoires, plus Action Logement Service et les trois OPH. Dotée du statut de SCIC pour accélérer son action, elle dispose d’un apport de 35 M€ apporté par la Métropole sur la période du mandat, qui s’ajoute aux 4 M€ d’amorçage. Après trois années de fonctionnement, le cap des 1 000 logements en BRS a été franchi sur le territoire de la Métropole de Lyon, avec une dominante sur Villeurbanne. « Mais notre terrain de jeu, c’est l’ensemble de la Métropole », a insisté Renaud Payre.

Grenoble Alpes Métropole : coup de projecteur sur Grandalpes

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Avec un stand désormais installé à quelques pas de celui leurs homologues de la Métropole de Lyon, les élus de Grenoble Alpes Métropole ont, quant à eux, braqué en, priorité les projecteurs sur deux projets d’aménagement majeurs.

À commencer par Grandalpes, un vaste espace de 400 hectares, à cheval sur les communes de Grenoble, Eybens et Échirolles, où vivent près de 30 000 habitants. Ce grand projet, qui a été travaillé sur le « plan guide » durant le mandat précédent, se déroule maintenant. « Nous sommes vraiment entrés dans l’opérationnel, avec un horizon à 2030/2035 », a confirmé Ludovic Bustos, vice-président de Grenoble Alpes Métropole en charge de la stratégie foncière, de l’urbanisme et du PLUi. Après la requalification de friches, la collectivité entend attirer des start-up et des entreprises plus mûres, pour recréer des connexions entre les villes neuves et le cœur urbain. Premier élément de cette polarité d’intérêt métropolitain, la friche Allibert. Elle représente 10 hectares de foncier d’un seul tenant, sur Grenoble et Echirolles, « mais seulement 7 hectares seront ouverts à la commercialisation, précise l’élu, car nous allons en faire une zone de très haute qualité, avec une trame verte ». Marqueur fort de l’urbanisme sur dalles des années 60/70, avec des flux de circulation clairement séparés grâce à un réseau de passerelles piétonnes surplombant des axes routiers larges et très roulants, la reconfiguration de cet espace symbolise la démarche de la métropole dauphinoise. Les élus et les équipes de Grenoble Alpes Métropole ont également mis l’accent sur un autre projet, qui n’est en revanche pas encore en phase opérationnelle. « La polarité nord-est court sur les communes de Grenoble, La Tronche, Meylan, Saint-Martin-d’Hères et Gières. Nous allons travailler le « plan guide » cette année, avec là encore la volonté, notamment, de requalifier des zones industrielles », poursuit Ludovic Bustos. Ces fonciers resteront à vocation économique, car Grenoble Alpes Métropole dispose de très peu de marges de manœuvre. « Nous devons les sanctuariser, mais il faudra les muter en termes d’activités », résume-t-il. D’ici l’été, une délibération cadre sur la stratégie foncière sera produite.

De nombreuses personnes venues écouter les conférences organisées par la Métropole de Lyon sur son stand. 48

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FLORENT SAINTE FARE GARNOT « La construction neuve n’est plus notre horizon naturel »

© Etienne Thuillier

Dans la feuille de route de la SPL Part-Dieu, la Ville a inscrit sa volonté d’amener plus de « douceur » dans le quartier. Comment mettre en œuvre cette ambition dans un quartier aussi central ?

UN ACTEUR

Le directeur général de la SPL Part-Dieu veut donner la priorité à la régénération de l’immobilier.

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La grande entrée de cette démarche, ce sont les espaces publics, avec l’arrivée de la nature dans le quartier. C’est ce que nous avons appelé la révolution paysagère de la Part-Dieu. Le passage de la hauteur à la douceur se fait par l’espace public, à travers des séquences bien identifiées. La première étant la séquence du pôle multimodal, dont on va livrer le parvis Béraudier, qui sera largement planté, en juin 2025. Cette séquence nous permettra d’accueillir, dans des conditions confortables et lisibles, des flux très importants, puisque les 125 000 passages quotidiens dans la gare devraient monter à plus de 200 000 dans la décennie qui vient. Dans le même temps, nous allons ouvrir une deuxième génération d’espaces publics, dont le symbole sera le boisement Bouchut, de l’autre côté du boulevard Vivier Merle, juste en face de la gare. Il sera livré fin 2025, pour sa première partie, sous la forme d’un espace public forestier, en pleine terre, densément planté. Il pourra être circulé par les piétons et les cyclistes et nous allons tirer ce ruban paysager jusqu’à l’avenue Garibaldi. Nous allons également travailler à l’extension de la place du Lac, avec un très beau projet qui prendra place sur le site de l’actuelle Cité Administrative. Nous espérons engager cette nouvelle étape dès le début du prochain mandat. A mi-mandat, qu’est ce qui symbolise le mouvement qui a été engagé à la Part-Dieu ? Au-delà de cette révolution paysagère, on peut citer l’arrivée de nouvelles offres de transport, et notamment des voies lyonnaises. Elles s’inviteront à la Part-Dieu d’ici la fin du mandat et complèteront une offre de transports en commun motorisés exhaustives. Il y a également une révolution qui est en marche dans la construction à proprement parler, avec la volonté de passer d’une préférence pour la hauteur à une préférence pour la réhabilitation. Ce glissement de la tour construite ex-nihilo à la régénération de l’immobilier se matéria-

lise à travers de nombreuses opérations, comme le projet Odessa, par exemple, qui est en cours de travaux dans sa phase 1 et dont le permis de construire est déposé pour la phase 2. Icade et Sogeprom, qui portent le projet, s’appuient sur un bâtiment existant entièrement désossé de ses cloisons et de sa façade historique, pour engager un travail qui permettra d’améliorer la performance énergétique du bâtiment, tout en développant de nouveaux plateaux de bureaux plus modernes. Est-ce à dire que la construction neuve a vécu dans un quartier comme la Part-Dieu ? Cela signifie surtout que le nouveau chemin de la fabrique de la ville sera la réhabilitation. La construction neuve n’est plus l’horizon naturel de notre modèle urbain. L’immobilier ne peut plus être un produit jetable. Pendant des décennies, nous avons admis qu’un immeuble avait vocation à être déconstruit au bout de 40 à 50 ans. Aujourd’hui, l’enjeu carbone est si essentiel au maintien des équilibres de notre planète et de notre société que l’on ne peut plus faire ça. Ce qui signifie aussi, que le travail de construction doit être assuré avec le souci de la qualité, mais aussi de la réversibilité. Nous devons construire pour plusieurs siècles. Et à la Part-Dieu, cette mutation a commencé. Ces opérations sont très lourdes. Les promoteurs peuvent-ils s’y retrouver économiquement ? Nous discutons beaucoup avec les porteurs de projet : nous comprenons qu’ils doivent trouver l’équilibre économique de leurs opérations. Alors notre dialogue porte aussi sur le bilan de leurs opérations. Car les acteurs doivent trouver leur place et leur intérêt dans cette nouvelle fabrique de la ville. Quand il y a besoin d’ajouter de la surface de plancher neuf sur un projet de réhabilitation pour trouver son point d’équilibre, nous le faisons.

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NEXT S’INVENTE UNE NOUVELLE VIE

INTERVENANTS © D.R.

➜ Icade Investissement ➜ Archigroup

UN PROJET

Construit à la fin des années 80, l’immeuble inséré dans un triangle formé par les rues Récamier, Robert et Massena, fera l’objet d’une réarchitecture ambitieuse.

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Porté par Icade Investissement, la foncière d’Icade, le projet de réarchitecture de l’immeuble Le Stratège, dans le quartier de la Part-Dieu, symbolise l’ambition du projet de reconstruction de la ville sur ellemême. Cet ensemble immobilier vieux de plus de 30 ans a été entièrement vidé de ses occupants, afin que son propriétaire puisse créer les conditions autorisant une deuxième vie. Pour cela, il a fait appel au cabinet Archigroup. La première phase du chantier consistera à curer totalement le bâtiment. Une étape initiale très lourde, puisque l’immeuble totalise 15  000  m2 de surface de plancher, déclinés en R+4+attique, avec une grande verrière au milieu. Dans le projet imaginé par Archigroup, le rez-de-chaussée est entièrement réinventé, afin de dessiner un immense hall d’entrée, des espaces collectifs, un lieu de coworking, un restaurant ouvert sur la rue et accessible au public.

Un attique qui devient lieu de vie Géré par un restaurateur indépendant, il remplacera le restaurant d’entreprise qui était installé au sous-sol, sous la verrière.

Pendant que le rez-de-chaussée devient un socle actif ouvert sur rue, l’attique se transforme en lieu de vie où les utilisateurs pourront aller se promener et déjeuner. Cet espace privilégié, qui abritait hier la salle du conseil d’administration, va devenir le centre de la nouvelle vie de l’entreprise. Pour créer cette terrasse en roof-top, l’architecte a prévu de déposer l’élément originel, pour reconstruire un attique intégrant notamment des jardins suspendus. Mis en chantier courant 2022, le nouvel ensemble devrait être livré avant la fin de l’année prochaine. Selon l’architecte, le choix de la réarchitecture permet de gagner au moins huit mois par rapport à une opération menée en démolition-reconstruction. Par ailleurs, avec ses trois niveaux de sous-sol, son rez-de-chaussée et ses cinq niveaux en superstructure, le bâtiment empile neuf niveaux de béton. «  Et au-delà du temps qu’il aurait fallu pour démolir et évacuer tout cela, je vous laisse imaginer les nuisances qu’aurait généré un tel chantier en plein quartier de la Part-Dieu », note l’architecte Denys Léger.

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VINCENT MALFERE

« Nous avons décliné tous nos métiers à Gerland »

© D.R.

Comment la Serl est-elle intervenue à Gerland ?

UN ACTEUR

Territoire de transformation majeur pour la Ville de Lyon selon le directeur général du Groupe Serl, le quartier de Gerland symbolise le travail réalisé par le groupe spécialisé dans l’aménagement et le renouvellement urbain.

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Nous intervenons sur cet espace depuis de très nombreuses années et nous avons décliné ici tous nos métiers. L’aménagement en premier lieu, qui est sans doute le plus visible, avec aujourd’hui la Zac des Girondins, qui s’inscrit dans la continuité de la Zac du Bon Lait. Cela nous a conduit à transformer toute la partie nord de Gerland. Mais pas seulement, puisque l’année dernière nous avons également bouclé une autre opération de grande envergure à la pointe sud du quartier, avec Techsud. Pour cette opération d’aménagement, qui est marquée par sa typologie d’activité, nous sommes intervenus dans le cadre d’une société de projet, que nous avions montée avec Engie. C’est un modèle très intéressant, qui parle à la collectivité et qui s’inscrit dans sa stratégie. Le propriétaire foncier privé assume, en effet, sa part de dépollution du site et vient chercher l’appui d’un aménageur pour déployer le projet. Alors que le Bon Lait ou les Girondins sont des Zac publiques pures. Vous intervenez également dans la construction de bâtiments publics ? Oui, c’est notre deuxième cœur de métier. À Gerland, nous avons deux beaux exemples récents. Tout d’abord, la transformation de l’ex-siège de Sanofi, qui est devenu le lycée Charles Mérieux. Nous sommes intervenus en mandat de maitrise d’ouvrage pour le compte de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Ils ont choisi le projet, notamment sur le plan architectural, et nous sommes intervenus dans la mise en œuvre de ce projet, puis dans la signature et l’exécution des marchés. Dans le même esprit, nous avons travaillé sur un autre projet à côté du futur emlyon, le collège Gisèle Halimi, sur l’ancien site Nexans. Enfin, nous développons un troisième métier, qui illustre bien notre savoir-faire, au travers de nos filiales Serl Immo et Serl Énergies. C’est-à-dire ? La première intervient soit pour porter du patrimoine en direct, ou bien dans le cadre d’une société de projet. Là encore nous avons deux exemples marquants. Les commerces de la Zac des Girondins, qui sont portés par une société commune avec la Banque des Territoires. En clair, nous

assurons la maitrise du socle commercial, le temps que le quartier fonctionne et que l’objet commercial trouve son rythme de croisière. Nous sommes également dans le tour de table de l’Hôtel Logistique Urbain sur le Port Edouard Herriot, avec Lyon Parc Auto (LPA), Poste Immo et la Banque des Territoires. Sur ce dossier, nous sommes un acteur minoritaire du groupement, qui est porté en priorité par LPA, qui entend se développer dans la logistique urbaine. Qu’apportez-vous exactement au groupement dans ce projet ? En priorité la conduite des projets immobiliers, c’est-à-dire que nous pilotons le contrat de promotion immobilière pour le compte du groupement. Nous faisons également tout ce qui concerne la gestion technique du bâtiment avec nos équipes. Enfin, nous appuyons la société de projet dans la commercialisation du site. En clair tous les métiers que nous avons développés pour Serl Immo trouvent une application sur ce projet. Mais c’est aussi le cas de ceux qui sont développés par Serl Énergies. Comment ? Nous allons équiper le toit des deux plots de l’Hôtel Logistique Urbain, avec ce qui constituera la plus grosse centrale photovoltaïque de Lyon intra-muros. Elle développera 1,1 MgW crête, pour plus de 1 M€ d’investissement. Les surfaces couvertes totalisent 12 700 m2 de toiture et 3 500 m2 de panneaux photovoltaïques. La Serl aura-t-elle encore l’occasion d’intervenir à Gerland ? Oui, sur des objets de type équipements publics, donc par petites touches, mais plus sur de grosses opérations d’aménagement comme nous les avons faites. Mais d’ici là, nous devons poursuivre notre intervention sur la Zac des Girondins. Nous sommes seulement à mi-chemin de ce programme, puisque seulement la moitié des 3 000 logements annoncés ont été livrés. Il reste aussi des espaces publics à livrer, comme la place Vaclav Havel.

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21/03/2023 09:03

L’HÔTEL LOGISTIQUE URBAIN SORT DE TERRE

INTERVENANTS

© Arep

➜ Groupe Serl ➜ Lyon Parc Auto ➜ Banque des Territoires ➜ Poste Immo

UN PROJET

Fruit d’un partenariat réunissant Lyon Parc Auto, la Banque des Territoires, Poste Immo et le Groupe Serl, le bâtiment développera 29 000 m2 de surface sur le Port Edouard Herriot. Il sera livré à l’été 2023.

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Outil logistique véritablement innovant et surtout en parfaite adéquation avec les enjeux de décarbonation d’un secteur accusé de polluer l’air dans et autour des grandes métropoles, l’Hôtel Logistique Urbain de Gerland devrait révolutionner les flux de livraison de marchandises au cœur de la Métropole de Lyon. Dès sa conception, il avait notamment pour ambition d’accompagner la mise en œuvre de la Zone à Faible Émission (ZFE) au cœur de la Capitale des Gaules. Au quotidien, il doit également permettre de lutter contre les phénomènes de congestion et de bruits dans la ville. Pour mettre en œuvre ce projet, la Compagnie Nationale du Rhône, en accord avec la Métropole de Lyon, a lancé un Appel à Manifestation d’Intérêt dès le mois de juillet 2018. Le projet retenu est porté par le groupement constitué de Lyon Parc Auto, la Caisse des Dépôts et Consignations, Poste Immo et Serl Immo. Le permis de construire a été obtenu en février 2021 et une convention d’occupation temporaire du site a été signée à la fin de la même année avec la CNR et l’État. Les travaux ont ainsi pu commencer dès le début de l’année suivante et la livraison devrait

intervenir dans le courant du mois de juin 2023.

Deux niveaux facilement accessibles Les plateaux seront divisés sur deux niveaux accessibles aux poids lourds et viendront combler les besoins en logistique urbaine de l’agglomération lyonnaise. Les 29 000 m2 de surface sont quasiment commercialisés. Plus du tiers sera alloué à DPD et Urby, les filiales du Groupe Poste immobilier. Elles occuperont 10 000 m2 de surface au rez-de-chaussée du bâtiment sud. Les 4 200 m2 de surface logistique développés à l’étage du même bâtiment seront sous-loués à des acteurs privés. L’ensemble du bâtiment nord a été pris à bail par la société LPA, qui mettra également en location les 10  000 m2 de surfaces logistiques et tertiaires qu’il abrite. « Cet équipement est destiné à assurer l’approvisionnement final de l’hyper centre de l’agglomération avec des véhicules propres, permettant ainsi la mise en œuvre de chaines logistiques décarbonées. C’est la première brique d’un système de reconfiguration de l’écosystème de logistique urbain de la Métropole de Lyon », indiquent les partenaires du projet.

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PUBLIREPORTAGE

Nacarat concrétise ses ambitions en Auvergne-Rhône-Alpes

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Nacarat Auvergne-Rhône-Alpes poursuit son développement. Deux de ses plus importants projets sont en cours de réalisation. A Lyon 6, les travaux de réhabilitation de l’ancien site Panzani - bâtiment historique dessiné par Tony Garnier, dans les années 30 - ont débuté en janvier 2023. Associé à Arioste dans ce projet, Nacarat va livrer l’ensemble à l’été 2024. C’est également à l’été 2024 que sera achevé le programme Spring, à Grenoble. Les travaux ont débuté l’été dernier. Ce projet, dans lequel Nacarat est associé à Demathieu-Bard Immobilier, prévoit 13 500 m2 de surface répartis sur six étages. Depuis deux ans, Nacarat fait partie du groupe Tisserin, acteur de l’économie sociale et solidaire. Le promoteur s’engage donc dans des programmes justes et durables. Avec, en outre, une attention particulière portée sur la maîtrise des charges, enjeu de taille depuis le crise énergétique.

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NICOLAS MAINGUY

« Vaise est arrivé à maturité » Quelle a été la demande placée en 2022 sur le secteur de Vaise ?

aussi des réflexions en cours pour la mise en place de navettes privatives.

La demande placée s’élève à 42 342 m2, soit une augmentation de 13 % sur un an et une augmentation moyenne sur 5 ans de 56 %, avec 45 transactions enregistrées. Nous sommes clairement sur un marché de grandes surfaces. La transaction la plus importante concerne Solutec qui déménage de Villeurbanne pour un clé en main locatif de 11 330 m2. Ensuite, la deuxième place revient à Agicap qui a pris à la location 5  289 m2 au sein du programme Basalt. Arval complète le podium en déménageant de Limonest pour s’installer sur 4 400  m2 dans l’opération I-Conic qui accueille également le siège régional de Nexity.

Le quartier est-il systématiquement évalué par les entreprises en recherche de bureaux ?

© JLL

A quel niveau de loyer se situe le quartier ?

UN ACTEUR

Le consultant senior bureaux de JLL, responsable du secteur de Vaise, fait le point sur un marché dynamique qui, derrière la Part-Dieu et Gerland, complète le podium de la demande placée en bureaux en 2022.

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Le loyer prime a atteint 220 €/m2/an HTHC et concerne le bâtiment High Five One dans lequel le cabinet d’avocats Ydès, qui était déjà implanté sur le secteur, a loué 3  000  m2 . Le loyer moyen en seconde main est en hausse et avoisine 178 €/m2/ an. Les niveaux de loyer à Vaise sont particulièrement attractifs pour des opérations neuves intra-muros. A titre de comparaison, les loyers des opérations comparables dépassent 300 €/m2/an à la Part-Dieu L’aspect financier est un élément important dans le choix d’implantation d’une entreprise et les loyers compétitifs de Vaise participent à son attractivité. Quels sont les autres facteurs d’attractivité de Vaise ? L’atout majeur de Vaise est son cadre de vie avec les bords de Saône, des espaces arborés, des restaurants et une offre servicielle intéressante avec notamment des salles de sport et un cinéma. La desserte autoroutière est très bonne et le secteur est desservi par la ligne de métro D. Le quartier de l’Industrie, à plus de 15 minutes à pied de la gare de Vaise, est un peu moins bien loti, mais les modes doux comme le vélo et la trottinette peuvent constituer le dernier maillon de la chaîne pour arriver sur site. Pour que ça fonctionne, les bâtiments doivent être équipés en conséquence, c’està-dire offrir des lieux sécurisés pour garer et recharger son vélo ou sa trottinette ainsi que des douches-vestiaires. Pour combler le déficit de transport de cette zone, il y a

Vaise profite du mouvement de recentralisation depuis les extérieurs vers Lyon intramuros. Les entreprises veulent moins de mètres carrés, mais des mètres carrés plus qualitatifs. Vaise se classe aujourd’hui en 3e position après la Part-Dieu et Gerland. C’est un vrai choix d’implantation crédible et non pas une alternative par défaut. L’offre disponible permet-elle de répondre à la forte demande ? Le secteur est arrivé à maturité. Le taux de vacance est de 3,7 % seulement et il y a une vraie contraction de l’offre avec moins de 20 000 m2 en commercialisation. Il y a quelques surfaces disponibles au sein des programmes Irizium, Basalt, Campus Verrazzano, S-One…. Quelles seront les prochaines opérations livrées ? Le programme Racines de Carré d’Or, situé rue Joannès Carret, sera achevé début 2025. Tout proche de là mais de l’autre côté des voies ferrées, Carré d’Or développe également le projet Faubourg 1317 qui proposera environ 3  000  m2 . Dans le secteur Gorge de Loup, l’opération Alpierre de M+M sera livrée début 2024 pour accueillir un utilisateur de premier rang. Les deux surfaces disponibles sont en cours de négociation. En face, le projet Sisal se compose de deux bâtiments reliés par un hall commun totalisant 7 700 m2 . Nous n’avons pas de visibilité sur la date de livraison car le programme sera lancé à partir d’une pré-commercialisation de 50 %. Le sujet le plus important reste bien entendu la libération du site d’Apicil dans moins d’un an après le déménagement du groupe dans la tour To-Lyon. L’immeuble de 18 000 m2 , construit par Sogelym Dixence et propriété de Perial Asset Management, date de 2010 et devra sans doute faire l’objet d’une rénovation avant sa remise sur le marché.

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SMABTP PREND RACINES À VAISE

© Septembre Illustration

INTERVENANTS

En décembre 2022, SMABTP a annoncé son investissement dans un immeuble de bureaux à construire situé au 6 rue Joannès Carret. Dans ce programme de 9 000 m2, l’entreprise d’assurance spécialisée dans les métiers de la construction et de l’immobilier implantera sa direction régionale Centre-Est composée d’environ 70 personnes. Aujourd’hui, un peu plus de 5 000 m2 de surfaces restent à commercialiser, dont trois plateaux de 1 600 m2 au R+1, R+2 et R+3. Le loyer devrait s’afficher autour de 205  €/m2/an HT-HC. Au rezde-chaussée, qui accueillera des activités de services et de restauration, un lot de 400 m2 est encore disponible.

au label «  Carrément Hexagonal  » du promoteur lyonnais, qui impose le recours à des entreprises locales et l’emploi majoritaire de matériaux français. Le bâtiment en ossature bois et béton bas carbone vise les labels Breeam niveau Excellent, BeposEffinergie et E3+C1. Les travaux ont déjà démarré et la livraison est annoncée à la fin du 1er trimestre 2025.

UN PROJET

Réalisé par le promoteur lyonnais Carré d’Or sur le site de son ancien siège social, le programme de 9 000 m2 a été acquis en Vefa par SMABTP pour installer ses équipes régionales. Quelque 5 000 m2 restent disponibles à la location.

➜ SMABTP ➜ Carré d’Or ➜ AFAA

Label « Carrément Hexagonal » Cette opération, baptisée Racines et réalisée par Carré d’Or, s’élèvera sur quatre étages surmontés d’un rooftop de 1 200 m2 offrant 758  m2 de terrasses accessibles à tous les locataires. Deux niveaux de soussol proposeront des stationnements avec un ratio d’une place de parking pour 62 m2. Dessiné par l’agence lyonnaise d’architecture AFAA, ce programme se conformera 65

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lyon vaise 22/03/2023 17:00

VALÉRIE GIRAUD

« Il faut régler la question des mobilités douces »

UN ACTEUR

© D.R.

Est-ce qu’une petite commune de moins de 5 000 habitants, installée tout au nord du territoire métropolitain, peut aisément trouver sa place dans cette grande collectivité ?

Bien qu’elle ait pris ses fonctions en 2018, en cours de mandat, suite au décès brutal de son prédécesseur, la maire de Genay, réélue en 2020, n’ignore rien des enjeux auxquels doit faire face ce territoire sur lequel elle vit depuis presque 30 ans.

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Tout à fait. Je suis convaincue que la position géographique de notre commune constitue même un atout majeur pour conforter son attractivité et assurer son développement. D’ailleurs, les acteurs économiques l’ont bien compris, puisqu’ils sont très nombreux à se montrer intéressés par une éventuelle installation sur notre territoire. Nous bénéficions notamment d’une desserte directe par l’A46 et nous sommes à l’intersection de trois territoires et des flux qui les relient : la Métropole de Lyon, le Nouveau Rhône et le département de l’Ain. Sa situation géographique fait vraiment de Genay un point névralgique. Un point de convergence très intéressant pour les entreprises. Nous le voyons très clairement au travers du discours que tiennent les porteurs de projets. Même si le contexte économique actuel freine un peu les projets d’implantation. Si vous deviez néanmoins pointer du doigt un ou deux handicaps, quels seraient-ils ? Nous devons absolument, en lien avec la Métropole, lever un frein aux déplacements depuis et vers le centre de Lyon. La question des mobilités est posée et attend encore une réponse. Nous travaillons énormément sur ce sujet, mais il est très complexe. J’y suis d’autant plus sensible, que j’occupe le fauteuil de présidente du Comité Territorial Insertion Emploi. Cette question des transports fait partie des sujets sur lesquels nous planchons activement, afin de permettre aux publics concernés d’avoir accès à un territoire excentré comme le nôtre pour venir travailler. Cela étant dit, la question des mobilités ne concerne pas seulement Genay, mais l’ensemble des communes du Val de Saône. Car les difficultés de recrutement s’intensifient pour nos entreprises. À Genay, par exemple, nous avons une seule ligne de bus, structurante, la 43, qui nous relie à Vaise. Elle dessert la commune et la zone industrielle Nord, mais l’offre qu’elle propose ne correspond pas forcément aux besoins de certaines entreprises, qui veulent des solutions efficaces pour faire

venir leurs collaborateurs. Quelles solutions envisagez-vous pour régler ce problème ? Le Sytral a prévu de déployer un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) sur notre ligne, mais pas avant 2027/2028. C’est une solution, certes, mais cela constitue une perspective encore lointaine pour de nombreuses sociétés, qui ont besoin tout de suite de conserver leurs salariés, voire d’en attirer de nouveaux pour assurer leur développement. Par ailleurs, à mes yeux, ce n’est qu’une partie de la réponse. En dehors d’une meilleure connexion avec la ville centre, je voudrais que nous disposions rapidement d’une passerelle en mode doux pour relier Genay et Saint-Germainau-Mont-d’Or. Car même lorsque le BHNS sera mis en service, ce ne sera pas suffisant. Nous avons besoin d’une connexion rapide avec la rive droite, pour rejoindre la ligne SNCF qui relie Albigny à la PartDieu. Le temps de trajet est d’une douzaine de minutes, ce qui représente un gain de temps considérable pour les déplacements du quotidien. Visiblement très attractif, en dépit de ce petit point d’achoppement, votre territoire est-il encore en mesure d’accueillir aujourd’hui des projets d’implantation ? Bien qu’elle totalise 180 hectares, nous n’avons plus guère d’espace pour cela sur la zone industrielle de Lyon Nord, qui s’étend sur le territoire de notre commune et sur celui de Neuville-sur-Saône. En revanche, nous avons créé en 2019 le parc d’activités de La Richassière. Il est entièrement localisé sur Genay et totalise environ 5 hectares. Certes, il est déjà partiellement occupé, mais nous avons encore la moitié des fonciers qui sont ouverts à la commercialisation. Quelle est la cible d’entreprises visées ? Pour le moment, les occupants du parc d’activités de La Richassière sont essentiellement des PME industrielles et artisanales. Mais nous avons aussi des activités tertiaires et de l’hôtellerie. Pas de commerce en revanche.

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Face à la raréfaction du foncier et dans une démarche de respect environnemental, GSE se positionne comme précurseur dans la conception et réalisation de bâtiments à étages dernière génération en France et en Europe.

GSE prend de la hauteur L’expertise internationale développée avec la capitalisation de nos belles réussites est mise au service du Groupe GSE à travers l’action d’une équipe dédiée d’experts. L’équipe d’experts multi-niveaux GSE intervient sur toutes les phases du projet, notamment : l En phase conception, afin d’anticiper et d’intégrer toutes les spécificités multi-niveaux. lE  n phase réalisation, afin de garantir : – La mise en application de nos bonnes pratiques, – Le respect de la qualité de l’ouvrage et des délais d’exécution. Le premier bâtiment logistique à étages by GSE est en exploitation depuis 2019 à Gennevilliers. Il s’agit d’un ensemble de 63 000  m², composé de 2  bâtiments superposés de 30 000 m², construit pour VAILOG, Groupe SEGRO. Les cours camions sont superposées, l’une au rez-de-chaussée, l’autre à l’étage, à laquelle les véhicules accèdent par une rampe. Cela sur un foncier de 8 ha. Si l’on fait le ratio, cela représente 80 % de surface construite par rapport à la taille du terrain, contre 40 % pour des bâtiments classiques. En août 2021, GSE a livré une plateforme logistique de 186 000 m² sur 4 niveaux pour un géant du e-commerce, le plus grand bâtiment logistique de France.

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Un nouveau concept de bâtiments multiniveaux

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Chez GSE, nous vous proposons des solutions de stationnement intelligent flexibles, évolutives et offrant une grande liberté d’action. Fort de plus de 46 ans d’expérience, GSE (avec l’appui de sa maison mère GOLDBECK) est un acteur reconnu dans le domaine de la conception / réalisation de parcs de stationnement aériens. Nos matériaux de construction, assemblages et détails constructifs évoluent en permanence sur la base de ce retour d’expérience. Cela s’applique également à nos processus de conception. Ainsi, nous créons des solutions optimales, personnalisées, fonctionnelles et compétitives. Les places de parc de stationnements et les voies de circulation sont spacieuses et conviviales, libérées de tout élément structurel, garantissant ainsi aux utilisateurs une manœuvrabilité optimale. Innovantes, uniques et durables : les dalles béton préfabriqués GOLDBECK By GSE confèrent à l’ouvrage un très haut niveau de qualité tout en réduisant le temps de montage. Le système constructif GOLDBECK By GSE permet une utilisation immédiate de l’ouvrage et nécessite très peu d’entretien, offrant ainsi un retour sur investissement rapide.

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16/03/2023 16:29

UNE NOUVELLE ZONE D’ACTIVITÉS EN PROJET À NEUVILLE-SUR-SAÔNE

INTERVENANTS

© D.R.

➜ Métropole de Lyon ➜ Ville de Neuville-sur-Saône ➜ Groupe Serl

UN PROJET

Baptisée zone d’activités en Champagne, elle totalisera une quinzaine d’hectares, mais seulement cinq seront commercialisables. Les premiers travaux d’aménagement devraient débuter l’année prochaine.

Chargé par la Métropole de Lyon de réaliser une nouvelle opération de développement économique au sein de la zone industrielle Lyon Nord, sur le territoire du Val de Saône, le Groupe Serl espère disposer d’un permis d’aménager entièrement purgé dans les prochains mois. Une fois cette étape franchie et les fouilles archéologiques achevées, la future zone d’activités en Champagne entrera enfin en phase opérationnelle. L’aménagement et la commercialisation devraient débuter à la fin de l’année, voire début 2024 au plus tard. Le projet, qui devait initialement proposer 11,8 hectares de terrains cessibles et une vingtaine de lots, a été revu à la baisse. Les surfaces commercialisables ont été ramenées à 6,2 hectares et le nombre de lots a été réduit de moitié. Le reste du site sera entièrement renaturé. Cet espace sanctuarisé, avec des espèces protégées, sera intégralement rétrocédé à la Métropole de Lyon.

vités en Champagne permettra notamment le développement des entreprises industrielles et artisanales de Neuville-surSaône, mais aussi plus largement de tout le Val de Saône. L’enjeu étant de créer et pérenniser une nouvelle dynamique économique sur le Val de Saône, de renforcer l’attractivité industrielle et économique de l’entrée nord de la Métropole de Lyon, de participer à la recherche d’équilibre du développement économique territorial, et d’accélérer la création d’entreprises ainsi que la création d’emplois.

Un rayonnement plus large Avec une offre foncière et immobilière ciblée, l’aménagement de la zone d’acti-

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PHILIPPE MALAVAL

« Pas de développement économique sans une bonne accessibilité »

© www.lotfidakhli.fr

Qu’est-ce qui a motivé la fusion des associations d’entreprises AEPAC et AS’PARC sous une nouvelle entité baptisée Porte Des Alpes Entreprises ?

UN ACTEUR

Le président de Vassel Graphique et Typocentre, élu de la CCIR, de la CCI Lyon Métropole-SaintEtienne-Roanne, président de l’ENE est aussi coprésident de l’association Porte Des Alpes Entreprises. Cette structure entend peser dans les réflexions et les décisions du développement futur d’un territoire stratégique.

L’Association des Entreprises du Parc d’Activité du Chêne (AEPAC) sur la commune de Bron et l’Association des Entreprises du Parc Technologique (AS’Parc) sur la commune de Saint-Priest ont fusionné en décembre 2022 pour donner naissance à une nouvelle association d’entreprises, Porte Des Alpes Entreprises (PDAE), co-présidée par Laurent Albiac et moi-même. Le projet d’unir nos forces trouve son origine il y a quelques années lorsque le président de la Métropole de Lyon David Kimelfeld avait réuni les présidents de plusieurs associations d’entreprises pour évoquer le sujet de la mobilité. Nous étions arrivés en ordre dispersé et chacun avait tiré la couverture à soi. A ce moment, j’ai pris conscience que nous étions tout petit dans cette métropole et que nous n’avions aucun poids. De là, l’AEPAC et l’AS’Parc, qui partageaient des valeurs et une vision communes, ont commencé à travailler davantage ensemble. Pour voir plus grand et exploiter un potentiel important, nous nous sommes regroupés en créant une nouvelle association. Finalement, la seule chose qui nous séparait c’est l’autoroute A43 ! Pourquoi le projet trouve-t-il son aboutissement aujourd’hui ? Notre territoire est le seul endroit de la métropole où un développement économique est possible. Il était donc grand temps de se réunir pour peser plus dans les décisions parce que Porte des Alpes est une zone de développement stratégique. Nous ne nous sommes pas trompés puisque la Métropole de Lyon a lancé un appel d’offres européen et a retenu trois cabinets d’urbanisme pour imaginer le développement et l’aménagement de Porte des Alpes à horizon 10, 20 et 30 ans. Qu’est-ce qui vous permet de penser que vous serez en mesure de peser dans les décisions ? Nous rassemblons aujourd’hui 120 adhérents, mais nous pensons atteindre 200 adhérents d’ici la fin de l’année, et nous avons étendu notre périmètre jusqu’au parc Berliet, à Vénissieux. Notre potentiel est

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énorme puisqu’il compte 816 entreprises représentant 27 000 salariés. Et dans moins de cinq ans, le potentiel est évalué à 900 entreprises pour 32 000 salariés. A ce titre, PDAE est, et sera, un acteur majeur pour peser sur les décisions et amener des projets utiles. Sur quels dossiers voulezvous faire entendre la voix des entreprises ? Notre sujet prioritaire est l’accessibilité du secteur aussi bien pour les salariés des zones d’activités et commerciales que pour les étudiants du campus. En 2021, la suppression de la ligne Zi7 entre La Soie et Bron, sans concertation, a été une catastrophe et une aberration totale. Ce problème d’accessibilité constitue une vraie difficulté pour recruter et peut même entraîner le départ d’entreprises vers des secteurs géographiques mieux desservis. Du côté du Parc Technologique, la situation n’est pas meilleure, malgré la desserte par le tramway car la fréquence n’est pas assez importante pour absorber le flux des travailleurs et des étudiants. A l’heure de la mise en place de la ZFE, il faut faire preuve de cohérence et proposer une offre de transport en commun adaptée aux besoins. Pour le développement économique des entreprises comme pour le bien-être des salariés, il faut régler ce problème d’accessibilité. Notre territoire apporte une vraie qualité de vie au travail avec des parcs d’activités bien arborés, mais nous sommes le parent pauvre des transports en commun. En matière de foncier et d’immobilier, le territoire est-il en capacité de répondre aux besoins des entreprises ? Il y a encore du foncier disponible sur le territoire et le turn-over des entreprises libère des bâtiments. L’enjeu est de requalifier ces locaux vieillissants, notamment sur le Parc du Chêne, mais le travail a commencé. Les propriétaires réalisent des travaux pour remettre à neuf leur immobilier en procédant à l’isolation extérieure des bâtiments, en installant des bornes de recharge électrique… Pour certains propriétaires moins réactifs qui restent à sensibiliser, l’association relaiera les attentes des entreprises.

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bricerobert.com

Brice Robert PART-DIEU LYON 3ÈME / NEW AGE

BUREAUX À LOUER / 18 852 m2 divisibles à partir de 1 280 m2

Ce programme BREEAM® niveau Excellent, WELL niveau GOLD et WIREDSCORE® Silver met l’accent sur l’efficience énergétique, l‘architecture et l’apport de nouveaux services : jardin, toit terrasse aménagé, plusieurs services de restauration, plateaux divisibles et emplacements de parking. New Age bénéficie d’une visibilité et accessibilité optimales à l’entrée sud de la Part-Dieu. Livraison 2ème trimestre 2023 Contact : Maryse CADEGROS Crédit photo : Studio Erick Saillet

VILLEURBANNE / TOTEM

BUREAUX À LOUER / 3 930 m2 divisibles à partir de 126 m2

Ce projet situé à l’angle du cours Tolstoï favorise une belle visibilité. Efficience des plateaux avec un ratio de 1 salarié pour 10 m2. Proche des services et des commerces, ces bureaux bénéficient d’une très bonne accessibilité par les TCL. Parking.

DPE en cours Contact : Maryse CADEGROS

VILLEURBANNE / PARK AVENUE

BUREAUX À LOUER / 3 516 m2 divisibles à partir de 300 m2

Dans un secteur très recherché en entrée de ville, connecté au Périphérique, Park Avenue réhabilité offre une belle visibilité face à la Tête d’Or. Il intégre des services et est l’outil de travail idéal adapté aux standards de demain. Ratio parking exceptionnel dans ce secteur. DPE en cours Contact : Pierre LABOPIN

A VENDRE

Crédit photo : Asylum, Z Architecture

BRON / TERRA PARC LA CLAIRIÈRE

BUREAUX À LOUER OU À VENDRE / 5 070 m2 divisibles à partir de 651 m2

Terra, nouveau pôle tertiaire totalisant 42 000 m² avec une visibilité périphérique exceptionnelle, prend ses racines dans un environnement en pleine transformation dans le prolongement de Carré de Soie. Des plateaux compris entre 775 m² et 1 050 m² offrant une grande modularité. Une certification pour les bureaux NF HQE Bâtiment durable niveau TRES PERFORMANT. Nombreux services sur la ZAC. Disponibilité : nous consulter Contact : Maryse CADEGROS

CHAMPAGNE AU MONT D’OR / RACING PARK

BUREAUX À LOUER / 3 435 m2 divisibles à partir de 363 m2

Racing Park est la nouvelle opération emblématique à TECHLID, bénéficiant de plateaux de bureaux haut de gamme et modernes, offrant une qualité de travail adaptée aux usages actuels. Architecture unique et avant-gardiste aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Position stratégique grâce à une desserte efficace. Nombreux emplacements de parking en sous-sol et en extérieur. DPE en cours Contact : Pierre LABOPIN A VENDRE

CHASSIEU / ACTIPARK AMPÈRE

LOCAUX D’ACTIVITÉS À VENDRE À LOUER / 3 856 m2 divisibles à partir de 83 m2

Parc d’activités neuf implanté sur un terrain de 6 000 m2 en façade de la Rocade Est. Composé de 2 bâtiments, il propose également un bâtiment entièrement rénové sur deux niveaux. Ensemble architectural soigné. Portes sectionnelles électriques, accès poids-lourds et camionnettes. Desserte bus TCL. Disponibilité : 3ème trimestre 2024 Contact : Jean-Pascal DENYS A VENDRE

VENISSEUX / ACTIPARK DES PLATANES

LOCAUX D’ACTIVITÉS À VENDRE À LOUER / 2 568 m2 divisibles à partir de 162 m2

Parc d’activités en cours de construction sur un terrain de 12 600 m2 proposant des cellules de 160 à 400 m2 et bénéficiant de panneaux photovoltaïques. Accès PL plain-pied, cour de chargement. Bureaux et mezzanine livrés brut. Desserte bus TCL et Boulevard Urbain Sud.

Disponibilité : nous consulter Contact : Jean-Pascal DENYS PHOTOS : BRICE ROBERT - DOCUMENT NON CONTRACTUEL - SIRET 31978448400028

15, rue Bossuet, 69006 Lyon - Tél. : 04.72.83.08.08

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CLÉ EN MAIN CONSTRUCTION LIVRE LE PARC DU TRIANGLE À SAINT-PRIEST

© Soho Infographie

INTERVENANTS ➜ Clé en Main Construction ➜ Soho Architecture

UN PROJET

Situé au 100 rue de l’Industrie, ce parc d’activités se compose d’un grand bâtiment de sept lots et d’un petit bâtiment de deux lots. Les premiers utilisateurs emménageront dans les prochaines semaines.

L’ancien champ agricole acquis en 2021 par Clé en Main Construction a laissé place à un parc d’activités dans lequel les premiers artisans et PME sont sur le point de s’installer. Le foncier d’environ 10 000 m2 en forme de triangle, d’où le nom de l’opération, accueille deux bâtiments pour une emprise au sol de 3 352  m2. Le premier bâtiment est découpé en sept lots qui proposent en moyenne 250  m2 de surface d’activités/stockage et 40  m2 de bureaux en rez-de-chaussée et 40  m2 de mezzanine à aménager. Offrant une belle visibilité depuis la rue de l’Industrie, la dernière cellule en bout de bâtiment dispose d’une surface tertiaire plus importante avec environ 140 m2 de bureaux en rez-de-chaussée et à l’étage. Même principe pour le second bâtiment avec un des deux lots qui offre 403 m2 de surfaces d’activités complétées par des bureaux sur deux niveaux offrant respectivement 217  m2 et 212  m2 de surface de plancher.

contribué à la commercialisation rapide du Parc du Triangle. Quatre lots sont encore disponibles à la vente et à la location. Les surfaces de bureaux sont vendues 2 100 €/m2 et les surfaces d’activités à 1 580  €/m2. Le loyer annuel d’un lot de 260  m2 d’activités et 40  m2 de bureaux plus la mezzanine s’affiche autour de 45 000 €. Les futurs utilisateurs ont également accès à quelque 60 places de stationnement dans un environnement verdoyant grâce à une cinquantaine d’arbres. Cette mise en valeur du végétal se décline sur certaines façades avec de la glycine grimpante. L’alternance d’un bardage métallique clair et foncé vient également rythmer les façades, dont quelques-unes sont embellies par des lames imitation bois.

Un loyer annuel moyen de 45 000 € Le secteur attractif et la qualité de l’opération dessinée par Soho Architecture ont

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USIN LYON PARILLY

2023

2023

©La Graine Studio / Garage Productions

bâtiments industriels à louer

BÂTIMENTS 2/3 – LOTS D’ACTIVITÉS INDUSTRIELLES DE 1 000 M² À 3 000 M² LIVRAISON : OCTOBRE 2023

— Dans un écosystème industriel — Au cœur de la Métropole de Lyon — Desserte exceptionnelle : Tramway T4 - Métro D - Pôle multimodal Vénissieux Pistes cyclables - Périphérique proche — Site sécurisé — Services aux entreprises

©Atelier Thierry Roche

- Contact : Marc VOUILLON / Tél. 04 72 61 50 30 / [email protected] Un projet porté par le Groupe SERL, - Une adresse : 41 - 47 bd Marcel Sembat 69200 Vénissieux la Banque des Territoires et CEPRAL Participation - Un site internet : www.usin.fr

DAVID BELLANGER

« Dessiner le futur de l’industrie »

© D.R.

UN ACTEUR

La mise à disposition de bâtiments industriels sur le site Usin à Vénissieux préfigure-t-elle la démarche que doivent adopter les collectivités en la matière ?

Connaisseur avisé des problématiques industrielles, le directeur du projet Usin jette un regard objectif et ambitieux sur l’avenir de Vénissieux.

Tout à fait. Certes avec Usin nous sommes sur une opération de portage privé, mais la Métropole de Lyon est l’actionnaire du Groupe SERL et nous travaillons sur ce projet comme sur d’autres main dans la main avec son service économique. Ce projet apporte en effet la démonstration de ce que peut être un site industriel. Pour reprendre les mots d’Émelyne Baume, nous sommes sur un site pilote du renouveau industriel et donc du futur de l’industrie. Cette opération appelle donc à être reproduite. J’étudie d’ailleurs pour le Groupe Serl un autre projet de cette nature avec la réappropriation d’une friche qui est aussi en milieu urbain. Avec Usin nous sommes dans la logique « site clé en main » ; en quoi est-ce un avantage ?

terme. Sur Usin, nous aurons de nouvelles livraisons dès le mois d’octobre prochain et d’autres permis de construire qui seront déposés dans les semaines et mois à venir. Nous prévoyons une livraison prévisionnelle à l’horizon 2025 pour le lot 1, avec des surfaces de 200 à 600 m2. Quant au futur pôle LYVE, les travaux devraient débuter au premier trimestre 2024 et sa livraison est envisagée pour le premier semestre 2025. Au-delà d’USIN, quel sont les capacités d’accueil de Vénissieux en matière de sites industriels ? On est sur un territoire d’industrie historique, donc dans cet environnement il y a d’autres opérations qui peuvent intensifier leur usage. Renault Trucks en partenariat avec la Métropole de Lyon travaille sur plusieurs projets, plus ou moins avancés. Et d’autres sites mutent, comme Veninov, pas très loin d’Usin. Il y a un vrai sens à trouver des activités de production dans cette ville.

C’est la possibilité d’avoir une offre disponible immédiatement, une autre dans un délai très court, et une autre à plus long

Le site Veninov peut espérer un avenir

© D.R.

UN PROJET

Désaffecté depuis novembre 2016, le site de l’ancienne usine Veninov pourrait muter tout en conservant sa vocation de production.

INTERVENANTS

➜V  ille de Vénissieux ➜M  étropole de Lyon ➜S  ociété Windhager

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Progressivement déshabillé de toute activité, après avoir abrité plus de 1 200 salariés, le site Veninov totalise 6,4 hectares totalement inutilisés. Propriété d’un groupe autrichien, il pourrait démarrer une nouvelle vie. Selon Yolande Peytavin, première adjointe au maire de Vénissieux, en charge notamment du Développement de la ville, des travaux de démolition et de dépollution du terrain sont en cours. Selon les informations que la municipalité a laissé filtrer, le site conservera sa vocation économique de production, industrielle ou artisanale, conformément plan local d’urbanisme. Trois bâtiments seront conservés et intégrés au projet, tandis que d’autres pourraient être construits pour accueillir de nouvelles activités et des bureaux, bien qu’aucun permis de construire n’a été déposé pour l’heure.

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PAUL CAMPY

« Préserver les activités, source d’emplois non délocalisables » Quelle place accordez-vous aux activités économiques dans vos grandes opérations urbaines ?

© Gilles Michallet-Villeurbanne

Nous souhaitons préserver l’activité économique. Dans le cadre de l’évolution du PLU et de l’évolution démographique, nous veillons à ne pas perdre de la capacité économique afin de permettre aux entreprises de se créer, de se développer et de se maintenir sur le territoire. En lien avec la Métropole de Lyon, nous travaillons aussi à la structuration de filières jeux vidéo et art numérique, vélo et textile.

UN ACTEUR

Le 2e adjoint de la Ville de Villeurbanne, en charge du développement économique, de l’insertion professionnelle et de l’emploi confirme la volonté forte des élus de maintenir des activités commerciales, productives et artisanales dans la commune.

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Le projet Gratte-Ciel fait partie des opérations majeures. Quelles sont vos ambitions pour le cœur de ville ? Ce projet d’extension nous permettra d’avoir un centre-ville dimensionné pour couvrir les attentes de 150 000 habitants. Nous aurons 600 nouveaux logements, 40 nouveaux commerces, un pôle cinéma-jeunesse et 4  000 m2 de bureaux et locaux d’activités. Sur le volet économique, ce projet se positionne surtout sur la thématique commerciale. Nous avons réalisé une étude qui a mis en évidence une évasion commerciale vers le secteur de la PartDieu qui propose une offre plus complète. A Villeurbanne, nous avons une bonne représentativité de l’offre alimentaire, mais l’offre d’équipement de la personne et de la maison mérite d’être développée. Sur le cours Tolstoï, l’axe commercial est également important ? « La Fabrique Tolstoï » est un contrat de revitalisation artisanale et commerciale signé en juin 2019. Entre le Totem et l’angle de la rue Pascal, nous travaillons sur le développement de l’activité commerciale et artisanale, puis jusqu’à la Place Grandclément, nous prévoyons de l’activité productive. La Société Villeurbannaise d’Urbanisme mène une mission de prospection et d’acquisition de murs ou de fonds de commerce, puis réalise les éventuels travaux avant de recommercialiser les surfaces. Nous avons rédigé une Charte de prescription technique et architecturale pour préserver l’identité de chaque bâtiment et créer une harmonie sur le cours.

Grandclément sont-elles différentes ? Délimitée par la rue Léon Blum, l’avenue Leclerc, la route de Genas et la rue Emile Decorps, la Zac Grandclément est plus orientée vers les activités productives. Audelà de la préservation de capacités économiques, notre souhait est de préserver l’artisanat et la petite industrie car les activités productives sont une source d’emplois non délocalisables et amènent des services aux habitants. Nous développerons donc 40  000  m2 d’activités productives, 35  000  m2 de bureaux et 2 000 m2 de commerces. Nous étudions aussi l’implantation d’un hôtel car nous sommes à proximité de la ligne de tramway T3. Cette Zac se décompose en trois grands pôles économiques : le pôle Pixel augmenté que nous voulons ouvrir davantage sur le quartier, l’Ilot des artisans à l’Est avec des activités artisanales et du BTP, et le secteur Grandclément Gare avec de la petite activité productive et des rez-de-chaussée tertiaires surmontés de logements pour développer la mixité fonctionnelle. La livraison de l’ensemble du projet est prévue à l’horizon 2032. Villeurbanne accueillera également un projet inédit d’hôtel d’activités. Que pouvez-vous en dire ? Vinci Immobilier et Linkcity se sont positionnés sur deux fonciers privés jadis occupés par les Transports Durand et Sider, rue de la ligne de l’Est. Nous avons encouragé les promoteurs à réfléchir à un produit innovant d’activités superposées pour rationaliser le foncier. Dans le cadre de ce travail, la Société Villeurbannaise d’Urbanisme est intervenue en portage foncier sur l’une des parcelles. Un projet d’ensemble a été travaillé sur la question des flux, des entrées-sorties… Le permis d’aménager a été délivré fin 2022 et les permis de construire sont en instruction pour des travaux qui pourraient débuter à la rentrée. Nous avons travaillé la programmation afin de proposer des produits complémentaires totalisant 21 800 m2 de surface de plancher pour Vinci Immobilier et 13 000 m2 pour Linkcity.

En quoi les orientations économiques de la Zac 78

22/03/2023 11:17

LE VEELLAGE DE SAINT QUENTIN FALLAVIER (38) PROUDREED poursuit et renforce sa présence sur le territoire avec le démarrage du chantier du parc d’activité de Saint Quentin Fallavier qui sera livré au 1er trimestre 2024.

Le programme, situé rue de Bretagne, est très bien desservi et idéalement situé à proximité de l’A43 entre Lyon et BourgoinJallieu. Il développe deux bâtiments de respectivement 2500 m² et 1 100 m². Extrêmement modulables, les cellules sont à louer à partir de 260 m².

Nicolas Heintz, directeur adjoint du développement : « Il s’agit du premier projet dans la région faisant la part belle à notre nouvelle charte architecturale. Nos VEELLAGE sont développés dans le souci majeur de répondre aux demandes évolutives de nos clients et en étroite collaboration avec les collectivités. Ce projet est mené avec la société HTC pour la construction et avec le cabinet d’architectes

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HTVS, partenaires de longue date. Le développement de notre concept VEELLAGE intégrant une nouvelle charte architecturale, une charte paysagère, une véritable place du Veellage est en plein essor. Dans la région, de beaux projets de VEELLAGE vont éclore en 2024 et 2025 sur le territoire élargi, notamment à Saint Laurent de Mure

(environ 12 000 m²) à proximité de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry ou encore sur la commune de Fontanil près de Grenoble (environ 16 000 m²). Notre dynamique de développement au plus proche des territoires nous amène à répondre aux besoins de nos clients et des collectivités sur tout le territoire AURA élargi. »

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UN NOUVEAU QUARTIER SUR L’EX-SITE DE LA CLINIQUE DU TONKIN

INTERVENANTS

© D.R.

➜ Novaxia Investissement ➜ Icade ➜ Imring ➜C  arta-Reichen et Robert Associés, Insolites Architectures, Atelier Anne Gardoni

UN PROJET

Le groupement composé de Novaxia Investissment, Icade et Imring développera un projet de plus de 22 000 m2 une fois démolis les anciens bâtiments de la Clinique du Tonkin. Le chantier de construction pourrait être lancé en fin d’année pour une livraison début 2026.

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Les travaux de désamiantage, dépollution et déconstruction des bâtiments de la Clinique du Tonkin sont en cours. Après cette phase de démolition, le foncier d’environ 8 000 m2 sera prêt à accueillir un nouveau projet placé sous le signe de la mixité. En effet, l’opération portée par Novaxia Investissement, Icade et Imring prévoit la construction de plus de 22 000  m2 avec une programmation variée comprenant des bureaux, une école, une médiathèque, des locaux d’activités, des commerces et des logements. Pour ce projet de redéveloppement d’un quartier emblématique, le groupement s’est adjoint les services de deux cabinets d’architecture et d’urbanisme en faisant appel à l’agence parisienne CartaReichen et Robert Associés et à l’agence lyonnaise Insolites Architectures. Objectif : réaliser un projet ambitieux et exemplaire permettant de promouvoir la mixité, le bas carbone, la désartificialisation des terres, le réemploi et les matériaux biosourcés, le bien-être des occupants. L’opération vise d’ailleurs plusieurs labels : HQE Bâtiment durable, WiredScore, Ready to OsmoZ, BiodiverCity et CircoLab.

Une programmation mixte sur 22 000 m2 de SDP Deux plots accueillant 8 000  m2 de bureaux et un bâtiment d’enseignement supérieur de 5 900  m2 seront développés au Sud de la grande parcelle ; un plot de 1 100 m2 de locaux d’activités, un plot de bureaux à loyer modéré de 3 500  m2 et une médiathèque de 1 000  m2 ainsi que quelques commerces en rez-de-chaussée prendront place au Nord. Entre les deux espaces, une coulée verte imaginée par l’Atelier Anne Gardoni s’étendra d’Est en Ouest sur 2 500 m2. Sur une parcelle plus petite, un immeuble de 25 logements sera également construit. Les travaux de l’opération devraient démarrer en fin d’année. Le nouveau visage du quartier se dévoilera donc à compter de début 2026.

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PAUL VIDAL

« L’attractivité doit être organisée sur notre territoire »

© D.R.

Est-ce que votre territoire profite de sa position stratégique à l’entrée Est de la Métropole de Lyon et du manque de foncier disponible chez ce grand voisin ?

UN ACTEUR

Président de la Communauté de communes de l’Est Lyonnais (CCEL) depuis 2015, le maire de Toussieu veut développer de nouveaux fonciers à vocation économique.

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Jusqu’à présent, les entreprises venaient en effet naturellement chez nous. Les chiffres parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. Alors que notre territoire fédère seulement huit communes et 42 000 habitants, les 19 zones d’activités que nous avons développées sur 1  600 hectares rassemblent quelque 4  000 entreprises et 25  000 emplois aujourd’hui, dont 6 000 sur la plateforme aéroportuaire. Cela donne une idée du pouvoir de séduction de la CCEL sur les entreprises en quête de foncier. Mais cette attractivité doit être organisée, car nous ne voulons pas devenir la base arrière logistique de la Métropole de Lyon. Cette activité est déjà bien présente sur nos communes et nous pouvons encore accueillir quelques acteurs de la filière, mais nous voulons un développement équilibré, également avec du tertiaire et de l’industrie. Ce qui nous amène à organiser très précisément notre politique d’implantation. Lorsque nous devons aménager des territoires à vocation économique, nous faisons un appel à projet avec une charte spécifique. Nous pouvons ainsi choisir les entreprises qui vont s’installer sur notre territoire. Êtes-vous en mesure aujourd’hui de répondre à la demande d’une entreprise qui souhaiterait disposer rapidement de 4 à 8 hectares ? Pour un projet de cette taille, nous arrivons encore à trouver des solutions. Et une fois nos PLU modifiés, nous aurons plus de latitude, y compris pour des projets encore plus grands. Ceci étant dit, tout est question de dimension stratégique. Le préfet Pascal Mailhos avait expliqué, il y a un peu plus d’un an, que nous étions un des seuls territoires où il pouvait trouver 100 hectares d’un seul tenant pour un projet d’intérêt national. Nous avons ainsi 125 hectares et 75 hectares rapidement mobilisables au Sud de Saint-Laurent-de-Mure, ou encore 70 hectares au bout des pistes de l’aéroport. Sans parler de ces grands fonciers, de quelles surfaces disposez-vous à court terme pour prolonger la

dynamique qui vous porte ? Nous avons encore quelques fonciers disséminés sur le territoire de la CCEL. Quant au parc Everest, bien qu’il ne soit pas encore totalement aménagé, tous les fonciers sont d’ores et déjà vendus. Nous allons donc essayer d’ouvrir d’autres secteurs à la commercialisation. Par exemple, nous avons un petit parc d’activités à Toussieu qui est en développement. Il s’étendra sur 2,5 hectares avec une large typologie de produits  : un hôtel, un restaurant, des bureaux, des locaux d’activité et du commerce dédié aux personnels qui travaillent sur le site. D’autres opportunités à moyen terme ? Nous avons 68 hectares au sud de la plateforme aéroportuaire qui devraient être aménagés, mais il faut réviser le PLU des communes concernées. J’essaie de sensibiliser leurs maires, afin qu’ils agissent sans tarder, car une révision nécessite entre cinq et sept ans. Sinon, nous avons aussi un peu de foncier à aménager à SaintBonnet-de-Mure, à Pusignan, à Genas et à Saint-Pierre-de-Chandieu. Sans compter le secteur Portes du Dauphiné, qui devrait être notre projet phare de la décennie. Vous avez travaillé sur votre projet de territoire dès le début du mandat en cours. Quel était l’objectif visé ? Nous essayons d’imaginer un parcours de tourisme industriel pour mettre en avant ses richesses. Certes, nous ne pouvons pas nous adosser sur un patrimoine architectural exceptionnel : pas de cathédrale, pas de grand musée… mais nous avons quand même des sites qui méritent d’être visités sur nos zones d’activités. Nous sommes d’ailleurs attachés à la qualité des espaces à vocation économique. J’en veux pour preuve le marché de rénovation que nous venons de lancer pour quatre d’entre-elles, qui ont une trentaine d’années, à Genas, Pusignan, Saint-Pierre-de-Chandieu et Saint-Bonnet-de-Mure. Nous allons investir 13 M€ sur ce projet, qui s’étalera sur trois ou quatre ans. À mes yeux, ce projet est une marque de respect pour les chefs d’entreprise qui créent de la richesse sur notre territoire.

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PORTES DU DAUPHINÉ : 300 HECTARES À DÉVELOPPER

INTERVENANTS

Projet structurant porté par la CCEL, la future Zac Portes du Dauphiné entend adosser son développement sur la réouverture de la halte ferroviaire locale.

Alors qu’elle n’est plus desservie depuis 2009 que par des cars TER, la gare de Saint-Pierre-de-Chandieu-Toussieu pourrait retrouver sa vocation initiale de halte ferroviaire à l’horizon 2027, voire 2028. C’est en tout cas le souhait des élus de la Communauté de communes de l’Est Lyonnais (CCEL), qui comptent sur la renaissance de cette infrastructure pour donner une dimension régionale à la future Zac Portes du Dauphiné. À l’étude depuis plusieurs années, cet espace devant accueillir une zone d’activités qualitative viendra compléter la zone existante. La collectivité a déjà engagé une stratégie d’acquisitions foncières et la Zac pourrait potentiellement s’étendre sur 300 hectares. Les élus de la CCEL partent cependant du principe qu’ils auront déjà un très bel outil à disposition s’ils développent entre 80 et 100 hectares de fonciers à vocation économique.

Modification des PLU Avant d’en arriver là, les communes de Saint-Pierre-de-Chandieu et de Toussieu doivent mener à bien une procédure simplifiée de modification de leurs PLU respectifs, afin que des zones de carrières 83

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puissent passer en zone d’activités. « Une fois les PLU modifiés, nous pourrons commencer à aménager les fonciers. En tout cas, tant que le nouveau SCoT n’est pas sorti », alertent les élus de la CCEL. Avant de rappeler que leur projet est en cohérence avec les choix arrêtés lors de la révision de la DTA de l’Aire Métropolitaine Lyonnaise en 2015. Unanimement validé par les huit communes appartenant à la collectivité, le projet de Zac n’entre cependant pas dans les plans de la Métropole de Lyon, qui souhaiterait plutôt consacrer au moins 250 hectares à de la forêt et à des espaces verts. La CCEL devra par ailleurs gérer une autre difficulté : environ 100 hectares de cette future Zac seront en effet en fond de carrière. « Toutefois, on peut tout à fait utiliser cette topographie pour imaginer un modèle original, avec des véhicules qui assurent leurs livraisons sur les terrasses des bâtiments, avant que les produits déchargés soient redistribués dans le ou les niveaux inférieurs », assure la CCEL.

UN PROJET

© D.R.

➜ Communauté de communes de l’Est Lyonnais ➜ Ville de Toussieu ➜ Ville de Saint-Pierre-de-Chandieu

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GILLES PILLON

« La pression est forte, mais nous trouvons des solutions » Les 15 communes regroupées au sein du pôle économique Techlid sont-elles aujourd’hui en capacité d’accueillir de nouveaux projets d’implantation ? L’Ouest Lyonnais est frappé, comme le reste du territoire métropolitain, par le manque de foncier économique. Y compris le cœur de Techlid, qui est très tertiaire et qui doit refuser des projets en permanence. La Tourde-Salvagny, au même titre que les autres. Nous essayons de trouver des solutions, mais cela demande du temps et beaucoup d’imagination, car la pression est de plus en plus forte.

© D.R.

Le parc d’activités historique de la commune offre-t-il encore quelques opportunités ?

UN ACTEUR

Les communes situées sur la partie ouest de la Métropole de Lyon doivent faire preuve d’imagination pour proposer des solutions aux entreprises en quête de foncier. Comme le confirme son maire, La Tour-deSalvagny n’échappe pas à la règle.

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Très peu et elles seront d’ailleurs mises à profit prochainement. Pour l’heure, il héberge une quinzaine d’entreprises, avec une forte dominante technologique, un hôtel, la Chambre d’agriculture, la Fédération de la chasse… D’ici quelques mois, trois nouveaux bâtiments vont sortir de terre. Le premier, dont le permis de construire a été déposé et accordé, totalise 1 240 m2. Il devrait être livré d’ici la fin de l’année, voire début 2024. Les permis de construire viennent d’être déposés pour les deux bâtiments suivants. Ils développeront un peu plus de 5 000 m2 de surfaces de plancher cumulées. Comment se présentera cette nouvelle offre tertiaire ? Ce seront de petits bâtiments en R+2/R+3, totalement dans l’esprit des autres produits du parc et qui s’intègreront donc parfaitement dans le site. Nous aimerions que le plus petit de ces trois bâtiments accueille un pôle santé, afin de regrouper les professionnels déjà installés dans la commune, mais aussi pour en faire venir de nouveaux. Nous travaillons activement sur ce dossier avec une société susceptible d’appuyer notre démarche, car nous sommes confrontés à un développement démographique très important. Si ce projet de pôle santé n’aboutissait pas, nous n’avons aucune crainte pour la commercialisation des surfaces. La pression est tellement forte, que nous aurons l’embarras du choix dans les dossiers qui nous seront présentés. Quant aux deux autres bâtiments, le promoteur

travaille à leur pré-commercialisation. Il a d’ailleurs déjà un preneur pour la totalité de l’un des deux. Une demande suffisamment forte pour avoir l’obligation de développer de nouvelles offres ? Oui et nous avons d’ailleurs un autre projet en développement, avec un nouveau parc d’activités aux portes de la commune. Par ailleurs, en face de cette future Zac, nous avons l’ancien site de Samse. Il a été racheté par un promoteur privé, qui réhabilite le bâtiment et réalise dans le même temps deux extensions. Il a prévu de découper cet ensemble réhabilité en 24 lots, qui s’adresseront à un public d’artisans. Là encore, la demande est forte et le promoteur a été contraint de concentrer l’opération en deux phases, alors qu’il envisageait à l’origine de la décliner en trois temps. Les 14 premiers lots devraient être livrés avant la fin de l’année et les suivants le seront dans le courant de l’année prochaine. Comment expliquez-vous ce déficit de terrains à vocation économique ? Je ne mettrais pas cette situation de tension uniquement sur le compte d’un déficit de foncier. Je crois que nous sommes surtout victime de l’attractivité de notre territoire et de sa parfaite connexion avec le cœur de Métropole. Je vais prendre, une fois de plus, l’exemple de ma commune : nous sommes à proximité immédiate de la jonction des autoroutes A6 et A89, la ligne 89 du Sytral met le centre de la commune à 15 minutes de Gorge de Loup et, enfin, nous sommes à 25 minutes de la gare Saint-Paul avec le tram-train. Cette desserte qualitative sera encore renforcée dans les années à venir par la mise en service de la voie lyonnaise numéro 8. D’ailleurs, dans le cadre de la Conférence territoriale des maires Nord-Ouest, dont j’assure la présidence, nous allons développer des projets communs de développement des déplacements en modes doux sur nos huit communes (La Tour-de-Salvagny, Lissieux, Limonest, Saint-Cyr, Saint-Didier, Champagne, Ecully, Dardilly, Ndlr). Nous avons décidé d’utiliser le budget mis à notre disposition par la Métropole, soit 3,3 M€, pour créer une dizaine de voies qui les relieront entre elles.

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ZAC DE LA POTERIE : 7 HECTARES À VOCATION ÉCONOMIQUE

INTERVENANTS

À la frontière de La Tour-deSalvagny et Dommartin, ce vaste espace connecté aux grands axes de circulation devrait commencer à sortir de terre d’ici trois ans.

En projet depuis plusieurs années, la Zac de la Poterie dessine ses contours progressivement. Elle verra le jour sur un tènement de 17 hectares, situé en limite des communes de La Tour-de-Salvagny et de Dommartin. Validé par le précédent exécutif métropolitain, le projet a été repris par son successeur, après quelques petits aménagements. « Les adaptations nécessaires seront apportées dans le cadre de la prochaine modification du PLU, puisqu’il faudra adapter les zonages », confirme le maire de la commune. Selon le souhait de la Métropole, qui souhaite développer cet usage, la future Zac de la Poterie devrait comporter 7 hectares en régie agricole. Le reste du tènement sera dédié à de l’activité, permettant de développer 33 000 m2 de surfaces de plancher. Cette nouvelle offre devrait se présenter sous la forme de petits bâtiments en R+1, voire R+2, qui s’intègreront sans peine dans le paysage.

Accès direct à l’autoroute À l’exception de la logistique, la Zac de la Poterie sera ouverte à tous types d’activités. Elle offrira ainsi une solution aux PME locales en manque d’espace pour se déve85

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lopper et qui partaient sur le territoire du Nouveau Rhône pour trouver les fonciers dont elles avaient besoin. La mise en œuvre du projet est progressivement affinée et la collectivité devrait être en mesure de préciser très bientôt si le projet sera porté par un aménageur privé ou par un aménageur public. Quel que soit le choix qui sera opéré, si le planning initial est respecté, les travaux d’aménagement seront lancés d’ici fin 2025/début 2026. Le projet devra s’intégrer dans son environnement, qui est largement boisé. La collectivité souhaite le connecter au cœur de la commune par une desserte en mode doux. Cependant, la future Zac de la Poterie bénéficiera également d’un accès direct à l’autoroute, avec une voie supportant le passage des poids lourds. Cette condition avait été négociée avec AP2R, lorsque le projet de liaison A89-A6 avait été acté.

UN PROJET

© D.R.

➜ Métropole de Lyon ➜ Ville de La Tour-de-Salvagny

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JEAN-LOUIS CASSE

« Des zones exemplaires en matière de développement durable »

© Nicolas Leonard

Quel est le poids économique de la Communauté de communes des Monts du Lyonnais ?

UN ACTEUR

Le vice-président délégué à l’économie de la Communauté de communes des Monts du Lyonnais s’inquiète des répercussions du zéro artificialisation nette sur un territoire où les friches industrielles à reconvertir sont inexistantes. Pour l’heure, des opportunités d’implantation sont encore offertes sur quelques zones.

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La Communauté de Communes des Monts du Lyon se trouve à 40 minutes des métropoles de Lyon et de Saint-Etienne et à cheval sur les départements du Rhône et de la Loire. Notre implantation est assez large au niveau géographique puisque nous couvrons 32 communes, dont 25 sont situées dans le Rhône et sept dans la Loire, pour une population d’un peu plus de 35  000 habitants. Nous recensons environ 4  100 établissements pour quelque 10  600 emplois. Le tissu économique compte une part importante de petites entreprises puisque 73 % n’ont pas de salarié. Le bâtiment est un secteur particulièrement représenté avec 432 établissements tout comme l’industrie avec 228 entreprises, notamment dans trois spécialisations : l’agro-alimentaire, l’industrie manufacturière et le travail du bois. L’agriculture reste forte sur notre territoire puisqu’elle représente 16 % des entreprises et 11 % de l’emploi. Et la dynamique est bonne car les Monts du Lyonnais accueillent 25 % des nouvelles installations agricoles alors que le territoire ne compte que 15  % des exploitations du Rhône. L’Economie Sociale et Solidaire est plus développée qu’ailleurs avec plus de 20 % des emplois salariés et 15 % des établissements. Quelle offre foncière avez-vous à proposer pour des activités économiques ? Sur la zone d’activités de Bellevue à Souzy, nous avons à la commercialisation des lots de 1 500 à 7 500  m2 sur une surface totale de 2,6 hectares. Nous étudions des extensions supplémentaires sur 40 000 m2 puis 5 000 m2. A Saint-Denis-sur-Coise, la zone d’activités de Croix Chartier, d’une superficie de 13 hectares, offre 38 000 m2 immédiatement disponibles avec des lots de 1 500 m2 à 15 000 m2. La zone d’activités de Grange Eglise à Saint-Symphorien-sur-Coise offre aussi une extension de près de 40 000 m2 viabilisés à partir de ce printemps. Ces zones sont exemplaires en matière de développement durable car les plans d’aménagement imposent la végétalisation et fixent certains critères d’implantation aux entreprises, comme des toitures photovoltaïques.

Avez-vous d’anciennes friches à reconvertir ? Le schéma historique des Monts du Lyonnais est particulier. Les grandes entreprises des secteurs de la mécanique, de l’agroalimentaire, de la tannerie… situées dans les centres-bourgs ont petit à petit déménagé vers les extérieurs, mais la requalification des friches industrielles a concerné majoritairement des projets d’habitat. Seule exception, les friches très polluées qui ont été reconvertis pour des activités économiques. Nous n’avons donc pas de friches industrielles sur notre territoire. C’est d’ailleurs un problème par rapport à la Loi Climat et Résilience et aux objectifs de Zéro Artificialisation Nette des sols car nous risquons de nous retrouver dans une situation de blocage. Les promoteurs s’intéressent-ils à votre secteur ? Aujourd’hui, aucun promoteur ne se positionne sur notre territoire. Nous avons essayé de les attirer pour développer des solutions d’implantation dans nos zones économiques, mais sans succès jusqu’à présent. Nous ne sommes sans doute pas encore assez attractifs pour ces acteurs privés. Deux ans après son ouverture, quel bilan faites-vous de l’implantation de la résidence d’entreprises Les Roches ? Cette requalification de la friche des Meubles Grange, menée en partenariat avec l’Epora, nous a permis de proposer trois lots à la vente et trois lots à la location pour accompagner le parcours résidentiel des entreprises. Ce projet a rencontré un fort succès et la résidence affiche complet. Nous aurons peut-être un projet Les Roches 2 sur un foncier disponible juste en face, mais les contours précis de cette opération restent à définir.

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LA CCML DISPOSE D’UNE VARIÉTÉ D’OFFRES D’IMPLANTATION

INTERVENANTS

Des fonciers sur les zones d’activités de Bellevue à Souzy, de Croix Chartier à Saint-Denis-sur-Coise et de Grange Eglise à SaintSymphorien-sur-Coise aux bâtiments de seconde main à Saint-Genis-l’Argentière et à Saint-Clément-LesPlaces, diverses possibilités d’implantation sont proposées aux entreprises.

Sur une parcelle de 2,6 hectares dans la zone d’activités de Bellevue à Souzy, la Communauté de communes des Monts du Lyonnais (CCML) commercialise plusieurs lots de 1  500  m2 à 7  500  m2. La grande modularité des surfaces permet de répondre au mieux aux demandes des entreprises désireuses de s’installer dans ce bassin dynamique. Pour élire domicile sur ce site, les entreprises devront présenter des projets exemplaires. L’intégration paysagère et la sobriété énergétique des bâtiments sont des critères essentiels pour la CCML qui vend ces terrains à partir de 55 € HT/m2. Dans la zone d’activités de Croix Chartier à Saint-Denis-sur-Coise, 38  000  m2 sont immédiatement disponibles à travers plusieurs lots de 1 500 m2 à 15 000 m2 vendus à partir de 40 € HT/m2. Deux lots de 1  500  m2 et de 3  500  m2 sont à vendre en l’état et trois autres lots de 8  000  m2, 11  000  m2 et 15  000  m2 sont divisibles. D’une superficie totale de 40 hectares, la zone d’activités de Grange Eglise offre une extension de 39  800  m2 viabilisés à partir du printemps 2023 sur des lots à définir allant de 1  500  m2 à 15  000  m2. Les terrains sont proposés à 87

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partir de 55 € HT/m2.

Deux bâtiments de seconde main à la vente La CCML commercialise également des bâtiments existants. Implanté dans la zone d’activités de Chenevatière à Saint-Genisl’Argentière, un bâtiment datant de 2005 offre une surface totale de 325 m2 sur un terrain de 3  370  m2 avec 15 places de parking. Disponible à la location ou à la vente, le bâtiment compte 13 bureaux de 8,5 à 15  m2, deux cuisines et blocs sanitaires, deux entrées distinctes ainsi que des espaces de stockage et de circulation. Dans la zone d’activités la Croix Bayard à Saint-Clément-les-Places, c’est un bâtiment de 1990 qui est à la vente. D’une surface de 1 306 m2, ce bâtiment se compose d’un accueil central sur deux niveaux d’environ 240  m2, d’un plateau TV et Fablab avec régie de 283 m2, de trois salles de réunion pour 85 m2, d’un amphithéâtre de 90 m2, de dix bureaux totalisant 225  m2, d’une cafétéria de 23 m2 et d’une pièce de stockage de 50 m2.

UN PROJET

© D.R.

➜C  ommunauté de communes des Monts du Lyonnais

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SERGE BERARD

« Reconstruire les zones d’activités sur elles-mêmes »

© Nicolas Fussler

UN ACTEUR

Dans quelle mesure pouvezvous répondre aux besoins des entreprises ?

Le vice-président de la Communauté de communes de la Vallée du Garon (CCVG) chargé de l’économie et maire de Brignais souligne nécessité de densifier les fonciers existants

En 2022, en lien avec les Communautés de communes des Vallons du Lyonnais, du Pays Mornantais et du Pays de l’Arbresle, la CCVG a lancé une démarche de schéma d’accueil des entreprises à l’échelle inter-EPCI. Sur le territoire, nous avons aujourd’hui un peu moins de 10 hectares identifiés en extension de zones d’activités. Ces surfaces font ou devront faire l’objet d’études complémentaires pour affiner la faisabilité technique, réglementaire et financière d’un aménagement et d’une commercialisation. Ce travail nous permet de connaître précisément les tènements à densifier et les bâtiments à requalifier ou réhabiliter dans une optique de régénération. L’enjeu est de reconstruire les zones d’activités sur elles-mêmes en y associant les acteurs privés. Qu’avez-vous déjà pu mettre en œuvre ? Plusieurs opérations ont été engagées par la collectivité et/ou les acteurs immobiliers comme la requalification de la friche de Métallyon à Chaponost ou encore du site industriel de Paralu à Brignais. Dans les prochaines semaines, c’est sur l’ancienne friche industrielle d’Helios à Brignais que la société Vision Systems prendra pos-

session, pour sa filiale Safety Tech, d’un bâtiment clé en main de 2 000 m2. En fin d’année, l’entreprise Proform déménagera dans un nouveau bâtiment de 20 000 m2 sur la friche Crown Metal Box à Vourles et libérera ainsi une parcelle de 2 hectares à Chaponost dont les bâtiments pourraient être requalifiés. Qu’est-ce qui se dessine pour demain ? Le programme Forum des Aqueducs sur la zone de Taffignon à Chaponost est destiné à l’accueil d’artisans, de TPE et PME. Cette opération, réalisée par Cybelim Promotion, comprend une cinquantaine de lots de 100 à 300 m2 dont une dizaine encore à construire et à commercialiser. Toujours à Chaponost, Mayfair Valorisation aménage un foncier de 3 hectares. A Vourles, le groupe Pegasus a lancé les travaux de deux bâtiments qui accueilleront un pôle de santé et un pôle restauration. A Brignais, une vieille bâtisse en pierre offre un potentiel d’environ 5 000 m2 tertiaires sur la zone de Sacuny et, sur la zone de Moninsable, les travaux du nouveau centre de formation et d’hébergement des Compagnons du Devoir et du Tour de France ont été lancés en janvier. A moyen terme, nous serons attentifs au devenir du site de La Vie Claire qui déménagera en 2025 de Montagny à Grigny.

Les Compagnons du Devoir et du Tour de France vont se former à Brignais

A l’étroit dans le 9e arrondissement de Lyon, les Compagnons du Devoir et du Tour de France cherchaient à déménager depuis de nombreuses années. Après avoir croisé la route du groupe Arcade-VYV Promotion et avec le soutien de la Communauté de Communes de la Vallée du Garon et de la Ville de Brignais, les compagnons ont pu concrétiser un projet. Conçu par l’agence lyonnaise Lipstick+Xanadu Architecture, le programme prévoit la construction d’un bâtiment dédié à la formation (salles de classe, ateliers et bureaux du siège régional…) et d’un autre dédié à l’hébergement (126 chambres, deux logements pour les prévôts, cuisine collective…) pour une surface de plancher de plus de 9 000 m2. Les travaux, menés en co-maîtrise d’ouvrage par l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France et le bailleur Société Française d’Habitations Economiques (SFHE), ont démarré en janvier avec le terrassement. Le chantier se poursuivra dans les prochains jours avec le lancement du gros œuvre pour une livraison fin 2024-début 2025.

© Lipstick-Xanadu

UN PROJET

Au 1er semestre 2025, ils emménageront sur un site de près de 10 000 m2.

INTERVENANTS

➜A  ssociation Ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France ➜ Arcade-VYV Promotion, SFHE ➜ Lipstick-Xanadu Architecture

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Sans titre-4 1

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PATRICE VERCHÈRE

« En réhabilitant, on redevient attractif » Quelles sont les caractéristiques de la Cor ? C’est une zone de 577 km² de surface, très hétérogène avec trois secteurs distincts : Tarare, qui depuis l’arrivée de l’autoroute A89 amène un dynamisme certain au niveau économique, la Vallée d’Azergues avec une activité économique plus portée sur l’artisanat et le secteur d’Amplepuis, Cours et Thizy-les-Bourgs avec de nombreuses entreprises au passé industriel, celui du textile, où nos chefs d’entreprise ont su monter des entreprises aujourd’hui plus liées au bâtiment.

© Simon Alves

Quelle est votre stratégie en matière d’implantation d’entreprise ?

UN ACTEUR

La Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien (Cor) connaît un renouveau économique qui passe par une réhabilitation de son foncier existant, comme l’indique son président, Patrice Verchère.

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La loi sur la zéro artificialisation nette nous pose quelques problèmes. Au moment où l’on commence à redevenir attractif, on nous dit qu’il faut réduire les terrains à vocation économique et de logement. Pour répondre à cette problématique, on a lancé un schéma d’accueil des entreprises. On devrait avoir le rendu en juin prochain. On se fait accompagner pour connaitre tout le potentiel de notre intercommunalité. Et ensuite on travaille avec l’Établissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (Epora) qui nous aide à requalifier nos friches industrielles. Comment procédez-vous pour réhabiliter ces friches ? Des efforts très importants ont été faits sur Tarare. C’est pour la Cor des financements, car même s’il y a des aides de l’État, on est déficitaire. On fait de même sur la région de Cours, Thizy et Amplepuis, mais aussi sur la Vallée d’Azergues avec un terrain qui longe la départementale, un ancien site pollué où il y avait une casse. On travaille pour que ce terrain devienne une zone artisanale. Notre objectif est d’optimiser tout ce que l’on a pour essayer de répondre aux exigences de la loi d’ici 2040. Réhabiliter des friches a un coût souvent supérieur à la création de bâtiments neufs. Comment convaincre les entreprises ? Aujourd’hui, cela effraye moins que par le passé. Du côté de Tarare en tout cas, car c’est moins vrai à Thizy, Cours et Amplepuis. D’abord, l’État accompagne par le biais de subventions. Ensuite, les prix du terrain sont tellement élevés à Lyon que

même en achetant de vieux bâtiments pour les réhabiliter ou les détruire, on devient attractif. À Tarare, on a une entreprise qui était une teinturerie en cours d’achat par une entreprise de l’agglomération lyonnaise : elle va réhabiliter et dépolluer car l’équilibre économique devient positif. Quel foncier êtes-vous en mesure de dégager ? Dès juin, on en saura un peu plus avec ce schéma d’accueil. On devrait pouvoir sortir une zone de 6 hectares, Actival 2, sur le secteur de Tarare. On a aussi 6 hectares qui devraient sortir du côté de la zone des Granges, à Thizy-les-Bourgs. Ensuite, il y a une très grande zone prévue depuis de nombreuses années, Smadeor, à cheval entre la Cor et le Pays de l’Arbresle, d’environ 40 hectares. Comment travaille-t-on un territoire industriel en reconversion ? On a un service de communication qui travaille pour faire changer l’image que peuvent avoir les habitants de notre région. Le plus dur, c’est notre image à l’extérieur, auprès des Lyonnais notamment. Pourtant, quand ils viennent à Cours, dont je suis maire et que je leur dis que pour 4  500 habitants, j’ai 2 500 emplois, ils n’en reviennent pas. Il faut aussi rappeler que l’emploi industriel est aussi celui des cadres en recherche et développement, en ingénieurs, en commerciaux, etc. On a de réels atouts. Et on a notre chance quand on regarde la politique menée sur la Métropole de Lyon qui va restreindre la possibilité de développement pour les entreprises. Développer l’activité économique passe aussi par un meilleur maillage du réseau de transports. Pensez-vous être armé sur ce plan ? On dit souvent aux gens qu’il faut arrêter de prendre la voiture pour rentrer dans Lyon. Moi, je les invite à travailler chez nous et à acheter leur résidence principale chez nous. C’est moins cher, il n’y a pas les embêtements générés par la métropole lyonnaise, c’est un territoire vaste où on peut trouver des entreprises, voire même du télétravail. Je ne vois pas bien les Lyonnais venir travailler chez nous en vivant sur Lyon. Mais j’imagine plutôt les Lyonnais qui peuvent être intéressés par des logements moins chers.

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TARARE : TERRITOIRE PILOTE DE SOBRIÉTÉ FONCIÈRE

INTERVENANTS

Malgré les contraintes financières et techniques, la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien (Cor) opte pour la requalification de friches afin d’implanter de nouvelles entreprises et services. Exemple avec l’usine JB Martin et Tarare Ouest.

« On va à contre-courant de la simplicité et de tous les modèles économiques.  » En visite le 30 septembre 2022 à Tarare, Hélène Peskine, secrétaire permanente du Plan urbanisme construction architecture au ministère de l’Écologie, a donné le ton. « On veut faire de Tarare et son agglomération un démonstrateur ». La commune et l’Ouest Rhodanien ont été désignés par l’Agence nationale de la cohésion des territoires comme territoires pilotes de sobriété foncière. Autrement dit, «  reconstruire la ville sur la ville » plutôt que de s’étaler, ce qui est devenu impossible avec la loi de zéro artificialisation nette des sols. « Cela fait longtemps qu’on essaye de requalifier nos friches qui font partie de notre histoire  », avait expliqué Patrice Verchère, président de la Cor.

Plus cher, mais plus écologique Si plusieurs sites sont visés, deux ont les faveurs des fonds alloués : l’ancienne usine JB Martin et la zone d’activités Tarare Ouest. Des bâtiments et secteurs emblématiques pour la commune et la collectivité en raison, pour l’un de son intérêt archi91

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tectural et patrimonial et l’autre de la surface qu’elle offre. Déjà lauréate du fonds recyclage foncier pour 1,45 M€ en 2021, l’usine JB Martin a vocation à accueillir la médiathèque départementale, un plateau technique, une Maison du Rhône, le siège de la Cor, un pôle de pratique musicale et un centre d’enseignement supérieur technique. Inscrit à l’inventaire des monuments historique, le bâtiment de 11 000 m² est délicat à requalifier. Il nécessite également une dépollution importante et est contraint par le plan de prévention des risques naturels d’inondation. «  Sans ce programme, on ne pourrait pas le faire, avait rappelé le maire, Bruno Peylachon. Un investissement comme celui-ci, c’est 20 % plus cher que de construire un bâtiment neuf. » L’avantage, il est écologique avec un bilan carbone sept fois inférieur sur le long terme. À Tarare Ouest, ce sont six hectares qui doivent être réhabilités pour plus de 10  M€. Le site accueillera le futur parc du Viaduc et la nouvelle usine Ninkasi, qui doit ouvrir ce mois d’avril.

UN PROJET

© COR.VPL

➜ Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien ➜ Commune de Tarare

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AIN

ALLIER

DRÔME

HAUTE-SAVOIE

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LOIRE

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HAUTE-LOIRE

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PUY-DE-DÔME

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SAVOIE

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s’implanter auvergne-rhône-alpes

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« Les demandes de foncier augmentent » Quels sont les contours de la Communauté de communes Dombes Saône Vallée ? Notre Communauté de communes regroupe la Communauté de communes Porte Ouest de la Dombes, la Communauté de communes Saône Vallée et la commune de Villeneuve. Elle s’étend sur un vaste territoire couvrant près de 180 km2, regroupe 19 communes et compte plus de 40 000 habitants. Son siège est installé à Trévoux, la commune la plus importante du territoire. Situés au cœur d’un triangle imaginaire qui relierait Lyon, Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse, nous bénéficions d’un positionnement stratégique, d’où sa forte attractivité pour des entreprises en quête d’espace pour se développer.

© D.R.

Justement, quelle offre foncière êtes-vous en mesure de proposer ?

Vice-président en charge de l’économie à la Communauté de communes Dombes Saône Vallée, le maire de Fareins s’applique à développer de nouveaux fonciers pour répondre à une demande qui ne cesse d’augmenter.

Nous gérons 11 zones à vocation économique, qui accueillent principalement des entreprises industrielles et un peu de commerce. Néanmoins, cette offre, suffisamment large il y a encore quelques années, est aujourd’hui insuffisante pour répondre à une demande en très forte augmentation. Nous ressentons vraiment une pression importante, qui s’explique en partie par l’intérêt que nous portent désormais les entreprises du bassin caladois. Pendant très longtemps, elles nous ont ignorés, mais aujourd’hui elles sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers nous pour trouver des solutions à leurs besoins de fonciers. Il est donc certain qu’à terme de deux ou trois ans, nous n’aurons plus rien à proposer sur les fonciers que nous maitrisons actuellement. Comment expliquez-vous l’attractivité de votre territoire ? Notre localisation idéale dans le triangle Lyon-Villefranche-Bourg-en-Bresse, que j’évoquais précédemment, est notre principal atout. Le Val de Saône est d’ailleurs parfaitement identifié désormais par les entreprises en quête de foncier. D’autant que nous sommes à proximité des autoroutes A6 et A46, ce qui offre des possibilités de desserte optimale pour les entreprises. C’est également un avantage pour leurs salariés, qui ont un accès facilité à leur lieu de travail lorsqu’ils ne vivent pas sur notre territoire. Ceci étant dit, l’offre résidentielle est très intéressante, avec des niveaux de 93

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AIN

prix nettement moins élevés qu’à Lyon, ce qui permet de bénéficier d’une très bonne qualité de vie. Nous constatons d’ailleurs que la population augmente fortement dans toutes nos communes. Trévoux ne tire-t-elle pas un avantage de son statut de commune la plus importante ? Non, il n’y a pas une commune qui absorbe toute la visibilité et tous les projets résidentiels. La croissance est même très équilibrée. D’ailleurs, bien que ce soit la commune la plus importante, avec environ 7  000 habitants, Trévoux n’est que l’une des trois centralités de notre territoire. Ce premier bassin de vie, qui comprend également les communes de Reyrieux et de Massieux, est tourné vers l’agglomération lyonnaise. Mais il y a ensuite une polarité au nord-ouest de la Communauté de communes, avec Fareins, Frans, Beauregard…, avec cette fois une attractivité plutôt caladoise. Enfin, il y a un troisième secteur à l’est de la Communauté de communes, où l’on retrouve Ambérieux-en-Dombes, Savigneux… Des communes attractives, des zones d’activité en voie de saturation, que comptez-vous faire pour relever ce défi à l’avenir ? Nous travaillons déjà au lancement de plusieurs projets, même si la loi Zan change totalement la donne, puisque nos droits à construire sont revus à la baisse sur chaque territoire. Néanmoins, nous avons par exemple cinq hectares à sortir sur la commune de Savigneux. L’aménagement de cette zone devrait débuter cette année et nous pourrons proposer des solutions d’installation aux entreprises d’ici 18 à 24 mois. Nous avons également un village d’entreprises en cours de commercialisation sur Trévoux. Ce projet est porté par un promoteur privé de Sante-Foy-lès Lyon, Cybelim. Il se développera sur environ deux hectares. Un autre village d’entreprises devrait suivre, toujours à Trévoux, mais cette fois le terrain n’est pas encore vendu. Enfin, nous avons initié une extension du Parc d’activités de Montfray, à Fareins, qui portera sa surface totale de 30 à 40 hectares. Ce programme nous permettra de souffler un peu, mais nous devrons très vite trouver de nouvelles solutions si nous voulons accueillir d’autres projets.

UN PROJET

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YVES DUMOULIN

dombes

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DIX HECTARES DE PLUS POUR LE PARC D’ACTIVITÉS DE MONTFRAY

INTERVENANTS

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➜C  ommunauté de communes Dombes Saône Vallée ➜ Ville de Fareins ➜ Société France Macarons

UN PROJET

À peine lancée, l’extension de cet espace à vocation économique a déjà suscité des demandes qui pourraient le saturer très rapidement.

Situé sur la commune de Fareins, à proximité de Villefranche-sur-Saône, le parc d’activités de Montfray totalisait jusque-là 30 hectares. Une capacité d’accueil importante, mais insuffisante pour répondre à une pression de plus en plus forte de la part d’entreprises en quête de foncier pour se développer. La Communauté de communes Dombes Saône Vallée a donc acté un projet d’extension qui porte sur 10 hectares supplémentaires. «  La surface commercialisable totale se limite cependant à 32 hectares  », précise le maire de la commune d’accueil. Les fonciers étant maitrisés, la collectivité a délimité les parcelles, avec des lots qui iront de 2 000 m2 à deux hectares, et elle vient de lancer la pré-commercialisation. Des accords de principe ont d’ailleurs d’ores et déjà été passés pour une grande partie de ces terrains. À terme de trois à quatre ans, toute la zone devrait être occupée.

Priorité aux entreprises industrielles

souhaite donner la priorité à des entreprises industrielles. Elle est en revanche ouverte à tout type de projet, comme elle l’a démontré avec la première génération d’entreprises installées sur le parc. Après le transporteur Cadillat, premier occupant de Montfray, qui a pris 10 000 m2, elle a en effet accueilli ensuite l’Autrichien Tiger Coatings, spécialisé dans le traitement de surfaces par revêtements de peinture, poudre ou encre, puis la société ALM, qui fabrique des systèmes de manutention à Villefranche-sur-Saône. La même diversité de projets devrait caractériser les prochaines implantations. Ainsi France Macarons, une entreprise agroalimentaire déjà installée à Fareins, a signifié son intention de prendre deux hectares sur l’extension du parc d’activités. « Ils employaient cinq personnes à l’origine et ils sont aujourd’hui 50, avec l’ambition de monter à 90 personnes très rapidement », se réjouit la communauté de communes.

Ayant déjà beaucoup de stockage et de logistique sur son territoire, la Communauté de communes Dombes Saône Vallée

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AIN

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Sans titre-2 1

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ÉMILIE BROT

« L’attractivité du parc n’a jamais été aussi forte » Quel bilan tirez-vous de l’exercice écoulé ? Bien que cela ne se traduise pas dans les chiffres de nos ventes, puisque nous terminons l’année avec seulement quatre transactions, représentant un total de 4  hectares, 2022 a été une bonne année. Nous sommes certes nettement en dessous de notre moyenne annuelle, qui s’établit plutôt aux alentours de 10 hectares, mais nous avons créé les conditions qui nous permettront de signer de nombreuses ventes à l’avenir.

© Olivier Graff

Quelles sont les raisons de ce faible total de ventes ?

La nouvelle directrice du Parc Industriel de la Plaine de l’Ain annonce des ventes de foncier importantes dès cette année.

C’est un phénomène assez traditionnel, car notre métier est cyclique. D’autre part, les signatures sont le fruit d’un long travail mené en amont. Les ventes actées en 2022 correspondent à des décisions prises en 2020, c’est-à-dire en pleine crise Covid. Inutile que je vous explique le lien de cause à effet. Alors que les signatures de l’année en cours et de la suivante confirmeront le rebond d’activité à partir de 2021. À quel niveau devraient s’établir ces futures ventes ? Cela devrait nous amener à 16 hectares en 2023 et à peu près les mêmes volumes en 2024, voire plus. Mais un autre chiffre traduit bien l’attractivité du parc : l’année dernière, nous avons enregistré une augmentation de 26 % des demandes d’entreprises venues nous voir avec un projet clairement défini.

UN ACTEUR

Comment expliquez-vous ce phénomène ?

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Par la qualité du parc, en premier lieu, mais aussi par le contexte de raréfaction du foncier. Les entreprises n’ont plus de solution en région lyonnaise, alors elle regarde un peu plus loin. Désormais, sur des projets industriels d’envergure, la concurrence que nous rencontrons vient de Chalon-sur-Saône, par exemple, car nous devenons, en quelque sorte, la périphérie naturelle de la Métropole de Lyon. Non seulement pour des sociétés qui ne sont pas encore installées dans la région, mais aussi pour d’autres qui sont déjà là. Soit parce qu’elles sont à l’étroit sur leurs sites, soit parce qu’elles sont soumises à des réglementations, qui ne leur permettent plus d’être en cohérence avec le quartier dans

AIN

lequel elles sont implantées. Revenons aux chiffres 2022 : à quels projets correspondent-ils ? Il s’agit de cessions réalisées au profit de deux sociétés du Groupe Moos : PG Process et Ain Elec Services. Les deux autres dossiers concernent La-Co et K.Line, qui étaient déjà installés sur le parc. La-Co est une société américaine qui produit des marqueurs industriels. Elle nous a racheté 700 m2 pour construire un nouveau bâtiment, afin d’intégrer une activité qu’ils sous-traitent actuellement à un tiers. Quant à K.Line, ils disposent d’une unité de production de 45 000 m2 et leur espace de stockage était insuffisant. Ils ont donc acheté 2,8 hectares supplémentaires, pour mettre en place du stockage extérieur. La politique du parc n’est-elle pas désormais tournée en priorité vers l’accueil de projets industriels ? Nous avons aujourd’hui un tissu qui mêle entreprises industrielles et acteurs de la logistique. Et, personnellement, je considère qu’il n’est pas judicieux de confronter les deux. Toutefois, il y a une autre raison à cette cession de foncier pour de la logistique. Quand une entreprise est déjà implantée sur le parc, notre objectif n’est surtout pas de la freiner dans son développement. Donc nous n’avions aucune raison de rejeter la demande de K.Line. Nous avons d’ailleurs accepté un autre projet qui est dans le reconditionnement, donc entre industrie et logistique. Vous évoquiez par ailleurs des cessions foncières importantes dès cette année et l’année prochaine. Pouvez-vous détailler ? Nous allons finaliser quatre belles cessions. La plus petite portera sur 2,5 hectares et débouchera sur la construction d’un bâtiment de 8 500 m2. Il s’agit d’un beau projet industriel, porté par une entreprise qui est installé non loin du parc, mais qui a besoin de s’agrandir pour réunir deux sites de production. Les trois autres portent sur des fonciers de 4 hectares, 8 hectares et 10 hectares, qui accueilleront un bâtiment de 10 à 11  000 m2 pour la première et deux bâtiments d’environ 35 000 m2 pour les deux autres. Ce seront des implantations effectives en 2024 ou 2025, car des installations de ce type sont souvent très lourdes.

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REGENCY ET ANAPURNA : DEUX SOLUTIONS POUR LES TPE

INTERVENANTS

Pour accompagner les start-up qui sont amenées à quitter Pampa, la pépinière du parc, deux petits parcs d’activités sont en cours de réalisation.

Occupée en permanence à 100 %, la pépinière du Pipa est un point de passage obligé, mais temporaire, pour les sociétés, en création ou de moins de trois ans, dont la candidature a été retenue par le Comité d’agrément mis en place à cet effet. Avec la difficulté de trouver ensuite un point de chute pour grandir. En réponse à ce défi, deux promoteurs immobiliers rhodaniens ont lancé la construction de deux petits parcs d’activité. «  Cela nous permet d’offrir un débouché à nos entreprises qui sont actuellement en pépinière  », confirme la directrice du parc.

8 à 10 cellules selon les bâtiments Baptisé Regency, le premier programme offrira 10 cellules de 183 m2. Réparties sur deux petits bâtiments de plain-pied, elles seront proposées à la location ou à l’acquisition. Chaque cellule comprendra une mezzanine de 40 m2 pour séparer les fonctions administratives de la production. Enfin, deux places de stationnement seront réservées à chaque preneur. «  La livraison interviendra entre mai et juin 2023  », in97

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AIN

dique Christian Fichard, architecte DPLG et fondateur de la société lyonnaise Regency Compagnie Immobilière. Le deuxième parc d’activité a été baptisé Anapurna. Il est porté par une foncière privée installée à Limas, à proximité immédiate de Villefranche-surSaône. Créée en 2009, elle a constitué un patrimoine diversifié à dominante industrielle et proposera un ensemble de huit cellules totalisant de 250 à 350 m2, pour un total de 2 375 m2 de surface de plancher et un investissement de 2,5 M€. Là encore le programme reposera sur des surfaces d’activité de plain-pied, coiffées par des bureaux en mezzanine. Portes sectionnelles 4 x 4 m, aire de retournement pour les poids lourds et 30 places de stationnement viendront compléter l’offre. Pour s’intégrer dans l’environnement du PIPA, Anapurna proposera une toiture végétalisée. Cette fois la livraison est annoncée pour le quatrième trimestre 2023.

UN PROJET

© D.R.

➜ SMPIPA ➜R  egency Compagnie Immobilière ➜ Foncière Annapurna

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JEAN-FRANÇOIS DEBAT

« Des discussions avec la Métropole de Lyon et l’Aderly » Comment le bassin bressan a-t-il traversé la période Covid ? Les acteurs économiques de Grand Bourg Agglomération ont globalement bien résisté. Ce qui démontre la solidité de notre tissu industriel. Il est constitué principalement de PME et de PMI, dont l’activité dépend, certes en partie d’autres territoires, mais en restant cependant assez majoritairement intégrée. Le socle de ces entreprises est principalement local et régional, ce qui leur permet d’échapper partiellement à certains soubresauts. C’est d’ailleurs ce qui me rend raisonnablement confiant à long terme.

© D.R.

Justement, quel regard jetez-vous sur l’avenir ?

UN ACTEUR

Pour accueillir de nouveaux projets industriels, le maire de Bourg-en-Bresse et président de Grand Bourg Agglomération souhaite s’engager dans une relation constructive avec la Métropole de Lyon.

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Si la France veut réellement engager une politique de réindustrialisation, cela passera largement par les territoires urbains non métropolitains. Donc par les villes moyennes et leur bassin d’activité, comme Bourg-en-Bresse par exemple. Dans les métropoles, le foncier disponible s’adresse plus volontiers aux activités tertiaires et de recherche, alors que nos territoires sont adaptés au développement d’une offre industrielle. Mais tout cela s’organise. Et c’est pour cela que je discute avec la Métropole de Lyon, qui est l’acteur central dans ce dossier, mais aussi avec l’Aderly, avec qui nous ne travaillions pas jusque-là. Un travail de coopération plutôt qu’une confrontation ? Je n’ai jamais été favorable à la compétition entre les territoires. À mon sens, il ne peut pas y avoir d’opposition entre urbain et rural, pas plus qu’entre villes moyennes et grandes métropoles. Cette coopération n’a pas été toujours facile dans le passé, mais les conditions sont aujourd’hui réunies. Et notre volonté est partagée par la Métropole de Lyon. Il faut cependant que l’État nous accompagne dans cette démarche, en organisant le travail et notamment en s’appuyant sur la politique « territoires d’industrie », qui est aujourd’hui une coquille vide. Il est indispensable d’identifier précisément les secteurs d’activité sur lesquels les développements sont pertinents pour les différents territoires. Ainsi à Bourgen-Bresse, dans l’agroalimentaire, dans la mécanique, dans la production industrielle en générale, nous avons des capacités de formation qui nous permettent de jouer un rôle constructif.

AIN

Disposez-vous des fonciers nécessaires pour accueillir ces éventuels projets ? Nous avons aujourd’hui des capacités adaptées à nos perspectives actuelles. Donc pour l’heure, nos choix d’allocation foncière sont déterminés par le développement du bassin économique local, qui est largement endogène. L’essentiel de la création de valeur a été assuré par le développement d’entreprises déjà installées sur notre territoire. C’est une richesse que nous n’allons surtout pas sacrifier. Toutefois, si demain nous devons entrer dans une stratégie que l’État pourrait initier autour de territoires d’industrie, avec des coopérations dans l’aire métropolitaine, nous sommes prêts à évoluer. En modifiant quoi par exemple ? Nous devons voir avec les entreprises qui sont déjà installés sur le territoire comment, à l’avenir, nous pouvons accompagner leur développement sans qu’il y ait nécessairement une consommation exponentielle de foncier. Par exemple, dans les zones à vocation économique, 30 % de la surface au sol sont actuellement utilisés par le stationnement des salariés. Nous devons être capables de regrouper sur certaines parcelles ce stationnement, pour que les entreprises utilisent leur foncier pour leur propre développement. De même, nous ne vendons plus depuis longtemps le foncier de précaution. Car la sobriété foncière n’est pas uniquement le problème de la collectivité. C’est aussi un choix des entreprises. Ce n’est pas un message facile à faire passer, mais la transition c’est le changement. J’insiste : nous ne voulons pas compromettre le développement économique, mais il devra peut-être s’organiser différemment. Enfin, dans le cadre de notre politique de sobriété foncière, nous avons décrété que les projets centrés sur la logistique ne nous intéressaient plus. Nous exigeons un minimum d’emplois à l’hectares.

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PARC CADRAN : UNE OFFRE FONCIÈRE ESSENTIELLE POUR LE TERRITOIRE

© la belle rencontre

INTERVENANTS ➜ Grand Bourg Agglomération ➜ SPL In Terra Équipement éminemment structurant, le Parc Cadran se développe sur un rythme de commercialisation et d’implantation régulier, tout à fait en ligne avec les prévisions de Grand Bourg Agglomération. Organisé en quatre grands secteurs distincts, il est la tête de proue de l’offre foncière à vocation économique du territoire. Résolument qualitatif et accessible directement par l’autoroute A40, il offre des possibilités d’installation importantes. Néanmoins, sur les 180 hectares de son périmètre, seulement 35 hectares sont commercialisables. Les trois premiers secteurs sont aujourd’hui viabilisés et les travaux d’aménagement de Cadran 4, qui totalisera 4,5 hectares, constituent une nouvelle ambition pour 2024. La commercialisation se déroule également conformément aux objectifs fixés par Grand Bourg Agglomération, qui souhaite là encore rythmer les opérations.

Quelques belles opportunités

Cadran 3, où seulement 1,3 hectares sont disponibles, sur les 7,4 hectares mis en commercialisation à l’origine. En revanche, les 9,2 hectares de Cadran 1 offrent encore de très belles opportunités, avec seulement 49 % des surfaces qui ont été cédées. Enfin, les 4,5 hectares de Cadran 4, seront proposés à la commercialisation une fois que l’ensemble des fonciers seront viabilisés. Avant l’émergence de ce parc d’activités, le territoire de Grand Bourg Agglomération souffrait incontestablement d’un fort déficit de foncier économique sur son territoire. La création et la viabilisation du Parc Cadran ont permis de répondre à ce déficit et de satisfaire les nombreuses demandes d’implantation qui arrivaient sur le territoire. Les entreprises italiennes, notamment, regardent le site avec beaucoup d’intérêt. Le Parc Cadran permet également de répondre aux sollicitations des entreprises bressanes historiques endogènes qui souhaitent s’agrandir et dont l’implantation initiale ne permet plus aucun développement.

UN PROJET

Assuré par la SPL In Terra, dans le cadre d’une concession d’aménagement, la réalisation du Parc Cadran est au cœur du projet économique de Grand Bourg Agglomération.

Cadran 2, qui représente près de 12 hectares, est presque entièrement commercialisé, puisque la SPL In Terra ne dispose plus que de 1,1 hectare. Il en va de même pour 99

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MICHEL MOURLEVAT

« Une Cité pour les plastiques du futur »

© HAUT BUGEY AGGLO

Comment se décompose l’activité économique sur le territoire de la Communauté de Communes HautBugey Agglomération ?

UN ACTEUR

Le Maire de Leyssard, également président de la Communauté de communes Haut-Bugey Agglomération, entend conforter les différents pôles d’activité de son territoire : plasturgie, santé, bois et tourisme.

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Notre territoire englobe 42 communes, avec une centralité qui est bien entendu Oyonnax, dont l’histoire se confond avec l’industrie de la plasturgie. Comme tout le bassin économique qui l’entoure d’ailleurs. Il en va de même pour les petites communes plus rurales comme Montréalla-Cluse, Nantua…, où l’on retrouve cette activité industrielle historique. Néanmoins, le tissu économique de notre collectivité n’est pas uniforme et à l’autre bout du territoire nous avons le plateau d’Hauteville, qui est plutôt tourné vers des activités de santé (SSR, clinique du souffle…), de sport et de tourisme. Enfin, toujours sur cette zone, il y a bien évidemment un pôle bois très important, avec une école technique du bois, une Maison Familiale Rurale à Cormaranche-en-Bugey, des scieries parmi les plus grandes d’Europe… Environ 70 % de notre territoire sont d’ailleurs composés de forêt. Cela représente de l’emploi et c’est une filière que nous souhaitons conforter. Tout cela nous donne un territoire diversifié, qui dispose de belles opportunités de croissance si nous organisons bien ce développement. Quelles sont ces opportunités ? Le plastique, en premier lieu, qui est en quelque sorte la marque de fabrique de notre territoire. Et pas uniquement l’injection plastique. Nous avons tout sur place : la matière première, le produit fini, la machine-outil… et une forte dimension d’innovation, avec IPC, le Centre technique industriel de la plasturgie et des composites. Nous avons vraiment la filière dans son intégralité. L’industrie plastique doit faire face depuis plusieurs années à des critiques liées à ses effets sur l’environnement ; n’est-ce pas un handicap ? C’est un élément à prendre en considération, mais nous travaillons sur plusieurs pistes pour faire face à ce «  plastique bashing », qui ne correspond pas à la réalité d’aujourd’hui. Nous avons la volonté de travailler sur l’écoresponsabilité, l’économie circulaire, la manière de produire,

AIN

la manière d’accueillir les entreprises et les salariés. C’est indispensable si nous voulons que les jeunes aient envie de venir travailler dans ces entreprises. Nous avons la volonté d’intégrer ces dimensions dans notre projet de territoire. Sur quelles pistes travaillez-vous ? Nous planchons notamment sur un projet que nous avons baptisé Cité des plastiques de demain, même si son nom définitif sera peut-être différent. Dans ce cadre, nous voulons définir de quelle manière Haut-Bugey Agglomération peut se mettre au service de la plasturgie, de l’économie locale et de nos entreprises, à travers un lieu totem qui résume nos ambitions. Comment cela pourrait-il se traduire ? En premier lieu, par un gros travail sur les matériaux biosourcés et sur les nouvelles technologies, qui permettent de réduire les gaz à effet de serre et les coûts carbone. Dans le même temps, nous voulons démontrer que le plastique peut contribuer à l’amélioration de la société, par le rôle qu’il va jouer dans des secteurs comme la médecine, l’aéronautique… Par ailleurs, nous voulons apporter une aide aux jeunes entreprises et aux porteurs de projets, afin qu’ils puissent s’installer. Cela pourrait prendre la forme d’une offre foncière adaptée, d’outils dédiés, de laboratoires de recherche en lien avec les plus gros acteurs de la filière… Nous avons tout cela sur le bassin et nous pouvons créer des synergies. Savez-vous déjà où ce projet verra le jour ? Elle sera en entrée de ville, côté sud. Nous voulons l’inscrire dans une sorte de campus, où elle voisinera avec l’IPC, que je citais précédemment, mais aussi avec l’Insaet avec tous les acteurs de ce type. Quelle forme prendra-t-elle ? Les choses ne sont pas encore définitivement arrêtées, mais il y aura sans doute un bâtiment totem, un business center pour que les entreprises aient un lieu de rencontre et d’échange. Nous avons le foncier et nous travaillons ce projet avec les acteurs du territoire, afin qu’il aboutisse avant la fin du mandat actuel.

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Société Publique Locale Territoire d’Innovation

© PATRIARCHE

YAKI & SUGI

Promoteur : Bart Architecte : Patriarche Surfaces : YAKI : 3 854 m² SUBL SUGI : 3 350 m² SUBL Programme : ● Plateaux de bureaux divisibles privés ou partagés ● Espaces d’activité et de service accueillant du public en RDC et en double hauteur Calendrier : YAKI : Démarrage chantier printemps 2023, livraison 3e TR 2024 SUGI : Démarrage chantier automne 2023, livraison 4e TR 2024 Contact : Eric Schaeffer N(+33) 07 84 07 27 96 [email protected]

HOTSPOT

AIA LIFE DESIGNER

Maîtrise d’ouvrage : SPL Terrinnov Entreprise de construction et maîtrise d’œuvre (procédure conception-réalisation) : SCP Floriot, AIA Life Designers, Theia Energy. Programme : ● Parking mutualisé 430 places, data center, centrale de production du réseau de chaleur, fab-lab-living lab,... Surface : 13 850 m² SDP Calendrier : Démarrage chantier été 2023, livraison fin 2024 Contact : SPL Territoire d’Innovation N (+33) 04 50 56 81 80 E [email protected]

13C chemin du Levant 01210 Ferney-Voltaire [email protected] 04 50 56 81 80 SPL TERRINOV.indd 2

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UNE NOUVELLE ZONE D’ACTIVITÉS EN PROJET

INTERVENANTS

© Aerial

➜C  ommunauté de Communes Haut-Bugey Agglomération ➜ Ville d’Oyonnax ➜ Ville d’Arbent ➜ Département de l’Ain

UN PROJET

Face à la raréfaction des fonciers économiques, Haut-Bugey Agglomération lancera un grand projet de réaménagement de l’aérodrome d’Oyonnax Arbent.

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Contrainte de réduire la voilure et de ramener sa consommation de fonciers économiques aux alentours de 10 hectares par an, la Communauté de communes Haut-Bugey Agglomération devrait retrouver plus de latitudes à l’horizon de cinq à dix ans. La collectivité profitera en effet de la fin de la concession accordée à l’aéroclub local sur l’aérodrome d’Oyonnax-Arbent pour reprendre la main sur un vaste foncier, qui totalise une quarantaine d’hectares. L’arrêt de l’activité sur le site est prévu pour la fin de l’année, date à laquelle l’aérodrome déménagera à Bellegarde sur Valserine. Sur les 40 hectares disponibles après le rachat des différentes parcelles, une vingtaine d’hectares sera dédiée à l’accueil d’activités industrielles, selon l’annonce faite par Jean Deguerry, président du Conseil départemental de l’Ain. Avant cela, il faudra cependant mener à bien la révision du Scot, car cette zone ne peut pas être aménagée pour accueillir de l’industrie tant que ces deux documents administratifs ne seront pas mis à jour.

et Arbent, le parc de l’aérodrome sera aménagé pour héberger des activités économiques, tout en gardant un positionnement environnemental très marqué. «  Nous avons des contraintes fortes sur ce tènement, puisque sommes en entrée de ville et que nous devons protéger des zones humides  », expliquent les élus du territoire, qui entendent allier économie et écologie. La mise en œuvre de la future zone d’activités, qui devrait accueillir un village d’entreprises, où les salariés trouveront des ressources pour se restaurer et se détendre, mais aussi un centre commercial, ne sera pas possible avant cinq ans. Avec dans un premier temps un gros travail de déconstruction et de dépollution des sols. «  Nous aurons des exigences de qualité importantes sur le bâti, car nous voulons créer un trait d’union qualitatif vers la ville centre. Cette zone devra être en cohérence avec notre projet de territoire en intégrant les notions d’économie circulaire et d’innovation  », insiste le président de la communauté de communes.

Cap sur 2028 Situé en entrée de ville, entre Oyonnax

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PATRICE DUNAND

« Deux Techno Park avec des activités de niches »

C’est un petit territoire de 450 km2, qui réunit 27 communes, à dominante rurale ou péri-urbaine. Quant à son principal atout, aussi anachronique que cela paraisse, c’est aussi son handicap majeur. Je veux bien entendu parler de la proximité avec la Suisse.

© D.R.

C’est-à-dire ?

Le maire de Gex et président de Pays de Gex Agglo ne cache pas ses ambitions pour son territoire, sur lequel il souhaite rapidement développer le tissu d’entreprises.

L’impact de notre riche voisin sur notre territoire se traduit à la fois par des effets positifs sur l’attractivité, bien entendu, par exemple en raison de la présence du Cern, qui est à cheval sur les deux côtés de la frontière, mais aussi des effets négatifs. À commencer par le niveau des salaires, qui est très nettement plus élevé que de ce côté de la frontière et qui, de ce fait, rend les offres d’emploi beaucoup plus intéressantes. Les entreprises ont donc du mal à recruter et choisissent bien souvent de s’installer plus loin, pour ne pas avoir à supporter cette concurrence. Le territoire manque donc d’entreprises ? Oui, c’est indéniable. Le Pays de Gex pèse pour environ 12 à 13 % de la population du département de l’Ain, mais notre poids économique en nombre d’entreprises n’est pas en rapport. Nous en comptabilisons environ 5 000, essentiellement des PME mais aussi quelques entités commerciales de grands groupes, alors que nous devrions avoir un tissu de 7 à 8 000 entreprises. Ce sont surtout les activités de production industrielle qui nous font défaut, même si avons des niches techniques très pointues, notamment sur les deux Techno Park qui sont gérés par Pays de Gex Agglo. Nous avons ainsi des sous-traitants du Cern et d’autres PME développant des activités à très forte valeur ajoutée, entre l’industrialisation et l’expérimental. En revanche, l’offre commerciale est importante et nous avons également beaucoup d’entreprises de services. Quelle offre foncière pouvez-vous proposer à ces entreprises ? En dehors des deux Techno Park que j’évoquais à l’instant, dont celui de Saint-GenisPouilly, où nous avons 1 100 emplois pour 110 entreprises, l’autre étant à Collonges et plus axé sur l’artisanat et le bâtiment, 103

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nous avons développé 14 zones d’activités, qui sont réparties sur tout le territoire. Une offre que vous continuez de développer ? Oui, bien entendu. Nous avons l’intention de développer une politique foncière qui nous permette d’installer sur le territoire de nouvelles entreprises artisanales et des sociétés du BTP, pour répondre à une dynamique démographique qui est parmi les plus fortes de France. Nous avons enregistré un doublement de la population en 20 ans et nous devons réaliser de nouveaux programmes car la dynamique est inchangée. Si nous ne confortons pas notre tissu d’entreprises, ce sont des entreprises installées dans le Rhône, le Jura, la HauteSavoie... qui viendront les construire. Dans le même temps, nous voulons optimiser nos zones d’activité et faire un effort sur les entreprises de production, notamment dans l’équipement de la maison, pour renforcer l’écosystème global. Nous n’avons pas la prétention de rivaliser avec l’économie Suisse, mais nous voulons profiter de sa dynamique pour développer notre propre activité, afin de ne pas être simplement une zone résidentielle. Au-delà de la concurrence de votre voisin suisse, quels sont les autres handicaps du territoire ? Le manque de formations supérieures est incontestablement un handicap majeur. Les jeunes du territoire partent pour suivre leur cursus et ne reviennent pas y pour travailler. Nous souhaitons donc développer une réponse adaptée à ce problème, en travaillant avec l’Université Savoie-MontBlanc. Nous avons besoin d’accueillir des chaires décentralisées autour de sujets très ciblés : les hautes technologies et tous les métiers liés à l’aéroportuaire, car une partie des pistes de l’aéroport de Genève Cointrin sont sur le territoire de Ferney-Voltaire. Notre future Cité des Savoirs sera au cœur de cette ambition. Nous avons fléché 4,6 M€ sur ce projet, pour financer des locaux et l’installation d’une chaire. Nous ne sommes pas encore en phase de lancement opérationnel, car il y a eu beaucoup de recours et de temps perdu. Cependant les choses se débloquent progressivement. Comme les fonciers sont maitrisés, je dirais que le projet devrait aboutir dans un délai de quatre à cinq ans.

UN ACTEUR

Que représente la Communauté de communes Pays de Gex Agglo et quels sont ses atouts ?

pays de gex 22/03/2023 12:12

FERNEY GENÈVE INNOVATION : UN LONG FLEUVE TUMULTUEUX

INTERVENANTS © Seura / Loukat

➜ Pays de Gex Agglo, villes de Ferney-Voltaire et Genève ➜ Terrinov ➜ Groupe Patriarche, Bouygues Immobilier, Linkcity

UN PROJET

La mise en œuvre de cette Zac couvrant 65 hectares a généré de nombreux débats sur le territoire du Pays de Gex, mais tous les recours sont aujourd’hui épuisés et les travaux vont enfin démarrer.

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La Zac Ferney Genève Innovation prendra place à l’entrée de la ville, de Ferney-Voltaire, sur les secteurs de Paimboeuf, de Très-La-Grange et de la Poterie. Couvrant 65 hectares du territoire communal, elle devrait réunir à l’horizon 2030 des hôtels, des bureaux, des entreprises à haute valeur ajoutée, un pôle commercial, culturel et ludique autour du nouveau cinéma Voltaire, et un centre de conférences, de sport et de bien-être. Enfin 2  500 logements et des équipements publics tels qu’une crèche et un groupe scolaire complèteront l’ensemble. Ce projet aux multiples ramifications s’inscrit dans le programme de développement économique de la future agglomération franco-valdo-genevoise. Au total, 412  000  m2 de surfaces couvertes, dont plus de 200 000 m2 dédiés aux programmes résidentiels, 195 000 m2 de zone d’activités, avec 4 500 emplois potentiels à la clé, et 15 000 m2 d’équipements publics sortiront de terre.

les premiers chantiers vont démarrer. Le Groupe Patriarche, par l’intermédiaire de sa filiale Bart, s’apprête à lancer les travaux d’un immeuble de bureaux totalisant 3  700  m2 de surface de plancher. Quelques mois plus tard, Terrinov, bras armé de Pays de Gex Agglo, engagera les travaux de son bâtiment totem Hotspot, qui développera près de 15 000 m2. « Nous avons obtenu le permis de construire et le chantier débutera au mois de septembre », confirme Gilles Bouvard, directeur opérationnel de la SPL Terre d’Innovation. Enfin, les premiers programmes résidentiels, signés Bouygues Immobilier et Linkcity, seront également lancés avant la fin de l’année. Ville pionnière en France en matière de synergie énergétique, Ferney-Voltaire a prévu de réutiliser la chaleur produite par l’activité économique pour chauffer les logements et les équipements.

Des premiers chantiers au planning Dès à présent, tous les recours ayant été épuisés et levés, à une exception près,

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MYRIAM KELLER

« Former les jeunes aux métiers de l’industrie »

© D.R.

Contrairement à d’autres territoires, comme la Plastic Vallée, où la production est essentiellement orientée sur et autour du plastique, nous avons une diversité d’industries, qui fait la richesse de notre territoire. Cela nécessite d’ailleurs également une diversité et une complémentarité de savoirfaire, que nos industriels entretiennent depuis quelques années. Ils ont ainsi initié la création, à Belley, d’un Centre de développement des compétences, pour répondre aux besoins spécifiques de notre territoire. Nous avons en effet un taux de chômage très bas, qui s’établit aux alentours de 5,5  % et qui crée donc des conditions de recrutement souvent difficiles pour nos entreprises.

Vice-présidente de la Communauté de communes de Bugey Sud en charge du développement économique, la maire de Ceyzérieu explique la nécessité de soutenir la formation pour répondre aux exigences de l’attractivité.

Ce Centre de développement des compétences est transversal ou tourné en priorité vers certains métiers, ou certains postes ? Totalement transversal et nos entreprises forment ainsi, en direct, les salariés dont elles ont besoin et qui sont recrutés, même s’ils n’ont pas toutes les compétences pour être immédiatement opérationnels. Les entreprises se mettent d’accord sur un besoin et lancent la formation sur plusieurs mois, en lien bien entendu avec Pôle emploi, afin que les personnes en formation soient intégrées dans les diverses entreprises qui ont identifié ce besoin. Il y a par exemple des besoins transversaux de caristes ou de manutentionnaires, qui peuvent être couverts, quel que soit le secteur d’activité dans lequel interviennent les entreprises. La collectivité n’intervient pas ce niveau ? Si, bien évidemment, la problématique de la formation est aussi prise en compte par la collectivité. Nous travaillons notamment avec le lycée du Bugey, qui est également installé à Belley. Nous voulons inciter les jeunes à suivre les formations aux métiers de l’industrie, qui sont dispensées dans cet établissement. Disposez-vous de disponibilités foncières pour accueillir des entreprises qui souhaiteraient s’installer sur votre territoire ? Nous travaillons depuis plusieurs années 105

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sur le parc d’activités Actipôle Bugey-Sud Park, à Virignin. Mais une fois ce site achevé, nous n’aurons plus grand-chose à proposer, si ce n’est quelques dents creuses dans certains secteurs disséminés sur le territoire de la Communauté de communes. Nous sommes d’autant plus inquiets que la loi Zan va représenter une difficulté supplémentaire. Nous ne savons pas ce que nous pourrons alors proposer aux entreprises locales qui ont besoin de s’agrandir pour se développer. Vous avez des exemples d’entreprises qui doivent faire face à ce problème de foncier ? Aujourd’hui, nous trouvons encore des solutions. Le cas de Geral, le spécialiste des équipements industriels électriques et électroniques, est à ce titre tout à fait exemplaire. Comme il n’arrive plus à s’étendre à proximité de ses lignes de production à Belley, il a acheté un autre foncier pour installer une nouvelle unité, où travailleront 40 personnes dans les prochains mois. Mais dans quelques années une telle demande sera beaucoup plus difficile à satisfaire. Et pour l’avenir proche ? Nous avons identifié des fonciers comme la friche Le Tanneur, qui totalise 9 000 m2 en entrée de ville de Belley, où nous pourrons développer de nouvelles surfaces, après la démolition des bâtiments existants. La Ville de Belley a racheté les terrains, avec l’Établissement Public Foncier de l’Ain, pour bénéficier de l’aide de l’État, dans le cadre du fonds friches. Elle souhaite monter un projet de zone à vocation économique, avec notre Communauté de communes. Nous pourrions accueillir une résidence hôtelière pour les cadres qui viennent temporairement sur notre territoire. Car l’hébergement est un véritable problème. Aurez-vous d’autres solutions à proposer ?

UN ACTEUR

Quels sont les vecteurs du développement économique de votre Communauté de communes ?

Nous allons faire de la pédagogie pour expliquer aux entreprises que les règles ont changé et qu’elles doivent se développer différemment. Par exemple en optimisant les fonciers dont elles disposent. Ou bien en travaillant leurs projets sur des friches industrielles et dans des bâtiments qui doivent être réhabilités. De toute façon, démolir pour reconstruire sera une solution incontournable à l’avenir.

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ACTIPÔLE BUGEY-SUD PARK : DES LIVRAISONS CETTE ANNÉE

INTERVENANTS

© Bugey Sud

➜ Communauté de communes ➜ Bugey-Sud ➜ Ville de Virignin ➜ Eltia Promotion ➜ Altia Constructions ➜ G Architecture

UN PROJET

Le village d’entreprises porté par le Groupe Eltia viendra compléter l’offre d’immobilier tertiaire déjà proposée sur le pôle entrepreneurial de Virignin.

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Le Groupe Eltia continue d’habiller la Zac Actipôle Rhône Bugey, en plein accord avec la Communauté de communes BugeySud. Le promoteur bressan prévoit en effet de finaliser la construction des bâtiments de son futur village d’entreprises durant la première quinzaine du mois d’avril 2023. Cette offre se développera sur environ 20  000  m2. Retardées dans un premier temps par la crise sanitaire, les opérations ont repris et la livraison des cellules est espérée pour la fin d’année. Dans les projections présentées initialement par la Communauté de communes Bugey-Sud, le projet devait se dessiner sous deux formes. D’une part un village d’entreprises artisanales et industrielles, dont les 14 300 m2 de foncier devaient être occupés par 8 cellules, dans quatre bâtiments d’activités. Leur superficie devait aller de 1  500 à 2  200  m2. Mais aussi un programme tertiaire et de services sur 4  800 m2, avec trois petits bâtiments développant 1  600  m2 chacun. Au total, ce sont quelque 8 500 m2 de surface utile développée qui sont en projet. Promoteur, Eltia Promotion a fait appel à Altia Constructions et à G Architecture.

AIN

Des offres complémentaires Prolongement de l’immobilier tertiaire déjà décliné sur Actipôle, le village d’entreprises entend décliner une offre plus ambitieuse aux entreprises déjà installées dans la pépinière. Selon les services de la communauté de communes Bugey-Sud, il s’agira fait de deux offres totalement complémentaires. Les créateurs d’entreprises qui s’installent dans la pépinière d’entreprises, pour une durée maximale de trois ans, ou bien dans l’hôtel d’entreprises, n’ont en effet actuellement aucune solution pour se développer à proximité immédiate d’Actipôle. Ainsi, la collectivité souhaite proposer une offre foncière clé en main, à la location ou à l’achat, adaptée aux besoins et aux capacités de chaque entreprise.

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JEAN-LOUIS ALBOUY

« Attirer des entreprises, c’est un bénéfice considérable pour Avermes »

La ville d’Avermes renforce son attractivité en redynamisant son centre-ville, notamment via l’implantation d’activités commerciales. Echanges avec Jean-Luc Albouy, premier adjoint à la mairie d’Avermes.

Nous plaçons les habitants et leur bienêtre au centre de nos préoccupations. En attirer de nouveaux n’est pas une mince affaire et c’est pourquoi nous travaillons d’arrache pied sur notre politique d’attractivité. Chaque année, on consacre plus ou moins 2,5 M€ à l’attractivité de la ville. Sur ce budget, environ 1,5 M€ sont consacrés à l’amélioration des conditions de vie des habitants d’Avermes. Il faut que nous soyons attractifs pour faire venir des gens à Avermes, et ce, par tous les moyens possibles. Ça passe par la revitalisation du centre-ville, la création d’un complexe sportif, mais aussi par la transformation de la ville en un poumon vert grâce à la création d’espaces végétaux… Ce côté environnement joue beaucoup sur l’attrait d’une ville. La commune compte déjà près de 4 000 habitants. Quelle stratégie adoptez vous pour accueillir cette nouvelle population ? Nous avons différents projets autour de l’attractivité de notre commune. Ceux-ci devraient tous aboutir en 2026. Le premier, c’est la création d’un véritable centre-ville. Avermes n’a pas véritablement de centre bourg, alors notre objectif principal est la création d’un centre-ville plus dynamique que l’actuel. Comprenant des commerces, regroupant des métiers de bouche, mais aussi incluant une réelle boulangerie, des logements etc… L’objectif ? Répondre à des services et aux besoins des avermois. Nous allons pour cela construire une Zac pour laquelle nous sommes à la recherche de porteurs de projets. C’est une zone qui permettra de redynamiser le cœur de ville et qui permettra aussi d’accueillir 180 logements (à l’étage des commerces, Ndlr).

et déjà la création de quatre ou cinq enseignes. Dans notre commune, sur la route de Paris, déjà certaines maisons ont été rasées et les enseignes poussent à leurs places. Un phénomène qui s’est accentué avec le Covid et c’est tant mieux. On a des primeurs, des boulangers… L’attractivité de la commune a démarré par là et la Zac suit le même chemin. Vous évoquez aussi plus de verdure et de services ? D’ici là fin du mandat on souhaite aménager le parc de la Rigolée en arboretum gallo-romain en 2023. Aussi, nous engagerons le programme de végétalisation des cours d’école et de l’accueil de loisirs pour lequel un bureau d’études paysagistes sera retenu en mars 2023 pour affiner techniquement et financièrement le programme, engager le programme de rénovation énergétique de la salle de spectacles ISLEA ainsi qu’une rénovation des fauteuils de la salle. Ce n’est pas tout, nous devrions engager aussi l’étude et la pose de panneaux photovoltaïques sur le bâtiment des services techniques de la commune, procéder à la modernisation du système d’éclairage. Enfin, réaliser les travaux d’extension de la crèche. Et nous avons aussi décidé d’inclure en cœur de ville une maison de service social pour laquelle les travaux débuteront prochainement.

UN ACTEUR

© D.R.

Quelles sont les priorités de la politique d’attractivité de la commune d’Avermes, située dans l’agglomération moulinoise ?

Quelle est la position, justement, de la commune en matière d’implantation d’entreprises ? On consacre une majeure partie de notre politique d’attractivité à nos habitants mais si on arrive à attirer des entreprises également, c’est un bénéfice considérable pour Avermes. D’ailleurs, les projets de réaménagement que nous menons font effet, puisque ceux en cours permettent d’ores 107

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ALLIER

moulins 22/03/2023 14:07

UNE ZAC AU CŒUR DE L’AGGLOMÉRATION MOULINOISE

INTERVENANTS

© D.R.

➜ Ville d’Avermes ➜ Allier Habitat ➜ Conseil départemental de l’Allier

UN PROJET

La ville d’Avermes lance une Zac Cœur de Ville de 5 000 m2.

Depuis 2012, la commune d’Avermes travaille sur le développement de sa Zone d’Aménagement Concertée (Zac) Cœur de Ville. Le projet ? Aménager son centre pour faciliter l’installation de porteurs de projets et participer au dynamisme de la ville. Pour ce faire, Avermes projette de construire des logements associés à des commerces divers et variés et de métiers de bouche. « On aimerait pouvoir accueillir des restaurateurs et boulangers notamment  », précise JeanLuc Albouy, premier adjoint à la mairie d’Avermes. Ce programme de réalisation d’une Zac en cœur de ville, a pour objectif, d’ici fin 2023, la construction de 180 logements environ et de 5 000 m² de surfaces commerciales, tertiaires et de services de proximité. Le tout dans un environnement paisible équipé en stationnements dans un espace arboré maillé en pistes cyclables, sentiers piétonniers et arrêts de bus.

quasiment terminée comprenait la création de 80 logements, d’une supérette, d’une halle pour les marchés, d’une maison de santé et des locaux à vocation commerciale artisanale et de services. Les premiers travaux, menés par Allier Habitat, représentaient un budget de 1,7 M€, avec une aide du Conseil départemental de l’Allier de 160 000 €. La seconde partie du projet, en cours, est dédiée à la construction d’aménagements paysagers pour laquelle la ville a répondu à un appel à projets. «  Cette zone entre dans une stratégie de dynamisme qui s’étend sous plusieurs actions qui seront menées entre 2022 et 2025, notamment en créant un espace vert dans le centre bourg, détaille Jean-Luc Albouy. La Zac Cœur de ville se complète avec le contrat de revitalisation de notre centre que nous menons d’arrache pied. »

Un investissement de près de 3 M€ Pour le développement de cette Zac, la commune a dressé un bilan prévisionnel qui s’élève à 3 M€. Le projet cœur de ville s’est établi en deux phases. La première

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ALLIER

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NICOLAS DARAGON

« La localisation et le coût des terrains sont des avantages concurrentiels forts » Valence Romans Agglo compte un fort taux d’emplois industriels, rassemblant plus de 20 % des effectifs salariés. L’agglomération est marquée par l’agroalimentaire, mais aussi la filière du luxe et la sous-traitance industrielle. Sur notre territoire, la localisation et le coût des terrains sont des avantages concurrentiels forts. Nous sommes dans la moyenne vallée du Rhône et accessibles.

© Carlos Da Silva

Quelle est votre stratégie en matière d’attractivité économique et d’implantation d’entreprises ?

Pour le président de Valence Romans Agglo, le territoire doit autant miser sur ses filières déjà implantées que sur les start-up et l’innovation. Une stratégie d’action à deux niveaux sur un territoire en reconversion.

Nous nous efforçons de maximiser la création d’emplois, de richesses et le renforcement des chaines de valeurs stratégiques. Puis, nous tentons de réduire le poids de la gestion des infrastructures, du coût de l’immobilier et de la gestion des ressources stratégiques, dont le foncier. Le développement des centres-villes est aussi important. A Valence, le taux de vacance commerciale est de 5 %, contre 12,5 % en moyenne sur les villes de même taille. Il faut investir pour ramener des habitants en centre-ville pour dynamiser et maintenir ce tissu commerçant. Enfin, il est important d’accompagner les entreprises du territoire dans le parcours résidentiel et accueillir des activités à forte valeur ajoutée, type mégafactory, comme la récente installation du groupe Fournier dans la Drôme. Comment travaille-t-on un territoire en reconversion ? En s’appuyant sur les filières stratégiques déjà présentes, telles que l’industrie agroalimentaire. Elle représente près de 255 entreprises à Valence Romans Agglo. L’autre levier est l’accompagnement des entreprises dans la formation. Nous avons créé le 333, une véritable maison de la création d’entreprise, de la formation et de l’insertion. Le secteur de l’hydrogène, également, nécessite beaucoup d’espace foncier, mais aussi un accompagnement pour son développement. Le territoire est lauréat 2018 de l’appel à manifestation d’intérêt Territoire d’innovation et de grandes ambitions. L’Etat investit massivement sur cinq ans pour la création d’emplois et d’entreprises. Alors en 2019, nous avons créé la Fab-T 109

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DRÔME

pour financer les projets de start-up dans le développement durable. L’objectif est d’un millier d’emplois sur cinq ans. Aujourd’hui nous en comptons environ 400. Qu’en est-il des friches et des fonciers économiques disponibles ? Piloter la pression foncière permet de favoriser la transformation des friches en opportunité par les acteurs immobiliers. Même s’ils deviennent rares. Valence-Romans Agglo développe une politique des fonciers économiques basée autour de plusieurs axes  : mieux catégoriser les zones d’activités industrielles, artisanales, tertiaires, mixtes… et être sélectif sur l’accueil des projets via une grille tarifaire. Vu notre dynamique, il faut anticiper la restitution du foncier à l’agriculture et rénover les zones d’activités économiques pour favoriser la requalification. Ces zones d’activités ont, pour le futur, de fortes exigences environnementales. Quelles contraintes rencontrez-vous au quotidien ? Il est encore difficile de répondre à la demande de foncier des entreprises avec la règle du Zéro artificialisation nette des sols. Adapter l’offre de compétences aux enjeux du monde économique en volume et en qualité est aussi une contrainte. Il s’agit d’anticiper la complexité réglementaire environnementale et archéologique. Les fouilles archéologiques sont aujourd’hui systématiques. Elles coûtent 30 à 50 €/m2. Pour le groupe Fournier, qui a investi la Drôme pour construire son unité industrielle, on leur vend 18 hectares. Donc, je vous laisse faire le calcul des fouilles. Cela impacte le prix et les délais. Ces contraintes peuvent dissuader les entreprises.

UN ACTEUR

Quelles sont les caractéristiques de votre Communauté d’agglomérations ?

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UNE 4E USINE POUR FOURNIER DANS LA DRÔME

INTERVENANTS © D.R.

➜ Groupe Fournier

UN PROJET

Le groupe Haut-savoyard Fournier a finalement choisi la Drôme pour construire sa nouvelle usine sur un terrain d’environ 150 000 m2.

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Il aura fallu moins d’un an avant que le groupe Fournier ne se retrouve à l’étroit en Haute-Savoie. Le constructeur de cuisines, commercialisant les marques Mobalpa, SoCoo’c, Perene et Delpha, avait en effet acquis un site de 24 000 m2, l’an dernier, à Alex. Pour poursuivre son expansion, le groupe a choisi la Drôme pour construire sa quatrième usine. Il a ainsi acquis un terrain de près de 15 hectares, soit 150 000 m2, dans la zone d’activité de Rovaltain, à côté de la gare de Valence TGV. « Le positionnement de Rovaltain est stratégique, nous sommes sur des axes principaux », souligne Shad Saurat, chef de projets de développement économique à Valence Romans Agglo. Une zone de choix en accès direct des autoroutes A7 et A49. Le site de Rovaltain est ainsi connecté à Lyon, Marseille, Paris et Grenoble.

30 000 à 40 000 m2 d’usine, puis 50 000 à 65 000 d’ici 2035. Fournier ambitionne même les 70 000 à 80 000 m2 d’usine d’ici 2040  », indique chef de projets de développement économique. Fournier investit 120  M€ afin de construire cette unité de production de 65  000 m2 d’ici 2035. A cela s’ajoute un appui de 2 M€ de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, dont une aide de 500 000 euros pour accompagner la formation des futurs salariés de Fournier. Car cette nouvelle usine permettrait de créer entre 150 et 200 emplois dans la Drôme, selon la Région et Valence Romans Agglo. Le reste des financements régionaux sont dédiés aux investissements du groupe.

Début des travaux en 2026 Les travaux se dérouleront entre 2026 et 2035 afin de construire la nouvelle unité de production de Fournier. « Les travaux auront lieu en quatre phases de 2026 à 2040. La première consiste à construire

DRÔME

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FRÉDÉRIC GIRODET

« Même si les zones rapportent peu, il faut en créer pour rester attractif »

Le maire de Saint-JustMalmont et président de la Communauté de communes Loire Semène juge indispensable de répondre au besoin de développement des entreprises de son territoire.

Nous attendons la venue au printemps de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sollicité pour réaliser les fouilles du sous-sol de la future zone d’activités situé à l’intérieur du Bois de Bramard. Le 16 décembre dernier, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté le référé-suspension déposé par France Nature Environnement et l’association locale de Saint-Didier-en-Velay Sauvegarde Environnement contre l’arrêté du préfet de la Haute-Loire autorisant cette zone d’activités. La juridiction devrait examiner, au plus tard l’année prochaine, un recours sur le fond des opposants qui remettent en cause l’intérêt public du projet. Êtes-vous confiant sur l’issue de cette bataille juridique ? Si c’est aux associations qu’il revient d’apprécier l’intérêt public d’un projet plutôt qu’aux élus et à l’administration, il faut qu’on nous le dise. Le terrain choisi est le fruit d’acquisitions successives. Mon prédécesseur a commencé en prenant en 2003 une délibération qui stipulait bien qu’il s’agissait de créer une zone à vocation économique. J’ai continué avec l’achat de deux autres parcelles durant le mandat de 2014 à 2020. On a réduit la zone à 11,2 hectares contre 17 au départ et les compensations vont porter sur près de 40 hectares de forêt achetés pour etre sanctuarisés en recréant de l’habitat pour certaines espèces protégées comme les chauve-souris. Je regrette que le lobbying et les procédures des associations retardent le projet et augmentent son prix de revient. Pourquoi créer cette zone au sein de la forêt de Bramard ? En Haute-Loire, il n’y a jamais eu autant de surfaces boisées que ces dernières années. Elles ont pris de l’ampleur car la population vivant de l’agriculture s’est fortement réduite. En même temps, on a une forte demande de terrain de la part d’exploitants qui souhaitent s’installer. Il était donc hors de question, à un moment où on parle de souveraineté alimentaire, d’aller prendre du terrain sur des surfaces agricoles. Avec l’emplacement qui a été choisi le long de 111

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HAUTE-LOIRE

la RD23, un axe important en direction de Dunières, qui nous relie à l’Ardèche, la zone de Bramard présente un intérêt en matière d’aménagement du territoire. Car dans l’Yssingelais beaucoup d’entreprises sont concentrées le long de la Route Nationale 88, qui relie Saint-Etienne au Puy-enVelay, via Yssingeaux, mises à 2X2 voies sur la majeure partie du tracé. La communauté de communes compte déjà de nombreuses zones d’activités. Était-il nécessaire d’en créer une de plus ? Nos sept communes comptent une vingtaine de zones d’activités économiques qui sont pour la plupart de petite taille et ne permettent pas de répondre aux attentes de la cinquantaine de porteurs de projets qui se sont manifestés auprès de nous. On ne dispose aujourd’hui d’aucune offre foncière à destination des entreprises de notre territoire, ne serait-ce que pour assurer leur croissance. Notre priorité a été de reconvertir les friches existantes. On en a recyclé 11 hectares au cours des six dernières années. Il est difficile de faire sortir de nouvelles zones d’activités. Depuis 12 ans, on n’a pas créé un seul mètre carré, mais seulement optimisé ce qu’on avait déjà en comblant les espaces inutilisés. La dernière livraison de terrains aménagés remonte à 2010. C’était la zone de La Sagne, à Saint-Ferréol d’Auroure. Financièrement, ces zones rapportent très peu à la Communauté de communes, mais je suis persuadé qu’il faut en créer pour rester attractif. Sinon, on risque de le payer cher, par des fermetures de classes d’écoles ou de centres de loisirs, car notre solde démographique, qui était bon jusqu’à présent, commence à baisser.

UN ACTEUR

© Denis Meynard

Où en est le projet de Parc d’activités de Bramard porté par la Communauté de communes Loire Semène ?

loire semène 22/03/2023 14:10

11,2 HECTARES EXIGEANTS SUR LE PLAN ENVIRONNEMENTAL

© Denis Meynard

INTERVENANTS ➜ Communauté de communes Loire Semène ➜ Elcimaï, TRV, Inrap

UN PROJET

Parmi les six lots du Parc d’activités de Bramard pour lesquels la sélection des entreprises s’annonce sévère, un seul est de taille significative. Il pourrait d’ores et déjà être attribué.

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« Des contraintes environnementales relatives à la biodiversité ont réduit la superficie de 17 à 11,2 hectares. On a renoncé à la zone la plus sensible, proche d’un cours d’eau et de zones humides qui concentrent des d’espèces protégées. Sur la partie haute, on avait des résineux plantés de manière très rectiligne dans les années soixante-dix », déclare Frédéric Girodet, maire de Saint-Just-Malmont et président de la Communauté de communes Loire Semène. Il indique que si le déboisement est effectif depuis fin 2022, le chantier est à l’arrêt jusqu’au résultat du recours engagé par les associations. « Je ne veux pas prendre le risque de devoir financer la remise en état du site où 4 M€ de travaux sont prévus », explique le président. Maître d’ouvrage, il a choisi l’établissement lyonnais du bureau d’études Elcimaï comme maître d’œuvre d’une équipe pluridisciplinaire comprenant urbaniste, écologue, économiste et paysagiste.

Un investissement de 5,2 M€

de la Dotation de soutien à l’investissement local, avoisine 5,2 M€. La dizaine d’hectares cessibles devrait permettre la création de 150 emplois. « On est parti sur six lots, un de sept hectares qui pourrait accueillir un 2e site de production du fabricant d’emballage en carton Viallon, basé à Saint-Just-Malmont. Les lots de 2 000 à 8 000 m2 pourront être regroupés », ajoute l’élu qui dit avoir déjà reçu de nombreuses demandes. « Concernant le prix du terrain qui se négocie localement entre 25 et 35 €/m2, on sera sur la fourchette haute », déclare Frédéric Girodet, soulignant que le règlement portant sur les couleurs et les matériaux utilisés, pour les toitures, le bardage métallique ou la structure bois des bâtiments, sera « assez exigeant en termes d’intégration paysagère ». Grâce aux déblais et au remblais, la zone sera masquée depuis la route départementale le long de laquelle elle se trouve. « Et une fois les travaux terminés, on replantera des arbres d’essences locales sur les pentes et les talus », promet l’élu.

Le coût total du projet, qui bénéficie d’une subvention de l’État de 0,3 M€ au titre

HAUTE-LOIRE

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FRÉDÉRIQUE LARDET

« Préserver l’équilibre entre tourisme, industrie et tertiaire »

Aujourd’hui, on fait tout pour favoriser la mise en place de zones d’activités tout en travaillant en étroite concertation avec les entreprises déjà localisées sur notre territoire. Nous n’aurons, dans le cadre de notre Plan local d’urbanisme intercommunal/Habitat Mobilité Bioclimatique, la capacité de n’ouvrir qu’une douzaine d’hectares dans les quinze prochaines années. Nous avons des restrictions du fait de la mise en place de la loi du Zéro artificialisation nette.

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Et sur vos grands parcs existants, comme les Glaisins ou Altaïs, restet-il des possibilités ?

Face à la pression foncière, la présidente du Grand Annecy milite pour la densification et l’accompagnement des entreprises, tout en veillant à l’équilibre du territoire.

Sur les Glaisins, il n’y en a quasiment plus. On essaye de préempter les lots qui se libèrent, dès qu’on le peut, pour avoir effectivement une maîtrise foncière et pouvoir sélectionner les entreprises qui souhaitent mettre en valeur notre agglomération en s’y développant. Nous avons aussi une extension, d’environ 3 hectares, qui a été signée en 2019 avec Territoire d’industrie, sur laquelle on travaille en concertation avec les habitants riverains et l’association qui gère le parc, avec à l’appui une étude environnementale. Sur Altaïs, il reste très peu de terrains, mais quelques opérations sont en cours, et, quoiqu’il en soit, il n’y aura pas d’extension du parc. On a également la zone de la Pilleuse, sur laquelle nous travaillons et avons déjà installé la logistique de l’entreprise NTN-SNR. Sur les 2 hectares restant, pour être en cohérence, nous sommes en négociation avec d’autres entreprises pour leur propre logistique. Que faites-vous pour assurer un bon accompagnement des entreprises sur votre territoire ? Dans ce registre, nous sommes contraints par ce que nos compétences nous autorisent de faire. En premier lieu, notre accompagnement s’adresse à toutes nos startup, avec la mise en place de pépinières qui leur permettent de se développer à moindre coût, grâce à nos loyers modérés, durant deux ans, avant de poursuivre leur progression. Après, on accompagne toutes 113

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HAUTE-SAVOIE

les structures qui contribuent à les aider, comme l’association Initiative Grand Annecy, des groupements, des clusters, dont Outdoor Sports Valley au conseil d’administration duquel nous siégeons. Avec aussi le pôle des Papeteries Image Factory, pour lequel nous allons réaliser l’implantation d’un campus qui tournera autour de l’image et du numérique. Pour l’ensemble des entreprises, on y va opportunité par opportunité, en réagissant dès que l’on a vent de ventes, pour acquérir terrains et locaux avant de les mettre à disposition à des prix raisonnés, pour ceux qui ont besoin de se relancer. Donc, à vos yeux, la forte contrainte foncière n’empêche pas le dynamisme économique du Grand Annecy ? Oui, car ce dynamisme n’est pas lié qu’au manque de foncier pour s’implanter, mais avant tout à la qualité de nos entreprises. Notre force, c’est que l’on a un tissu industriel autour de la robotique et de la mécatronique, de l’outdoor aussi, qui s’est toujours bien porté et a su surmonter les crises et se diversifier sur des marchés innovants. Dans ce contexte, notre rôle ce n’est pas d’avoir une extension à tout prix, sur un territoire qui est quand même contraint. L’idée, ce n’est pas de se développer pour se développer mais aussi de se tourner vers les territoires voisins. A cet égard, je travaille en grande proximité avec mes collègues des communautés de communes plus petites qui nous entourent. Notre rôle, aujourd’hui, c’est de prévoir l’avenir face aux marchés et aux usages qui changent, en réfléchissant aux filières de demain qui pourront prendre le relais d’activités qui auront cessé dans vingt ans et en maintenant un taux de chômage faible, qui est aussi l’une de nos forces. Sachant également que l’on ne pourra pas construire toujours plus de logements, pour lesquels la pression foncière est encore plus forte. Il va donc falloir que l’on sache préserver ce bel équilibre que l’on a atteint entre tourisme, industrie et tertiaire.

UN ACTEUR

Comment pouvez-vous, à la tête d’une agglomération de plus de 200 000 habitants, favoriser l’implantation et le développement des entreprises ?

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UN PROJET À 12 HA DANS LES CARTONS

INTERVENANTS © B.F.

➜ Grand Annecy

UN PROJET

Grand Annecy doit faire face à la pression foncière mais dispose encore de quelques possibilités en cours d’aménagement. Un projet d’une douzaine d’hectares est à l’étude.

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L’agglomération du Grand Annecy, en Haute-Savoie, bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle, au cœur du sillon alpin et à proximité de la Suisse et de l’Italie. Elle possède un fort potentiel industriel, mais compte aussi un important tissu de PME, notamment dans la mécatronique et l’outdoor. Toutefois, cette situation, conjuguée avec un fort développement démographique, implique une forte pression foncière et explique les difficultés pour le territoire de développer de nouvelles zones d’activités. La plus grande, celle des Glaisins, s’étend sur 165 hectares. Elle regroupe près de 370 entreprises pour 422 emplois. Elle possède encore quelques parcelles en réhabilitation, sans compter une extension de 3 hectares, actuellement soumises aux études environnementales. Le second parc, celui d’Altaïs (notre photo) se développe sur 60 hectares de terrain aménagés, regroupant plus de 100 entreprises et 1 500 emplois créés. La grande majorité de la superficie totale, réservée aux activités industrielles et de services aux entreprises, est aujourd’hui commercialisé. Il reste néanmoins encore quelques possibilités d’implantation.

HAUTE-SAVOIE

Une nouvelle zone entre Poisy et Metz-Tessy ?

Côté tertiaire, un parc de 4 hectares est notamment dédié à l’implantation de sièges sociaux, de sociétés de services aux entreprises et d’activités scientifiques et technologiques (médical et paramédical, biologie, informatique, électronique, multimédia...). Quelques zones de deux ou trois hectares sont encore en cours d’aménagement, mais il n’y aura rien de grande ampleur à l’exception de la création d’une nouvelle zone de 12 à 13 hectares qui serait située entre Poisy et Metz-Tessy. La communauté d’agglomération fait tout son possible pour aboutir à sa création tout en concentrant également ses efforts sur la requalification de friches et la densification de l’existant.

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VINCENT CHRIQUI

« Atteindre l’équilibre en termes d’activités économiques »

© Mairie de Bourgoin-Jallieu

Quelle vision du développement économique portez-vous ? Nous accompagnons toutes les entreprises, aussi bien des grands groupes que des commerçants de proximité, dans leurs recherches de locaux ou de terrains, et dans leurs démarches administratives. Nous intervenons aussi en termes d’urbanisme avec la création de nouveaux espaces susceptibles d’accueillir de l’activité économique. Dans le domaine du droit des sols, nous essayons de varier les activités et de réserver des espaces pour les commerces, les activités artisanales et tertiaires. Ainsi, nous valorisons le centre-ville comme polarité artisanale et commerciale à l’échelle de la Communauté d’agglomération Porte de l’Isère (Capi). Bourgoin-Jallieu héberge également des entreprises orientées vers les technologies innovantes qui exercent dans les domaines des énergies renouvelables, le traitement de l’eau, la pharmacie ou encore les textiles techniques. Combien de zones d’activités compte Bourgoin-Jallieu ?

Renforcer l’attractivité de la ville auprès des entreprises, tout en restant attentif à la diversité des activités et au respect de l’environnement, tels sont les objectifs du maire de Bourgoin-Jallieu, vice-président de la Capi délégué aux mobilités.

Nous disposons de zones commerciales importantes autour de la Maladière et des zones artisanales réparties dans toute la ville. Par exemple, la zone des Sétives combine les deux : elle comprend essentiellement une zone commerciale pour la partie qui se situe au bord de la route départementale, mais également une partie artisanale au nord des Sétives. Une nouvelle surface qui devrait accueillir de l’équipement de la maison sera commercialisée d’ici deux ans. Des discussions sont déjà lancées avec des prospects. Le projet est porté par notre aménageur, la Sara.

La préservation de vos offres passe-t-elle également par la création de nouvelles zones d’activités économiques ? Absolument. C’est le cas dans le nouveau quartier autour de la gare de Bourgoin-Jallieu, le quartier Ramseyer. Le projet sera réalisé sur le site des anciens entrepôts désaffectés des Magasins généraux. La requalification d’une friche d’environ 10 hectares. Ramseyer sera un projet mixte composé à la fois de 7 000 m2 de bureaux, situés à proximité de la vie ferrée, de 270 logements, et d’une école. Quelles sont les retombées de ces zones d’activités économiques ? Côté fiscalité des entreprises, c’est la Communauté d’agglomération Porte de l’Isère qui la perçoit, la Ville ne bénéficie que de l’impôt foncier. Bourgoin-Jallieu recherche un équilibre pour disposer sur son territoire de tous types d’activités que ce soit de la production, du tertiaire, ou des commerces de périphérie qui ne fassent pas concurrence à ceux du centre-ville. On souhaite que Bourgoin-Jallieu reste une ville dynamique économiquement, et pas seulement une ville dortoir.

UN ACTEUR

Le territoire nord isérois souffre d’une raréfaction du foncier disponible. Est-ce également le cas pour la ville ? Nous avons de moins en moins d’offres d’installation à proposer. Les exigences de l’Etat, notamment à travers le Zéro artificialisation nette (Zan), restreint davantage les espaces que nous pouvons proposer, d’autant plus qu’à l’heure actuelle, nous ne pouvons pas répondre à toutes les demandes. Il reste quelques poches de terrains à la Maladière et à Champfleuri, mais c’est limité par rapport à la taille de la ville et de la demande. 115

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ISÈRE

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© Mairie de Bourgoin-Jallieu

RAMSEYER, UN NOUVEAU QUARTIER AUTOUR DE LA GARE

INTERVENANTS ➜ Mairie de Bourgoin-Jallieu ➜ Communauté d’agglomération Porte de l’Isère (Capi)

UN PROJET

Le projet Ramseyer est un grand projet d’aménagement qui sera mené sur le quartier de la gare de BourgoinJallieu. Il est porté par la Ville et la Communauté d’agglomération Porte de l’Isère (Capi).

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Ce nouveau quartier portera le nom de Fortuné Ramseyer, le premier maire de Bourgoin-Jallieu (1967-1971) et directeur des Magasins généraux. La gare de Bourgoin-Jallieu est la plus fréquentée de la Capi, notamment par les trains périurbains et les Intercités et son dimensionnement ne permet plus de répondre à la demande. Depuis 2012, une réflexion est menée sur ce quartier et elle a débuté par l’étude Urbagare qui visait à « accompagner le développement de pôles d’échanges multimodaux pour répondre aux besoins des usagers quotidiens des gares et participer au renouvellement urbain de secteurs souvent en friches ou sous exploités ». Un projet d’aménagement a été défini avec la création d’un quartier qui s’articule autour des voies ferrées, de la passerelle et se déploie au sud et au nord.

timodal (train, voiture, bus, vélo). Au sud de la voie ferrée, les friches industrielles seront requalifiées pour laisser place à un nouveau quartier mixte proposant 270 logements ainsi qu’à la construction d’un groupe scolaire. Le quartier Ramseyer bénéficiera d’un parc de plus d’un hectare qui sera réalisé autour du cours d’eau, Le Bion. Et enfin, un pôle d’activités tertiaires situé le long des voies ferrées devrait accueillir 4 000 m2 de bureaux. Quant au calendrier, le chantier du pôle multimodal devrait être lancé en 2024, à l’instar de la destruction des Magasins généraux. Les travaux d’aménagement devraient débuter en 2027.

Un futur quartier aux trois composantes Ce nouveau quartier comprend trois éléments structurants. Le pôle de la gare qui prévoit la construction d’un parking en ouvrage au nord (500 places), et la requalification du parvis de la gare en pôle mul-

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GUY JULLIEN

« Préempter pour retrouver un peu de capacité »

© Thomas Richardson

Quelle est la stratégie de la Métropole en matière de foncier économique ?

UN ACTEUR

Le vice-président en charge de l’économie à Grenoble Alpes Métropole présente la politique de la Métropole en termes de foncier économique qui se fait de plus en plus rare sur le territoire, tandis que les besoins ne diminuent pas.

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Une délibération va être proposée au prochain conseil métropolitain sur la politique foncière. Cela ne concerne pas que le foncier économique mais aussi le foncier à destination de l’habitat, de l’agriculture, etc. En lien avec l’Etablissement public foncier local du Dauphiné, nous allons consacrer un budget dédié pour être en capacité de préempter et de faire des acquisitions de terrains. On le fait déjà mais, là, on affiche une volonté politique forte avec un budget dédié. Pour l’habitat, cela permettra de maîtriser les prix du foncier. Pour le foncier économique, cela aidera à retrouver un peu de capacité. Car, aujourd’hui, nous n’avons plus que 5 hectares immédiatement disponibles de terrains métropolitains à commercialiser. Parmi ces 5 hectares, nous en avons 2,5 à Saint-Egrève et quatre porteurs de projets sont déjà candidats. C’est compliqué, car les trois qui ne seront pas choisis ne vont pas être contents. Où sont situés les 2,5 hectares restants ? Nous avons une parcelle d’un hectare plus une autre de 7 000 m2 à Saint-Martin-leVinoux. Le reste ce sont des petits tènements… Ce nombre réduit de terrains disponibles implique-t-il de construire différemment ? Cela implique de construire plus haut, de faire de la production en étage, de diminuer les surfaces de parking… Nous travaillons sur plusieurs autres zones : Allibert devrait sortir en 2025 ou 2026. C’est un beau projet de réhabilitation de friche. Il a fallu s’entendre avec la Ville de Grenoble. Désormais, il faut attendre une autre année consacrée aux études sur l’amiante, les sols, les réseaux, etc. Il y a aussi la zone d’activité des Tuileries à Domène avec potentiellement une dizaine d’hectares. Celleci prendra probablement un peu plus de temps à se réaliser car il nous faut encore faire quelques acquisitions foncières. Sur le site TXC à Eybens, nous avons préempté pour racheter six hectares…

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Vous travaillez avec Le Grésivaudan sur les contraintes à lever pour pouvoir étendre Inovallée… Nous travaillons sur le sujet dans le cadre de la polarité Nord-Est et en lien avec les services de l’Etat pour essayer de lever un certain nombre de contraintes. Cela concerne les zones violettes du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). On s’aperçoit que sur toute la partie autour du CHU, il y a un potentiel de développement intéressant. Sur le site Technolife, on voudrait faire une sorte de village d’entreprises spécialisées dans le médical, la medtech, etc. Etes-vous confronté à une demande importante d’implantations ? Oui, on le voit par exemple avec le projet de bâtiment de haute technologie (BHT) de Minatec Entreprises. La Métropole est le deuxième actionnaire après la Région de Minatec Entreprises. La pré-commercialisation pour le BHT3 est déjà à hauteur de quasiment 50 % alors que le bâtiment est en cours de construction. Depuis 2010, 450 startups ont été créées sur le territoire et 80 % d’entre elles se développent. Elles grossissent et quittent les BHT. Il faut alors leur trouver une solution pour qu’elles se développent en mode préindustrielle ou industrielle en restant sur le territoire. Concernant la zone de 6nergy Valley à Grenoble, quel est le rôle de la Métropole aux côtés du promoteur 6ème Sens Immobilier ? La Métropole n’est pas propriétaire des terrains et elle n’a pas eu besoin de faire d’aménagement d’espaces publics. Nous sommes plutôt intervenus en soutien à 6ème Sens Immobilier pour la commercialisation grâce à nos contacts avec des entreprises désirant s’implanter. Nous avons joué un rôle de facilitateur également avec la préfecture et la Dreal sur des sujets de sécurité. Nous travaillons en intelligence avec le promoteur qui a également racheté 10 hectares de friche à Sintertech à Veurey-Voroize. Ils sont en train de finir les études quatre saisons avant de lancer la commercialisation. On intervient d’un commun accord pour valider les propositions qu’ils nous font.

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UNE RÉHABILITATION À VOCATION INDUSTRIELLE

© 6ème Sens Immobilier

INTERVENANTS ➜ 6ème Sens Immobilier ➜ Qui plus est architectes urbanistes Situé au sud-ouest de Grenoble, au niveau du 75 avenue du Général-Mangin, l’ancien site de GE Hydro est appelé à se transformer en 6nergy Valley. Le projet d’aménagement est porté par le promoteur d’origine lyonnaise, 6ème Sens Immobilier, déjà actif dans la Zac Bouchayer-Viallet. La parcelle, d’une superficie de 6 hectares, accueille cinq bâtiments existants - totalisant 15 000 m2 d’ateliers et 5 000 m2 de bureaux. Air Liquide occupe depuis 2021 un bâtiment existant de 5 300  m2 tandis que McPhy est venue s’installer dans un bâtiment de 5 000 m2 entièrement réhabilité, composé de 1 000 m2 de bureaux et 4 000 m2 d’ateliers dédiés à la production de ses distributeurs d’hydrogène

Encore des potentialités Le promoteur, avec l’appui du cabinet Qui plus est architectes urbanistes, prévoit la possibilité de construire 16 000 m2 de surfaces de plancher supplémentaires. L’investissement s’élève à 50 M€, achat compris. 6nergy Valley a clairement une vocation de production industrielle. C’est ce que souligne Guy Jullien, vice-président en charge de l’économie à la Métropole de Grenoble. 119

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ISÈRE

« Urby, qui s’est installée provisoirement à Noyarey, a déposé un permis de construire en vue de créer son centre de logistique urbaine de 3 000 m2. Les travaux pourraient démarrer d’ici un an. » Contactée, l’entreprise n’a pas souhaité s’exprimer sur son projet. On sait néanmoins qu’elle a prévu d’acquérir en Vefa son futur bâtiment HQE équipé de panneaux photovoltaïques. Guy Jullien fait savoir que la société toulousaine, Annexx, spécialisée dans l’activité de garde meuble et de location de box, va « développer 7 000 m2 de locaux, sur deux niveaux, qui seront proposés à la location ». Enfin, selon le vice-président, il resterait 5 000 m2 de surfaces à commercialiser et environ 10  000 m2 de locaux industriels à construire sur le foncier disponible.

UN PROJET

La friche industrielle de GE Hydro à Grenoble est devenue une nouvelle zone d’activité industrielle baptisée 6nergy Valley.

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CLAIRE CHANTERELLE

« L’avenir va passer par la verticalisation » Quels sont les enjeux de construire de nouveaux locaux d’entreprises au sein d’Inovallée ?

© Thomas Richardson

La Fnaim Entreprises 38 le constate : il n’y a plus de stocks de locaux d’activités. Il y a un besoin de renouvellement également du fait de la hausse des coûts énergétiques, des nouvelles façons de travailler et des attentes des collaborateurs, mais aussi du décret tertiaire. Les très vieux bâtiments obsolètes ne trouvent plus preneurs. Il faut repenser l’immobilier d’entreprise. C’est aussi pour cela que les programmes neufs ont eu du succès.

UN ACTEUR

Claire Chanterelle, directrice de la technopole Inovallée, située à Meylan et à Montbonnot-SaintMartin, évoque la stratégie de renouvellement urbain destinée à accueillir des entreprises à l’échelle nationale voire internationale.

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Cette stratégie de renouvellement urbain, avec notamment déjà 5 hectares de projets immobiliers programmés, est-elle menée en lien avec les collectivités locales ? Elle est soutenue par la Métropole de Grenoble et la Communauté de communes Le Grésivaudan, en partenariat avec les Villes de Meylan et de Montbonnot-Saint-Martin qui délivrent les permis de construire. Cela nécessite une forte concertation entre les Villes, les EPCI et le monde économique pour que l’ensemble soit cohérent. L’objectif est de densifier tout en préservant l’esprit de ville parc, la qualité de vie au travail, la qualité environnementale, en étant conforme avec la loi Zan, etc. L’avenir va passer par la verticalisation. Il n’y a plus de réserve foncière économique. Il va falloir être inventif. Parlez-nous du travail en cours pour réviser les plans locaux d’urbanismes… Toute la partie d’Inovallée qui pouvait être réhabilitée, l’a été. L’autre partie est coincée par le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) car une grande partie est classée en zone violette. Un groupe de travail, composé de représentants de la Métropole, du Grésivaudan, des deux communes concernées et de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise, réfléchit pour porter une vision sur les 50 prochaines années. L’objectif est de rendre un dossier fin 2023. Il s’agit de voir comment on peut densifier, réduire les risques et répondre aux enjeux de désartificialisation. Cela passe, par exemple, par le fait de réduire le nombre de parking au sol en privilégiant les parkings silos.

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Quels sont les atouts d’Inovallée pour attirer les entreprises à l’échelle nationale, voire internationale ? Nous avons une offre immobilière qui permet un parcours résidentiel complet à Inovallée. Nous disposons de 4  000  m2 d’incubateur et d’hôtel d’activités sur les deux Tarmac (Meylan et Montbonnot), de 5  000  m2 au centre d’affaires Regus à Montbonnot. C’est notamment intéressant pour les grands groupes qui cherchent du flex office. Il y a, enfin, toute l’offre immobilière avec de l’ancien rénové et du neuf à des prix attractifs. On peut répondre aux besoins de petites surfaces - beaucoup d’entreprises sous-louent des locaux - jusqu’aux besoins de grosses entreprises qui cherchent 3  000 ou 5  000  m2. Les autres atouts majeurs d’Inovallée sont l’écosystème technologique, la qualité de vie au travail et l’accessibilité. Certes, nous n’avons pas le tram comme sur la presqu’île de Grenoble et nous ne sommes pas à deux minutes de la gare, mais nous sommes proches de l’autoroute et nous sommes desservis par la ligne de bus Chrono C1 et la Chronovélo. Quel est selon vous le projet le plus emblématique de l’avenir d’Inovallée ? Je dirais le projet Arteparc, à plusieurs titres  : il y a tout un travail sur l’efficacité énergétique du bâtiment qui est conçu de manière très durable dans les choix des matériaux, la compensation énergétique, etc. C’est un programme mixte avec de la production en rez-de-chaussée et des bureaux en étages. Enfin, c’est un projet qui est très orienté qualité de vie au travail. Un pôle service va se créer. Ils vont mettre en place un restaurant avec culture maraichère dans leur espace paysager. C’est emblématique des attentes du futur du travail.

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© DLFA Architectes / Cerim Immobilier

INOVALLÉE : UN IMMEUBLE DE BUREAUX ET ATELIERS DE 7 000 M2

INTERVENANTS ➜ Cerim Immobilier ➜ DLFA Architectes Les travaux de déconstruction sont en cours au 15, chemin de Malacher à Meylan, dans la Technopole Inovallée. Sur ce terrain de plus de 4 000  m2, le promoteur Cerim Immobilier prépare la construction du Binôme, un immeuble de bureaux et d’ateliers, avec deux montées (une en R+4 et l’autre en R+5) de 7 000 m2 commercialisables. L’ensemble, conçu par le cabinet d’architectes DLFA de Meylan, devrait être livré d’ici le troisième trimestre 2025. Le coût des travaux reste confidentiel. Chacun des plateaux proposés principalement à la location (avec néanmoins une possibilité d’acheter) représente une surface de 1 000 m2. « Ils sont divisibles avec la possibilité de faire des lots à partir de 150 m2, précise Thomas Pichot, responsable du projet à Cerim Immobilier. Au rez-de-chaussée, nous avons prévu de pouvoir accueillir des laboratoires ou des ateliers de petite production. Les étages sont destinés à de l’activité tertiaire (bureaux d’études, startups, sociétés d’informatique, etc.). » Le promoteur affiche 46 % de réservations à ce jour.

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Des charges faibles Architecturalement, l’immeuble vise la certification Breeam Very Good et disposera d’un squelette béton avec des façades en bois recouvert d’aluminium préfabriquées à Varces. « Le béton ne sera jamais en contact avec l’extérieur et conservera la chaleur en hiver et la fraîcheur en été », affirme Thomas Pichot. L’immeuble bénéficiera d’une toiture terrasse commune, avec une partie végétalisée et la présence de panneaux photovoltaïques. « Le programme ne dépassera pas les 40 KW par m2 et par an en énergie finale. » Le prix de location se veut compétitif : entre 170 et 172 €/m2 HT/an.. « Les charges seront de moins de 20 € HT le m2 par an, y compris le chauffage », conclut Thomas Pichot.

UN PROJET

Au cœur d’Inovallée, à Meylan, le promoteur Cerim Immobilier porte le projet de construction du Binôme, un immeuble de bureaux et laboratoires de 7 000 m2 commercialisables. Il verra le jour d’ici 2025

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DENIS BARRIOL

« Du foncier économique pour les PME et les artisans »

© Saint-Etienne Métropole

L’aménagement du parc d’activités Grange-Burlat a nécessité beaucoup de temps. Où en est-il aujourd’hui ?

UN ACTEUR

A Genilac, dans la vallée du Gier, le parc d’activités artisanales GrangeBurlat est en cours d’aménagement. Le point avec Denis Barriol, maire de Genilac et vice-président en charge des ressources humaines de Saint-Etienne Métropole.

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Après huit ans de préparation pour que ce dossier voit le jour, l’aménagement entre en phase opérationnelle. Nous avons hâte de voir arriver les engins sur le chantier cet automne. C’est un projet pour lequel nous nous sommes battus, que nous avions réussi à conserver dans le PLU en 2018 où ont été intégrés 63 hectares de terrains à construire et urbanisables à l’époque. Heureusement, nous avons été soutenus par Cap Métropole et Saint Etienne Métropole pour réaliser ce travail de longue haleine. Ces derniers jours, la zone a été débroussaillée, des entreprises viennent d’être désignées pour l’aménagement et des réunions de préparation de chantier sont organisées. Quelle sera la typologie de la zone ? Elle s’étend sur un peu plus de 3 hectares, dont 2,4 hectares commercialisables. C’est une zone à notre dimension, à taille humaine (Genilac compte un peu plus de 4 000 habitants, Ndlr) qui vient en complémentarité des zones industrielles du bassin de Saint-Etienne Métropole. Il s’agira d’accueillir des activités artisanales et de petites entreprises. Douze lots de 4 000 m2 pour le grand, et une moyenne de 1 200 m2 pour les autres seront découpés pour être vendus en direct. Le 12e lot, le plus grand, servira à la création d’un village d’entreprises, destiné à des entrepreneurs indépendants, qui ont besoin d’un bureau où exercer leur activité. Ce projet interviendra dans une deuxième phase.

Les porteurs de projet sont-ils désignés en fonction du nombre d’emplois créés ? Nous travaillons en coordination avec les services de la métropole. En effet, la création d’emplois est un point important mais tout sera étudié : autant les demandes d’artisans locaux que celles de petites entreprises ou d’entreprises hexogènes situées entre Saint-Etienne et Lyon. Entre les gens qui ont une intention aujourd’hui et qui portent un vrai projet architectural avec de l’épaisseur, il est encore difficile d’avoir de la visibilité. Genilac est devenue une commune très active, c’est vraiment la cerise sur le gâteau de voir sortir ce projet en 2023 en même temps que notre nouveau centre technique municipal. Conduisez-vous d’autres projets d’ampleur ? Nous sommes par ailleurs en train de finaliser le nouveau groupe scolaire et la nouvelle médiathèque attenante grâce au soutien de France Relance. Je pense, si tout va bien, que nous inaugurerons tous ces équipements fin septembre 2023. Quant aux locaux de l’ancienne médiathèque, celle-ci accueillera un commerce d’alimentation de proximité. Nous travaillons aussi sur d’autres projets liés au cadre métropolitain comme le renforcement de la sécurité du quartier de Manissol où sont implantés des logements, traversé par une route reliant Rive-de-Gier à Genilac, très accidentogène. Un projet immobilier d’une centaine de logements porté par la Forézienne de promotion et le bailleur social Bâtir et Loger devrait aussi voir le jour en centre-ville.

Grange-Burlat cible des activités artisanales. C’est ce qui a primé pour cette création ? La commune de Genilac est en effet très tournée vers les artisans. Il fallait trouver un compromis pour eux. C’est une vraie réalité aujourd’hui. Il reste peu de foncier économique disponible dans le Gier qui correspond aux besoins des artisans. S’ils veulent rester dans les Coteaux du Gier, cela devient carrément rarissime. Avant même que la commercialisation du parc ne soit lancée, nous recevions déjà des candidatures. C’est pourquoi je ne m’inquiète pas du tout de son remplissage.

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UN PROJET

© Atelier Kube Architecture/Groupement B. Ingénierie

LE PARC D’ACTIVITÉS GRANGE-BURLAT SORTIRA DE TERRE À L’AUTOMNE

INTERVENANTS ➜ Cap Métropole, Saint-Etienne Métropole et Région Auvergne-Rhône-Alpes ➜ Groupement B. Ingénierie / Jean-Michel Verney-Carron, Atelier Kube Architecture

Entré en phase opérationnelle, l’aménagement du parc d’activités artisanales Grange-Burlat à Genilac à 45 min de Lyon et 25 min de Saint-Etienne, devrait s’achever fin 2023. La commercialisation est en cours.

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Le parc d’activités économiques GrangeBurlat à Genilac, porté par Saint-Etienne Métropole et Cap Métropole, société publique locale d’aménagement, est en cours de réalisation. Il est situé à quatre minutes de l’autoroute A47, d’où il est visible en bordure, et proche de de l’axe A72 en direction de Paris, Roanne et ClermontFerrand ainsi qu’à six minutes de la gare de Rive-de-Gier. Une ligne Stas, le service de transports en commun de Saint-Etienne Métropole, passe juste devant puisqu’elle dessert aussi le centre nautique André Chazalon, la piscine de Genilac.

Viabilisation à l’automne 2023 D’une emprise de 3,6 hectares de terrain, dont 2,35 hectares commercialisables, la zone qui engage un coût global d’aménagement de 3,2 M€ (acquisition du foncier, études, aménagement), sera divisée en douze lots viabilisés à destination des PME et des artisans (onze lots de 1 200 m2 en moyenne et le 12e lot de près de 4 000 m2) pour un prix fixé entre 55 et 65 €/m2. Les parcelles seront réalisées à l’automne pour des premières entrées prévues cou-

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rant 2024. La Ville de Genilac centralise les demandes d’implantation en coordination avec les services de Saint-Etienne Métropole. Jean-Michel Verney-Carron, architecte conseil paysagiste intervient en support afin que les futures activités du site soient en «  adéquation avec l’aménagement paysager de la zone  », souligne le maire de Genilac. Les plateformes (ou lots) devront intégrer la problématique de gestions des eaux pluviales et de maîtrise des risques miniers. Denis Barriol ajoute : « La volonté de l’Etat concernant les lois liées à l’urbanisme vont toutes dans le même sens, il faut trouver le bon équilibre. C’est pourquoi cette complémentarité dans la façon de travailler avec les services de SaintEtienne Métropole est intéressante ». Pour l’heure, les candidatures d’entreprises déjà arrivées dans les services de la commune sont à l’étude.

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ROMAIN PAIRE

« La friche : une opportunité de reconquérir du foncier anthropisé laissé à l’abandon » Comment est composé l’îlot Janin ? L’Ilôt J est un macro-lot composé de plusieurs îlots. L’Epase n’est pas propriétaire de tous les fonciers. Saint-Etienne Métropole en possède une partie. D’autres sont des propriétés privées. Nous portons une réflexion d’ensemble, avec différentes temporalités, en considérant que certaines parcelles peuvent se libérer. L’Îlot Janin est une véritable opportunité de reconquérir du foncier anthropisé laissé à l’abandon. Nous sommes sur un ensemble de près de 3,5 hectares et l’Epase possède à ce jour 11 000 m2. Nous allons d’abord déconstruire un peu plus de 2 000 m2 d’emprise au sol bâtie.

Romain Paire est le directeur de l’aménagement de l’Etablissement public d’aménagement de Saint-Etienne (Epase), qui travaille notamment sur la requalification de l’Îlot Janin, à proximité du centre-ville de SaintEtienne, destiné à accueillir des activités d’économie productive urbaine.

L’Epase est l’aménageur et mène l’opération de déconstruction et dépollution du site puis vend les terrains viabilisés à des opérateurs immobiliers. Un projet est en discussion avancée, avec un projet de construction de deux bâtiments sur un total de 7  000 m2 de surface plancher. Mais nous ne pouvons dévoiler le nom de l’opérateur en question. Il n’est pas impossible non plus de discuter directement avec des entreprises qui exprimeraient un besoin. On vise donc surtout une mutualisation des lots : plusieurs entreprises sur un même ensemble immobilier avec une proportion de surface tertiaire importante par rapport aux ateliers : 60  % de bureaux et 40  % d’ateliers.

On partirait sur une construction dès 2024 des premiers bâtiments. Le chantier durerait un an environ. Les chantiers dureront jusqu’en 2027, voire plus. Quel investissement représente l’îlot J pour l’Epase ? On est sur un investissement de l’Epase de 10  M€ lié à la viabilisation des terrains pour une constructibilité de 15  000  m2. Une subvention de l’Etat dans le cadre de la deuxième édition du fonds friches du plan de relance, qui date de début 2022, abonde au projet à hauteur de 2,35 M€. L’investissement privé quant à lui s’élèvera à plusieurs dizaines de millions d’euros.

A quel type d’activité se destine ce site ? C’est un secteur sur lequel on porte un programme qui permettra l’installation d’activités d’économie productive. On sera sur un mixte entre ateliers de production et bureaux, pour une industrie de production propre et non polluante. Il y a une réelle demande localement. C’est un secteur intéressant, fort de son accessibilité et de l’espace disponible. Il pourra accueillir des entreprises qui sortent de pépinières par exemple en s’inscrivant dans le parcours résidentiel de celles-ci. Le programme d’aménagement se fera en plusieurs étapes. Dans quel sens vont les réflexions ? La question de l’accessibilité poids-lourds est très importante. On développe ainsi le 125

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Suivant quel calendrier avancezvous ?

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UN ACTEUR

© Laurie Joanou

Avez-vous un opérateur ?

principe de cour active : un cœur d’îlots qui sert à la fois de zone de giration pour les semi-remorques et de stationnement et qui contribue également au paysagement de l’ensemble immobilier. Les activités productives urbaines ont besoin de surfaces d’ateliers, de bureaux, et parfois de salles blanches pour la R&D. Nous serons très vigilants sur la qualité urbaine et architecturale de l’offre qui sera proposée. Il est important de garder le site ouvert sur la ville, avec des façades vitrées au contact de l’espace public. Les bâtiments viseront une performance environnementale supérieure.

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ÎLOT JANIN : 34 000 M2 DANS LE QUARTIER DÉDIÉ À L’INNOVATION

© Laurie Joanou

INTERVENANTS ➜ Epase ➜ Promoteur : en négociation

UN PROJET

Au cœur du quartier Manufacture Plaine Achille, à Saint-Etienne, subsiste un ensemble largement en friche de plus de 34 000 m2 composée de 18 000 m2 de bâti, pour partie à déconstruire et de 1,6 hectares d’espaces extérieurs. La requalification du site va débuter.

s étienne métropole t

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L’îlot Janin, c’est un ensemble de 34 000 m2 situé à deux pas du centre-ville de Saint-Etienne et au cœur du quartier créatif Manufacture dédié à l’entrepreneuriat et à l’innovation, au croisement du boulevard Jules-Janin et de la rue Pierre-Dupont à Saint-Etienne. A deux pas également le Bâtiment des hautes technologies et la Cité du Design. L’Établissement public d’aménagement de Saint-Etienne, porte la maîtrise d’ouvrage d’une partie du site.

pour accueillir des activités d’économie productive urbaine.

Deux premiers bâtiments de 7 000 m2 dès 2024 Si un bâtiment de 4 000 m2 qui a pignon sur rue appartient toujours à des propriétaires privés et si les anciens locaux de l’entreprise Laurent (14 000 m2 de terrain et 10 000 m2 de bâtiment) appartiennent à Saint-Etienne Métropole, l’Epase, aménageur, va débuter une opération de déconstruction et de dépollution d’une partie du site dont il est propriétaire. Les terrains viabilisés seront vendus à des opérateurs immobiliers, et est envisagée dans un premier temps la construction de deux bâtiments sur un total de 7 000 m2 de surface plancher, dès 2024. Le site sera prévu

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PIERRE COLAS

« Nous n’aurions certainement pas trouvé un terrain aussi grand à Lyon »

Présente à Neuville-surSaône, Sérézin-du-Rhône et Montélimar, Ora 7 construit le centre de reconditionnement régional du groupe pour véhicules neufs et d’occasion zone de la Font de l’Or près de Feurs. Le point avec Pierre Colas, directeur général d’ORA 7, filiale de Yesss Electric.

Tout d’abord nous avons été très bien accueillis par les élus de la communauté de communes de Forez Est lors des premiers rendez-vous organisés à cet effet. Cela a joué dans notre décision. Ensuite, pour les prix attractifs. Nous n’aurions certainement pas trouvé un terrain aussi grand à Lyon dans ces prix-là (plus de 3 000 m2 de locaux sur un terrain de 20  000  m2, Ndlr). Cela nous a aussi permis d’ajouter la possibilité de créer sur le plus long terme un deuxième bâtiment de 1  000  m2 en cas de montée en puissance des volumes de véhicules, déjà budgété dans le projet d’un coût global de 4,5 M€. Enfin, la zone économique de la Font de l’Or se situe à proximité des autoroutes A72 et A89. Cela nous permettra d’effectuer facilement nos livraisons. L’ossature métallique du bâtiment est sortie de terre récemment. Quand sera livré le chantier ? Il devrait s’achever à l’automne 2023 pour mettre en route l’atelier dans la foulée, fin 2023, début 2024 maximum. Actuellement, nous sommes en phase de recrutement : une dizaine de candidats ont déjà été reçus. Nous recherchons des carrossiers, des logisticiens, des mécaniciens. Sur les six premiers mois d’activité, une quinzaine de personnes travaillera sur le site. Nous doublerons ensuite l’effectif pour s’organiser en deux équipes. Nous sommes agréablement surpris par les candidatures que nous recevons, les gens sont très motivés, il y a un bon état d’esprit.

donc fallu aller chercher de nouveaux fournisseurs. Nous avons plutôt une bonne vue sur le deuxième semestre 2023 : le marché va se réalimenter, nous retrouverons de la normalité. Vous commercialisez aussi des vélos depuis deux ans. Une activité complémentaire à la vente de voitures ? Aujourd’hui, nous sommes les seuls à pouvoir reprendre une voiture si on nous achète un vélo. Pendant le Covid, avec mes collaborateurs, nous cherchions à lancer de nouveaux projets sur les solutions de mobilité. C’est pourquoi nous avons lancé en 2021 Le Comptoir du cycle installé à Lyon Confluence qui s’occupe autant de la réparation, de l’entretien que de la vente de vélos. Le chiffre d’affaires est en progression, cinq salariés travaillent dans le magasin où sont vendus une quinzaine de vélos neufs par mois avec une grosse tendance pour le vélo à assistance électrique et le vélo cargo. C’est un concept que j’aimerais évidemment développer dans d’autres territoires tel qu’à Saint-Etienne, qui avec la ZFE comme à Lyon, connait des problématiques de mobilité. Cette dernière doit aussi évoluer. Pour l’instant, il faut que nous passions l’aventure de l’installation à Feurs, mais d’ici trois à quatre ans, nous pourrions ouvrir un deuxième magasin de vélos, pourquoi pas à Saint-Etienne.

UN ACTEUR

© D.R.

Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir la Loire pour implanter le centre de reconditionnement d’Ora 7 ?

Avez-vous souffert des difficultés actuelles du marché de l’automobile ? Nous avons pu maintenir nos volumes malgré le marasme que connaît le secteur aujourd’hui. Le groupe est très content des résultats : 4  000 voitures ont été vendues cette année. A fin mars 2023, nous approcherons les 70  M€ de chiffre d’affaires. Nous avons beaucoup travaillé cette année avec les pays nordiques car il est plus compliqué de trouver des véhicules dans les pays où nous allions les chercher traditionnellement (Espagne, Allemagne, etc.). Il a 127

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LOIRE

forez est 22/03/2023 13:40

ENTRE ROANNE ET SAINT-ETIENNE, LA ZAC DE LA FONT DE L’OR EST QUASI COMPLÈTE

INTERVENANTS

UN PROJET

© Forez Est

➜ Forez Est ➜ Novim ➜ Immo-Hub

Avec un accès direct au péage de l’A72 et à 10 min de l’échangeur de l’A89 vers l’Ouest de Lyon, la Zac de 10 ha de la Font de l’Or sise à Cleppé sur le territoire de Forez Est sera bientôt complète : il ne reste plus qu’un lot à commercialiser, déjà sous option.

Après l’installation en juillet 2022 de l’entreprise Iris de 50 salariés sur 11 500 m2, spécialisée dans les accessoires textiles de luxe pour un grand donneur d’ordre national, celle-ci s’agrandira de nouveau avec la création d’un bâtiment de 1  000  m2 prévue cette année, qui verra l’emploi de 80 personnes supplémentaires. A moyen terme, l’entreprise textile atteindra l’effectif de 200 salariés. « Cette zone a mis vraiment longtemps à se remplir, la commercialisation a demandé 15 ans. Le besoin est là désormais et tout est allé très vite depuis deux ans, réagit Christian Denis, vice-président en charge de l’économie de ForezEst. Notre but à terme est d’atteindre 400 emplois sur cette zone ».

21 500 m2 sous option L’objectif devrait se réaliser facilement puisqu’en plus de l’activité amenée par Iris, soixante emplois sont attendus pour ORA 7, filiale de Yesss Electric qui a pris 20  000  m2, 160 pour l’équipementier du cycle Mach 1 qui a acquis presque 40 000 m2, et 10 pour Combeing actuellement à Montrond-les-Bains, spécialisé dans des solutions amovibles pour l’aménage-

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LOIRE

ment de vans et autres véhicules légers, qui s’installera sur une parcelle de 8 155 m2. Le reste de la zone de 10 hectares n’est pas aménageable, en raison de la présence d’animaux et d’une flore protégés. Le dernier lot de 21 500 m2 est actuellement sous option, « il est trop encore pour rendre les choses officielles », intervient Christian Denis. La Zac de la Font de l’or sise à Cleppé près de Feurs, entre Roanne et SaintEtienne, est placée à 10 km de l’échangeur de l’A72 et de l’A89. Créée en 2008, officiellement lancée en septembre 2009, plusieurs collectivités se sont succédées pour gérer son développement. Elle a été reprise en 2017 avec la loi NoTre par Forez Est, territoire regroupant 42 communes pour 35 zones d’activités économiques. L’investissement global de l’opération d’aménagement se porte à 5,1 M€.

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PHILIPPE PERRON

« Du tertiaire à vocation d’emplois »

Le maire de Villerest et vice-président délégué au développement de Roannais Agglomération, Philippe Perron, présente la nouvelle zone d’activités au centre de Roanne qui devrait très rapidement attirer des entreprises tertiaires.

Cette zone, située rue Jean Mermoz, à côté de l’espace qui abrite déjà notamment la Chambre des métiers et de l’Artisanat, s’étend sur 1,4 hectare sur le site de l’ancienne usine Olympic. À l’origine, c’est la ville de Roanne qui a souhaité requalifier le site et a procédé à la dépollution, avec l’Établissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes (Epora). Mais en raison de la loi NoTre (nouvelle organisation du territoire de la République, Ndlr) de 2015, la ville n’avait ensuite plus la compétence pour la réalisation du projet de lotissement à vocation artisanale mixte. Du moins pour l’aménagement, la gestion et l’entretien de ces zones d’activités. Il y a eu, de fait, une obligation de transfert du foncier. C’est l’agglomération qui a donc hérité du projet. Et qui le mène à bien jusqu’à sa commercialisation. Quels types d’entreprises attendezvous ? La loi précise « toute entreprise, sauf du commerce ». Comme pour toutes les zones, on va privilégier du tertiaire à vocation d’emplois. Avec la raréfaction du foncier économique, on est amené à travailler sur des friches. Quand on peut en exploiter dans des quartiers favorables et intéressants, on le fait. Ici, c’est central. On est proche de toutes les infrastructures. Des écoles, des commerces, des restaurants. C’est important pour les futurs salariés, qui recherchent aujourd’hui de la qualité de vie au travail. Mais aussi pour l’activité économique de la ville, parce que les salariés alimenteront aussi le commerce. Ainsi sont attendus sur le site, de nouvelles entreprises en création, des start-up, des TPE, qu’elles soient déjà implantées ici mais souhaitent changer de locaux, ou qu’elles viennent d’ailleurs et qu’elles choisissent de s’installer à Roanne. Une ville moyenne qui a la chance de posséder encore des dessertes, une gare et surtout un aérodrome. Avec la loi Zéro artificialisation nette, certaines entreprises se positionnent. Elles réfléchissent pour savoir s’il faut changer de lieu plutôt que de s’étendre. Ici, tout est réuni. Des bâtiments neufs, avec de l’open space, tous les réseaux numériques performants, et des 129

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LOIRE

commodités à proximité. C’est donc la dernière ligne droite ? Effectivement, les choses sont bien engagées. Des travaux de viabilisation sont en cours jusqu’en juillet. Roannais agglomération a lancé la commercialisation. Un lot sur les neuf disponibles a déjà trouvé preneur, et un deuxième est sur le point d’être vendu. Après il faut faire la promotion. Dans ce genre d’opération, il n’y a pas de règle. Pour compléter, c’est aléatoire. Des zones restent parfois dans l’attente. On l’a vu à Montagny. Longtemps sans demande et puis d’un coup, les lots sont vendus. Ici, ce devrait être différent. II y a l’attractivité du prix : 130 € HT/m², et la possibilité de s’implanter dans une zone artisanale urbaine où l’offre est rare. Au vu des attentes actuelles, le promoteur Roannais Agglomération que nous sommes n’a pas lieu d’être trop inquiet. Encore une fois, c’est une possibilité qui est donnée à des sociétés de s’installer sur une zone appelée à devenir dynamique. Même des petites entreprises. On a vu des start-up démarrer avec une ou deux personnes et ensuite se développer. La demande existe. D’ailleurs on le constate sur le Numériparc désormais plein à 100 % et on l’a vu sur l’autre zone d’activités récente, rue Pierre Semard, où les cinq lots se sont vendus rapidement. Roannais agglomération a investi 1 M€ dans l’aménagement de ces deux zones, pour aider les entreprises à venir en centreville. Le site Mermoz est une belle opportunité. L’important, c’est de donner rapidement vie à cette zone.

UN ACTEUR

© Christian Grégoire

Vous annoncez la création d’une nouvelle zone qui étoffe l’offre au cœur de Roanne. Quelles sont ses caractéristiques ?

roannais 22/03/2023 13:41

FRICHE MERMOZ : DEUX LOTS DÉJÀ COMMERCIALISÉS

© Christian Grégoire

INTERVENANTS ➜ Roannais Agglomération ➜ Cabinet Keops

UN PROJET

Les travaux ont commencé sur la future zone d’activités Mermoz à Roanne. La commercialisation a été lancée en parallèle, deux lots sont réservés.

Le site Mermoz s’étend sur 1,4 hectares découpé en neuf lots, allant de 800 à 1  350  m². Ils seront très prochainement à la disposition des futures entreprises désireuses de s’implanter sur cette zone d’activités à proximité du centre-ville de Roanne. Une première tranche de travaux s’est achevée en début d’année avec l’aménagement d’une voie desservant les lots 1 et 2, qui sont les premiers à avoir été commercialisés. Le lot 1 accueillera une société du groupe Bouygues, un micro-data center qui travaillera sur le développement de la 5G. Le lot n°2, de 870 m², fait pour l’instant l’objet d’un compromis, et l’affaire pourrait être assez rapidement finalisée. Le coût de cette première tranche d’aménagement s’élève à 237 200 €. La viabilisation des sept autres lots sera engagée, dès que sera assurée la pré-commercialisation de plus de la moitié de l’offre disponible.

activée dès que nécessaire. Le prix de vente de chaque lot est de 130 € le m², ce qui correspond au prix de revient de la viabilisation et de la zone où des travaux auront cours jusqu’à l’été. Ensuite la zone Mermoz devrait, petit à petit, se remplir et prendre sa vitesse de croisière. Si les agences immobilières peuvent relayer l’information, aucune ne possède l’exclusivité. La commercialisation reste l’apanage de Roannais Agglomération.

Une deuxième tranche bientôt lancée Pour la deuxième tranche, le coût est évalué à un plus de 200 000 €. Les marchés publics ont été lancés, avec également une partie optionnelle qui pourra être

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TONY BERNARD

« Nous sommes sélectifs sur les projets que nous accueillons »

© D.R.

En effet, elle a vu le jour en 2017 et couvre un vaste territoire situé à l’est du département du Puy-de-Dôme, sur un axe qui court approximativement de Thiers à Vichy. Elle rassemble 30 communes et un peu moins de 40 000 habitants. Quant au fil rouge qui nous relie, c’est incontestablement l’histoire industrielle de notre territoire. À commencer par la coutellerie, qui est née ici il y a plus de six siècles. Cette industrie historique est toujours présente et reste, en quelque sorte, la marque de fabrique du territoire, avec des acteurs mondialement connus et réputés. Mais nous avons également de belles entreprises dans le secteur de la plasturgie.

Président de la Communauté de communes Thiers Dore et Montagne, le maire de Châteldon se donne les moyens fonciers de dynamiser le tissu industriel du territoire, en travaillant notamment sur les sites désormais vacants.

Votre tissu industriel est parvenu à survivre aux différentes crises qui ont jalonné le vingtième siècle ? Notre industrie a été secouée dans les années 80 et 90, bien évidemment, et certaines entreprises ont disparu. Mais elle s’est bien reconvertie et nous avons aujourd’hui un tissu de PME riche et diversifié, qui nous permet de ne pas sombrer lorsqu’une société est en difficulté. C’est notamment le cas dans la coutellerie que j’évoquais précédemment. Une industrie historique comme la coutellerie parvient-elle encore à se renouveler et à résister face aux productions low cost et aux contrefaçons ? Oui, en évoluant notamment progressivement vers le couteau d’art. Nous organisons d’ailleurs tous les ans un Festival international du couteau d’art. La prochaine édition de ce grand rendez-vous, que nous avons baptisé Coutellia, se tiendra cette année les 20 et 21 mai prochains, à Thiers. Beaucoup d’entreprises entretiennent et renouvellent cette activité historique sur notre territoire. Nous avons d’ailleurs enregistré des réimplantations d’entreprises dans la vallée historique de la Durolle, la rivière où les couteliers trempaient leurs lames pour durcir l’acier. C’est le cas de Fontenille Pataud, un acteur de renom de notre territoire, qui emploie une vingtaine de salariés et qui réalise des pièces uniques. 131

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PUY-DE-DÔME

Son jeune chef d’entreprise donne depuis quelques années une nouvelle impulsion à cette aventure entrepreneuriale vieille de plus d’un siècle. Nous avons aussi l’Atelier Manu Laplace, qui s’est fait connaître de la planète entière en vendant des couteaux à l’émir du Qatar à l’occasion de la dernière coupe du monde de Football. Avez-vous les fonciers suffisants pour gérer cette belle dynamique ? Nos zones d’activité se remplissent vite et bien, mais nous réalisons un gros travail sur la détection et l’aménagement de nouveaux fonciers, pour accueillir tous les projets susceptibles d’enrichir notre territoire. Nous avons du terrain nu, bien sûr, mais nous sommes très intéressés par la requalification des locaux vacants ou peu utilisés, afin d’optimiser les surfaces. Nous sommes par ailleurs très actifs et très en amont sur les projets de zones d’activités, car les porteurs de projet ne veulent pas patienter deux ans ou plus lorsqu’ils ont l’ambition d’installer une activité sur un territoire. S’il n’y a pas de réactivité de la collectivité contactée, ils se tournent vers un autre territoire. Vous avez donc des projets à court terme ? Oui, nous avons deux zones en création à Puy Guillaume et à l’est du territoire, du côté de la Montagne Thiernoise. Dans les deux cas, nous sommes sur des surfaces de l’ordre de 6 hectares. Ce seront deux zones à vocation industrielle, car nous sommes membres de ce club un peu fermé des « Territoires d’industrie » avec Thiers, Ambert, Montbrison… Si nous voulons réindustrialiser la France, il faut que certains territoires s’y consacrent. Et le nôtre a cette vocation. Car on ne crée pas un bassin industriel ex-nihilo ; il faut un tissu existant et il faut créer des synergies. Vous travaillez également sur la requalification des friches… ?

UN ACTEUR

Qu’est-ce qui relie les différents territoires réunis au sein de la Communauté de communes Thiers Dore et Montagne, dont la création est finalement très récente ?

Oui et nous venons d’ailleurs d’achever un travail avec l’agence d’urbanisme Clermont-Métropole, qui nous a permis d’inventorier les friches avec les maires des différentes communes. Nous avons trouvé quelques belles opportunités, que nous allons pouvoir remobiliser et retravailler. Nous allons établir un programme pour les requalifier progressivement.

thiers 22/03/2023 14:36

UN PRENEUR UNIQUE POUR L’ANCIENNE USINE REXO DE THIERS

© Google street view

INTERVENANTS ➜ Communauté de communes Thiers Dore Montagne ➜ Région Auvergne Rhône-Alpes

UN PROJET

Identifié à l’origine pour abriter une nouvelle zone d’activités multi utilisateurs, le site devrait finalement accueillir un projet très ambitieux porté par un seul industriel.

En quête de sites et bâtiments industriels qui lui offrent de nouvelles possibilités foncières pour héberger des entreprises désireuses de s’installer ou de s’agrandir, la Communauté de communes Thiers Dore Montagne devrait finaliser dans le courant du premier semestre un projet d’acquisition important. En lien avec la Région, qui se charge de mobiliser des prospects, elle s’apprête en effet à racheter le site de l’ancienne usine Rexo, à Thiers, qui totalise 8 hectares et abrite un bâtiment de 8 000 m2. Construit par la famille Dassault, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, pour installer une unité de production de moteurs d’avions, il a finalement abrité diverses activités industrielles, avec notamment de la tôlerie. Aujourd’hui occupé par seulement trois salariés, alors qu’il y a eu plus de 200 personnes sur place à un moment donné, il n’a plus d’activité en rapport avec son potentiel réel.

neur unique qui s’est manifesté auprès de la Région. Encore confidentiel, le projet, porté par un industriel qui intervient dans le secteur du luxe, pourrait permettre la création de nombreux emplois. Entièrement paysagé et au cœur du parc naturel régional de Livradois Forez, avec une vue sur la chaine des Puy, le site dispose de qualités esthétiques que le preneur n’entend pas abandonner. Le bâtiment historique ne sera pas démoli, mais entièrement réhabilité et requalifié pour s’adapter au nouveau projet industriel. Une fois le projet d’acquisition par la collectivité finalisée, vraisemblablement dans le courant du premier semestre, les premiers travaux pourront débuteront avant la fin de l’année. La future activité devrait démarrer courant 2024, avec une montée en puissance progressive à partir de 2025.

Vers un preneur unique ? La Communauté de communes Thiers Dore Montagne, qui voulait à l’origine créer une nouvelle zone d’activité sur cet espace, pourrait cependant céder le site à un pre-

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PUY-DE-DÔME

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MARIE-PIERRE MONTORO-SADOUX

« Nous souhaitons favoriser le bail à construction »

© D.R.

En 2017, les présidents de Grand Chambéry et de Grand Lac se sont dit que deux agglomérations aussi proches l’une de l’autre ne devaient pas se faire concurrence d’un point de vue économique, mais essayer plutôt de jouer la carte de la complémentarité. L’idée était donc de confier le développement économique des deux territoires à une seule entité. L’originalité, qui était une innovation sur le plan institutionnel, a été de créer un syndicat avec une représentation égalitaire d’élus et de budget (1,7 M€ de chaque côté, Ndlr) avec un retour fiscal lui aussi égal, quel que soit le lieu d’implantation. C’est ainsi que Chambéry Grand Lac Economie (CGLE) gère l’ensemble des zones d’activités du territoire avec une équipe de 18 salariés.

Pour la présidente de Chambéry-Grand-Lac économie, le meilleur moyen de permettre aux entreprises de poursuivre leur développement sans aller ailleurs, c’est d’élargir l’offre locale.

Comment assurez-vous la carte de la complémentarité ? Nos 25 zones d’activités ont leurs spécificités propres, à l’exemple des plus grandes comme Savoie-Technolac (qui est à cheval sur les deux agglomérations) très axée sur les énergies renouvelables, Hexapôle, avec ses pôles outdoor et agroalimentaire, les zones plus tertiaires sur les villes centres. Cette complémentarité, du fait que nous parlons d’une seule voix, nous l’exerçons aussi avec la communauté de commune voisine de Cœur de Savoie et son parc d’activités industrielles et tertiaires, Alpespace, assez tourné vers l’aménagement de la montagne. Nous échangeons sur les grands enjeux de développement. Dans ce contexte, le projet de parc d’activités des Sources constitue-t-il une nouvelle offre déterminante ? Tout à fait. Notre souhait est qu’il soit plus tourné vers l’industrie et le gros artisanat. Il s’agira donc bien d’une nouvelle offre illustrant tout l’intérêt du regroupement de nos agglomérations qui permet de bien cibler le potentiel de chaque parc d’activités. L’essentiel est que nos entreprises puissent poursuivre leur développement, en passant de l’un à l’autre, plutôt que d’aller voir ailleurs, sans s’interdire, bien sûr, d’en accueillir venant de plus loin. Pourquoi avoir démarré les implantions par deux appels à 133

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SAVOIE

manifestation d’intérêt (Ami) ? Parce que, pour les Sources, qui se trouvent en bordure d’autoroute, il nous est apparu important de viser la qualité environnementale, y compris sur l’aspect visuel, et de donner une identité propre à cette zone. C’est pourquoi nous avons commencé à lancer une première Ami, un outil qui permet de dire ce que l’on aimerait sur cette zone, comme on l’a fait sur d’autres, et de fixer un cahier des charges avant de solliciter les promoteurs et investisseurs pour qu’ils nous fassent la meilleure proposition. C’est ainsi que LX Capital va réaliser un complexe de bureaux, hôtel, crèche, restauration qui sera livré en 2025 et servira à l’ensemble des futures entreprises. Une deuxième Ami, en cours, concerne un bâtiment multifonction (atelier, bureau, parking). L’idée, pour la suite, est de ne pas donner des chèques en blanc aux porteurs de projets avec la mise en place d’une charte pour fixer les objectifs. Et la commercialisation, plus généralement, s’annonce-t-elle bien ? Oui, même si elle avait démarré en plein Covid, ce qui l’a freinée un temps. Il y a un attrait fort pour cette zone, venant tant de Savoie que de Haute-Savoie. Avec Florian Maître, maire de Grésy-sur-Aix, moi-même étant première adjointe à celui d’Aix-les-Bains, nous recevons toutes les entreprises qui répondent à certains critères. Aujourd’hui, elles prennent plus de temps pour monter leur projet et face à la hausse des taux d’intérêts, l’inflation des prix des matériaux peuvent même le reporter. Cela demande à la collectivité d’être en attente en portant le poids de l’aménagement. Notre rôle et de les accompagner dans leurs démarches, avec l’ensemble de nos services. Nous avons aussi mis à leur disposition un architecte-conseil, ce qui permet d’assurer une cohérence d’ensemble et de répondre à certaines exigences. Nous avons décidé, en décembre dernier, de favoriser le bail à construction de 60 ans. Notre objectif : maintenir un lien fort avec l’entreprise pour favoriser la pérennité de l’activité économique.

UN ACTEUR

Quel rôle joue Chambéry-Grand lac économie dans l’accueil des entreprises ?

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AIX-LES-BAINS : 11 HECTARES AU PARC D’ACTIVITÉS DES SOURCES

INTERVENANTS © ADC Architectes

➜ Chambéry-Grand Lac économie ➜ Philippe Bouche Architecte ➜ ADC Architectes

UN PROJET

Se développant sur 11 hectares, en surplomb de l’A41, le projet propose une quinzaine de lots, en bail à construction, aux entreprises industrielles ou artisanales.

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Traversé par deux cours d’eaux, à la confluence entre les communes de Grésy-sur-Aix et Aix-les-Bains, le parc d’activité des Sources (11 hectares de surface totale, 8 hectares cessibles), qui représente un investissement de 13  M€ pour Chambéry-Grand Lac Economie a nécessité la réalisation de 150 000  m3 de terrassement. Accroché dans la pente au-dessus de l’autoroute A41, ce projet a permis la création de la voirie de liaison de 1,4 kilomètre, attendue depuis plus 20 ans, entre l’échangeur autoroutier Aix-Nord, à Grésysur-Aix, et le secteur économique de Combaruches/Haut d’Aix-les-Bains.

Des lots de 3 000 à 12 000 m2

construction et du cahier des prescriptions architecturales urbanistiques paysagères et environnementales ont pour ambition de garantir un cadre de vie et de travail exemplaire et durable pour les entreprises, les usagers et les riverains. Sont visés également une optimisation du foncier et de la mutualisation des moyens et des espaces. Deux bâtiments multifonctionnels, hôtellerie, services et restauration pour le premier et tertiaire et parking pour le second sont d’ores et déjà programmés, tandis que des projets d’implantations d’entreprises sont à l’étude. La demande des entreprises locales ou régionales est forte pour ce nouveau parc d’activités. Il devrait permettre de créer près de 500 emplois à termes.

Le parc propose une quinzaine de lots, pouvant aller de 3 000 à 12 000 m². Pour accompagner les porteurs de projets, et s’assurer de l’adéquation entre leurs besoins et les attentes de la collectivité, Chambéry-Grand Lac économie s’est associé à un architecte-conseil, Philippe Bouche. La conception d’ensemble du parc et les prescriptions édictées, au travers du cahier des charges de cession de terrains, par bail à

SAVOIE

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FRANÇOIS FOURCHES

Le vice-président de Chambéry-Grand-Lac économie explique poursuivre la croissance tout en jouant la carte de la densification et de la mutualisation des moyens.

Considérez-vous que Hexapole est une belle réussite ?

comme dans notre village d’entreprises. Un second est d’ailleurs en projet.

L’origine du projet remonte au début des années 1990 avec la création d’un syndicat de communes Aix-les-Bains - Méry pour lancer une petite zone industrielle de 6 hectares au bord de l’autoroute. Après une période faite d’études et de négociations entre les communes, le projet a véritablement redémarré en 1997 avec l’ajout de 24 hectares supplémentaire. Le 21 juin 1999, Savoie Hexapole naissait officiellement et était composé d’Aix les bains, de Méry et de quatre nouvelles communes  : Chambéry, Drumettaz-Clarafond, Sonnaz et Viviers du Lac. Le 1er janvier 2002, la communauté d’agglomération du Lac du Bourget (aujourd’hui Grand Lac) s’est substituée aux 4 communes du bassin aixois, tandis que demeuraient, hors agglomération, Chambéry et Sonnaz. J’ai présidé Hexapole, de 2014 à 2017 avec comme directeur Patrice Blanchoz. Depuis, en effet, on a fait du chemin, preuve que le parc correspondit à une demande des entreprises industrielles et artisanales. Aujourd’hui, on en regroupe près de 200 entreprises sur 60 hectares, tout en ayant maintenu la biodiversité avec 24 % d’espaces naturels certifiés. Notre label Ecoparc prouve que l’on peut trouver un équilibre entre développement économique et pôle d’activités. Un aspect renforcé par l’ouverture au secteur plein air/santé, réunissant désormais 10  % de l’activité, directement lié à l’univers de la montagne. De grandes marques ont chez nous leur show-room, d’autres sont dans l’innovation ou l’événementiel, en partenariat avec Outdoor Sports Valley.

Pour votre prochaine d’extension, vous parlez de densification et de verticalité ?

Quelles solutions d’implantation proposez-vous aux entreprises ? Nous avons une panoplie de solutions foncières à proposer aux entreprises, qu’elles souhaitent se développer sur place ou qu’elles viennent de l’extérieur, en sachant que pour les parcelles à construire, on ne vend pas en dessous de 4 000 m² de terrain, pour des bâtiments de 1  600 à 2 000 m², ceci afin d’éviter le morcellement et d’assurer la densité d’implantation tout en préservant notre environnement privilégié. C’est un positionnement spécifique sur le marché. Mais nous avons la capacité de proposer des plus petites superficies, mixtes, dans notre complexe Actipole, tout 135

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Oui, sur les 7 hectares de cette prochaine extension, la tranche 5 du parc, qui sera effective d’ici trois ou quatre ans, nous voulons accentuer notre vocation de locaux mixtes, notamment pour les activités artisanales en misant sur la densification et la verticalisation à R+1, voir R+2. Dans le cadre du plan local d’urbanisme, la hauteur maximum des bâtiments va passer de 15 à 20 mètres. On pourra ainsi mettre en étage de petites activités d’assemblage, de stockage, ne nécessitant pas de machine… Quoiqu’il en soit, face à la raréfaction du foncier et la nécessité de préserver les terres agricoles, il va falloir faire preuve de sobriété et jouer la carte de la mutualisation de certains services. C’est pourquoi, à Chambéry-Grand Lac économie, on travaille sur l’élaboration d’un livre blanc de l’immobilier productif, qui sortira à l’automne, pour établir des pistes de réflexion sur ces sujets.

UN ACTEUR

© Bruno Fournier

« Répondre aux besoins de développement des entreprises du territoire »

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SAVOIE HEXAPOLE : L’ÉCO-PARC POURSUIT SON DÉVELOPPEMENT

INTERVENANTS

© D.R.

➜ Chambéry Grand Lac Economie ➜ Palmyrimmo ➜ Patey Architectes

UN PROJET

Il avoisine les 200 emplois, dans l’industrie, l’artisanat, l’agroalimentaire et l’outdoor et accueillera un nouveau village d’entreprise fin 2024. Sa 5e tranche d’extension est à l’étude.

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Idéalement implanté dans un écrin de verdure, sur la commune de Méry, connecté à l’autoroute A41 qui relie Genève à Grenoble-Lyon-Turin, Hexapole est situé à michemin de Chambéry et d’Aix-les-Bains. Lancé il y a une quinzaine d’année, il tient à son appellation d’éco-parc d’activité - il est certifié ISO 14 001 - avec ses corridors boisés, ses cours d’eau et son respect de la biodiversité. Il accueille sur son site pas moins de 200 entreprises industrielles et tertiaires, installées dans une cinquantaine de bâtiments totalisant près de 2 000 emplois.

promoteur savoyard Palmyrimmo et l’architecte Christian Patey pour 9 000 m² de locaux mixtes en R+2 pour des offres adaptées aux artisans/PME. Il sera livré fin 2024. La 5e tranche d’extension, d’une surface de 7 hectares ,concernera la partie Nord du parc située sur la commune de Drumettaz-Clarafond. Cette phase en est à l’étude faisabilité. Elle devrait aboutir dans les quatre années à venir.

9 000 m² de locaux mixtes en R+2 Le parc de 60 hectares bénéfice également de deux pépinières d’entreprises et d’un centre de vie de 3 800  m² comprenant des services (restaurants, salles de réunions, salle multi-activités, crèche interentreprises). Il a entamé, depuis plusieurs années, sa 4e tranche d’’extension de 8 hectares où se sont installés notamment les sièges d’Alphi et de Pelletier Construction ainsi qu’un village d’entreprises, Hexa village. Un second est en projet avec le

SAVOIE

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